jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2101154 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LUCIANI PASCAL-ALEXIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 octobre 2021 et le 3 mai 2022, Mme E C veuve G, représentée par Me Luciani, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux mis à sa charge au titre de l'année 2017 pour un montant de 86 545 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'indemnité transactionnelle versée par M. G à M. D le 11 avril 2017, au titre de la renonciation de ce dernier à son option d'achat sur la parcelle AM 692, située à Saint-Barthélemy, doit être regardée comme une somme admise en diminution du prix de cession au sens du 1° de l'article 41 duovicies H de l'annexe III du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2022, le directeur régional des finances publiques de Guadeloupe conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen n'est pas fondé.
Par ordonnance du 3 mai 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sollier,
- et les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Le 23 mars 2017, M. A D a conclu avec M. F G une offre d'achat irrévocable par laquelle il s'engageait à acquérir une parcelle cadastrée AM 692 située à Saint-Barthélémy, appartenant à M. G, pour la somme de 1 800 000 euros. Le 31 mars 2017, M. G acceptait l'offre d'achat présentée par M. B H pour acquérir cette parcelle pour la somme de 4 100 000 euros. Par une convention du 11 avril 2017, M. G versait à M. D une somme de 700 000 euros en contrepartie de la renonciation de ce dernier aux droits que lui conféraient l'offre d'achat conclue le 23 mars 2017. M. G procédait par la suite, le 13 juillet 2017, à la vente de cette parcelle. Par une proposition de rectification du 9 décembre 2019, le pôle de contrôle des revenus du patrimoine a notifié Mme E C veuve G de la mise à la charge de la succession de M. G d'un supplément de cotisations aux prélèvements sociaux consécutifs à la plus-value réalisée lors de la cesion de parcelles du 13 juillet 2017. Par courrier du 15 janvier 2021, resté sans réponse, Mme C veuve G a contesté les cotisations mises à sa charge. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal de prononcer la décharge de ces cotisations supplémentaires.
2. Aux termes de l'article 150 VA du code général des impôts : " I. - Le prix de cession à retenir est le prix réel tel qu'il est stipulé dans l'acte. Lorsqu'une dissimulation de prix est établie, le prix porté dans l'acte doit être majoré du montant de cette dissimulation. / () III. - Le prix de cession est réduit, sur justificatifs, du montant de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée et des frais, définis par décret, supportés par le vendeur à l'occasion de cette cession. " Et, aux termes de l'article 41 duovicies H de l'annexe III au même code : " Pour l'application du III de l'article 150 VA du code général des impôts, les frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession ne peuvent être admis en diminution du prix de cession que si leur montant est justifié. Ils s'entendent exclusivement : / 1° Des frais versés à un intermédiaire ou à un mandataire ; / 2° Des frais liés aux certifications et diagnostics rendus obligatoires par la législation en vigueur au jour de la cession ; / 3° Des indemnités d'éviction versées au preneur par le propriétaire qui vend le bien loué libre d'occupation ; / 4° Des honoraires versés à un architecte à raison de travaux permettant d'obtenir un accord préalable à un permis de construire ; / 5° Des frais exposés par le vendeur d'un immeuble en vue d'obtenir d'un créancier la mainlevée de l'hypothèque grevant cet immeuble ".
3. Il résulte de l'instruction que le 12 juillet 2017, en vertu d'une convention conclue le 11 avril 2017, M. G a versé à M. D une somme de 700 000 euros en contrepartie de la renonciation de ce dernier aux droits que lui conféraient l'offre d'achat du 23 mars 2017 sur la parcelle AM 692 située à Saint-Barthélémy. Cette transaction, qui avait pour seul objet d'indemniser M. D de l'extinction de son option d'achat de la parcelle en cause, ne peut être regardée comme constitutive de frais versés par le vendeur à un intermédiaire ou à un mandataire. Par ailleurs, cette somme ne correspond à aucune des autres catégories de frais déductibles du prix de cession, en application des articles 150 VA du même code et 41 duovicies H de l'annexe III audit code. Par suite, c'est à bon droit que le service vérificateur a remis en cause la déduction de la somme en litige du prix de cession de la parcelle de M. G.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par Mme C veuve G, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C veuve G est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme E C Veuve G et au directeur régional des finances publiques de Guadeloupe.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Le Roux, conseillère
Mme Sollier, conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.
La rapporteuse,
Signé
M. SOLLIERLe président,
Signé
S. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026