mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2101287 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GUYON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 octobre 2021, Mme C A, représentée par Me Guyon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commune de Sainte-Rose a implicitement rejeté sa demande tendant au bénéfice de la protection fonctionnelle en date du 8 juillet 2021 ;
2°) de condamner la commune de Sainte-Rose à lui verser la somme de 2 712,50 euros correspondant aux dépenses engagées pour assurer sa défense devant la chambre correctionnelle de la Cour d'Appel de Basse-Terre ainsi que la somme de 1 500 euros en réparation du préjudice moral subi du fait du refus de protection fonctionnelle, assorties des intérêts au taux légal et de la capitalisation de ces intérêts ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Rose une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à la suite de l'agression dont elle a été victime au cours de l'exercice de ses fonctions, elle a adressé plusieurs demandes à la commune de Sainte-Rose tendant à l'assistance d'un avocat, afin d'assurer sa défense devant les juridictions judiciaires ; elle a ensuite demandé à la commune de prendre en charge les frais d'honoraires engagés ; ces demandes sont restées sans réponse ;
- la décision de refus de protection fonctionnelle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 ;
- elle a subi un préjudice matériel d'un montant de 2 712,50 euros correspondant aux dépenses engagées au titre des honoraires de l'avocat l'ayant assistée pendant la procédure pénale ;
- le refus de prise en compte de ses multiples demandes adressées à la collectivité et l'absence de prise en considération de sa situation personnelle lui ont causé un préjudice moral, qui doit être évalué à 1 500 euros.
Une mise en demeure a été adressée à la commune de Sainte-Rose le 26 septembre 2022 en application des dispositions de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 31 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 2 décembre 2022 à 12 heures.
La commune de Sainte-Rose a produit un mémoire en défense le 15 mars 2023 et a produit le 21 mars 2023 un mémoire en production de pièces, qui n'ont pas été communiqués.
En réponse à la demande formulée par le tribunal sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, Mme A a produit des pièces le 2 mars 2023, qui ont été communiquées à la commune de Sainte-Rose.
Par un courrier du 14 mars 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'autorité de chose jugée s'attachant à la constatation matérielle des faits mentionnés dans la décision de la cour d'appel de Basse-Terre en date du 26 janvier 2021 prononçant la relaxe de M. B.
Mme A a produit un mémoire en réponse à ce moyen d'ordre public le 15 mars 2023, qui a été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2017-97 du 26 janvier 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bentolila, conseillère,
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public,
- et les observations de Me Guyon, représentant Mme A, la commune de Sainte-Rose n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, brigadière-cheffe principale de police municipale, exerce ses fonctions au sein de la police municipale de Sainte-Rose depuis le 1er septembre 2012. Le 4 octobre 2019, alors qu'elle se trouvait au poste de police municipale, Mme A aurait été victime de menaces de mort proférées par M. B, agent de surveillance de la voie publique de la commune. Une procédure pénale a été engagée contre cet agent et Mme A s'est constituée partie civile. Par deux courriers des 23 décembre 2019 et 1er octobre 2020, elle a sollicité auprès de la commune de Sainte-Rose l'assistance d'un avocat afin d'assurer la défense de ses intérêts devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, puis devant la cour d'appel de Basse-Terre. Par un courrier du 8 juillet 2021, dont il a été accusé réception le même jour, Mme A a de nouveau sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle, à laquelle elle a joint la facture des honoraires de l'avocat ayant assuré sa défense devant la cour d'appel. Ces demandes ont été implicitement rejetées par la commune de Sainte-Rose. Par un courrier du 11 août 2021, Mme A a adressé une nouvelle demande de protection fonctionnelle ainsi qu'une demande indemnitaire préalable à la commune de Sainte-Rose. Par la présente requête, elle demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de protection fonctionnelle du 8 juillet 2021 et de condamner la commune à lui verser les sommes de 2 712,50 euros et 1 500 euros en réparation des préjudices matériel et moral qu'elle estime avoir subis.
Sur l'acquiescement aux faits :
2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".
3. Malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, la commune de Sainte-Rose n'a produit aucun mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, fixée en dernier lieu au 2 décembre 2022 à 12 heures. Ainsi, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête de Mme A. Il appartient toutefois au tribunal de vérifier que ces faits ne sont pas contredits par les pièces du dossier et qu'aucune règle d'ordre public ne s'oppose à ce qu'il soit donné satisfaction au requérant. En outre, l'acquiescement aux faits est sans conséquence sur leur qualification juridique au regard des textes qui fondent la décision en litige et sur le contrôle, par le juge, de l'appréciation à laquelle s'est livrée l'administration.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. () ".
5. En l'espèce, Mme A n'établit ni même n'allègue avoir adressé à la commune de Sainte-Rose une demande de communication des motifs de la décision implicite dont elle demande l'annulation. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
6. En second lieu et d'une part, aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " IV. - La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. ".
7. Ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
8. D'autre part, l'autorité de chose jugée appartenant aux décisions des juges répressifs devenues définitives qui s'impose aux juridictions administratives s'attache à la constatation matérielle des faits mentionnés dans le jugement et qui sont le support nécessaire du dispositif. La même autorité ne saurait, en revanche, s'attacher aux motifs d'un jugement de relaxe tirés de ce que les faits reprochés ne sont pas établis ou de ce qu'un doute subsiste sur leur réalité.
