mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2100662 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2021, Mme A B demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n° 2021-337 du 1er avril 2021 par lequel le maire de la commune du Gosier a opéré une retenue sur son traitement correspondant à six trentièmes de son traitement mensuel pour absence de service fait.
Elle soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'elle a effectué ses heures de service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2022, la commune du Gosier, représentée par le cabinet Seban et associés, agissant par Me Carrère, conclut au rejet de la requête et à ce que Mme B lui verse une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que le moyen invoqué par la requérante n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lubrani, conseiller ;
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public ;
- les observations de Me Verger-Giambelluco, par visio-audience, pour la commune du Gosier, Mme B n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, adjoint administratif principal de 1ère classe, alors affectée au sein de la direction financière de la commune du Gosier, a fait l'objet, par un arrêté du 1er avril 2021 pris par le maire de la commune du Gosier, d'une retenue sur traitement égale à six trentièmes de son traitement mensuel pour absence de service fait. Par la présente requête, elle demande l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire () ".
3. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite d'un mouvement social paralysant l'accès à l'hôtel de ville du Gosier, l'autorité territoriale a décidé d'affecter provisoirement plusieurs de ses agents au sein du palais des sports de la commune dès le 5 mars 2021, aux fins d'assurer la continuité du service public. Mme B, qui soutient avoir continué à effectuer ses heures à l'hôtel de ville " dès que l'accès était possible ", ainsi qu'elle l'explique au maire de la commune du Gosier dans son courrier du 21 avril 2021, ne conteste pas ne pas s'être conformée aux nouvelles directives de son supérieur hiérarchique lui imposant de venir travailler au palais des sports, ordre de service dont la légalité n'est d'ailleurs jamais remise en cause. La requérante doit par suite être regardée comme n'ayant pas effectué ses heures de service du 24 mars au 31 mars 2021, qui apparaissent dans le tableau produit par l'autorité territoriale comme faisant l'objet d'absences non justifiées. En tout état de cause, elle n'apporte aucun élément de preuve à l'appui de l'allégation selon laquelle elle aurait tout de même travaillé depuis l'hôtel de ville pendant cette période. En l'absence de service fait, le maire de la commune du Gosier a pu légalement cesser de lui verser son traitement pendant la période visée par l'arrêté. Par suite, l'unique moyen soulevé par la requérante doit être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision qu'elle attaque. Ces conclusions aux fins d'annulation doivent, par suite, être rejetées.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 000 (mille) euros à verser à la commune du Gosier au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune du Gosier sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la commune du Gosier.
Délibéré après l'audience publique du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Guiserix, président,
Mme Brigitte Pater, première conseillère,
M. Antoine Lubrani, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
A. LUBRANI
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Signé
M-L. Corneille
4
N° 1901371
4
N° ***
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026