9. Il ressort des pièces du dossier que si, par un jugement du 18 juin 2020, le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a condamné M. B, agent de surveillance de la voie publique de la commune de Sainte-Rose, à une peine de six mois d'emprisonnement délictuel et à 2 000 euros d'amende, la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Basse-Terre a prononcé la relaxe de l'intéressé. Il ressort toutefois des mentions de cet arrêt, dont le caractère définitif n'est pas contesté, que la cour d'appel a considéré comme établie la matérialité des faits reprochés à M. B, à savoir en l'espèce d'avoir, le 4 octobre 2019, soit le lendemain de l'attentat perpétré au sein de la préfecture de police de Paris, indiqué à plusieurs de ses collègues, qu'il " comprenait le geste de l'auteur des faits " car " cela relevait du stress " et que " s'il pétait un plomb, il n'hésiterait pas utiliser son fusil de chasse pour flinguer " plusieurs agents, dont Mme A. La cour d'appel a prononcé la relaxe de M. B en considérant que l'élément intentionnel de cette infraction n'était pas suffisamment établi.
10. Ainsi, la matérialité de ces menaces étant établie et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A aurait commis une faute personnelle ou qu'un motif d'intérêt général ait fait obstacle à l'obligation pour la commune de lui octroyer la protection fonctionnelle, la commune de Sainte-Rose a méconnu les dispositions précitées de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 en refusant d'accorder à Mme A le bénéfice de la protection fonctionnelle.
11. Il résulte de ce qui précède que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision implicite du 8 septembre 2021 par laquelle la commune de Sainte-Rose a implicitement rejeté sa demande de protection fonctionnelle.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. En premier lieu, aux termes de l'article 2 du décret du 26 janvier 2017 relatif aux conditions et aux limites de la prise en charge des frais exposés dans le cadre d'instances civiles ou pénales par l'agent public ou ses ayants droit : " La demande de prise en charge des frais exposés dans le cadre d'une instance civile ou pénale au titre de la protection fonctionnelle est formulée par écrit auprès de la collectivité publique qui emploie l'agent à la date des faits en cause. () ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " L'agent communique à la collectivité publique le nom de l'avocat, qu'il a librement choisi, et la convention conclue avec lui () ". Aux termes de l'article 5 de ce décret : " Sans préjudice de la convention conclue entre l'avocat et l'agent (), la collectivité publique peut conclure une convention avec l'avocat désigné ou accepté par le demandeur et, le cas échéant, avec le demandeur. () ". De plus, aux termes de l'article 6 dudit décret : " Dans le cas où la convention prévue à l'article 5 n'a pas été conclue, la prise en charge des frais exposés est réglée directement à l'agent sur présentation des factures acquittées par lui. () ". Enfin, aux termes de l'article 7 du même décret : " Si la convention prévue à l'article 5 comporte une clause en ce sens ou en l'absence de convention, la collectivité publique peut ne prendre en charge qu'une partie des honoraires lorsque le nombre d'heures facturées ou déjà réglées apparaît manifestement excessif. / () ".
13. Il résulte de l'instruction que dans le cadre des poursuites pénales engagées contre M. B, Mme A s'est constituée partie civile devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, puis en appel, devant la cour d'appel de Basse-Terre. Si elle n'était pas représentée par un avocat devant le tribunal correctionnel, elle s'est en revanche faite assister par Me Derussy devant la cour d'appel de Basse-Terre et s'est acquittée au titre des honoraires de cet avocat de la somme de 2 712,50 euros, ainsi qu'il résulte de la facture produite dans la présente instance et adressée à la commune de Sainte-Rose le 8 juillet 2021. En l'absence de toute contestation quant au caractère excessif de ces honoraires, il y a lieu de condamner la commune de Sainte-Rose à verser à Mme A la somme de 2 712,50 euros.
14. En second lieu, Mme A demande réparation du préjudice moral subi du fait de l'attitude de la commune de Sainte-Rose qu'elle qualifie d'humiliante et blessante, qui, en dépit des nombreuses demandes adressés en ce sens, n'a jamais répondu à ses demandes tendant à l'octroi de la protection fonctionnelle, occasionnant un sentiment d'abandon. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en condamnant la commune à lui verser la somme de 1 500 euros à ce titre.
15. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune de Sainte-Rose à verser à Mme A une somme totale de 4 212,50 euros en réparation des préjudices matériel et moral subis.
Sur les intérêts et la capitalisation des intérêts :
16. Mme A a droit aux intérêts au taux légal à compter du 16 août 2021, date de réception de sa demande indemnitaire préalable par la commune de Sainte-Rose, ainsi qu'à leur capitalisation chaque année à compter du 16 août 2022, première échéance à laquelle une année entière d'intérêts était due.
Sur les frais liés au litige :
17. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Sainte-Rose une somme de 1 500 euros à verser à Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision par laquelle la commune de Sainte-Rose a implicitement rejeté la demande de protection fonctionnelle de Mme A est annulée.
Article 2 : La commune de Sainte-Rose est condamnée à verser à Mme A la somme de 4 212,50 euros, majorée des intérêts à compter du 16 août 2021 et de leur capitalisation chaque année à compter du 16 août 2022.
Article 3 : La commune de Sainte-Rose versera à Mme A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Sainte-Rose.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Olivier Guiserix, président,
- M. Antoine Lubrani, conseiller,
- Mme Hélène Bentolila, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
La rapporteure,
Signé
H. BENTOLILALe président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République A et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026