mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2101342 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL KOUASSIGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2021, Mme D A, représentée par la cabinet d'avocats Selarl Kouassigan demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté 2021/139 du 16 septembre 2021, en tant que le préfet de la Guadeloupe a rejeté sa demande de renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Guadeloupe de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à défaut de procéder au réexamen de sa situation sous les mêmes délai et astreinte et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme dont le montant sera fixé en équité sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour :
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle contrevient aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle contrevient aux stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le préfet de la Guadeloupe a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation et des conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle contrevient aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par une ordonnance du 27 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 mai 2022. Par ordonnance du 1er juin 2022, l'instruction a été rouverte et clôturée au 15 juin suivant.
Le préfet de la Guadeloupe a produit un mémoire en défense le 30 mai 2022 par lesquels il conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 portant partie législative du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 portant partie réglementaire du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante de la Dominique née le 4 octobre 1989 entrée en Guadeloupe en février 2013, a sollicité un titre de séjour " vie privée et familiale " et a obtenu successivement à partir de 2014 des autorisations provisoires de séjour et des titres des séjour au titre de la qualité d'étrangers malade jusqu'en 2019. Le 7 novembre 2019, elle a demandé le renouvellement de son dernier titre de séjour et par l'arrêté attaqué du 16 septembre 2021, dont Mme A demande l'annulation, le préfet de la Guadeloupe a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être renvoyée à l'expiration de ce délai.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour et obligation de quitter le territoire :
2. L'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, mentionne les faits relatifs à la situation personnelle et administrative de Mme A et indique avec précision les raisons pour lesquelles l'arrêté a été pris. La motivation s'appréciant indépendamment du bien-fondé des motifs retenus, par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut, dès lors, qu'être écarté.
Sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile :
3. Aux termes de l'article L.425-9 précité : L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. "
4. Mme A soutient être entrée sur le territoire français afin de pouvoir continuer à se soigner pour une maladie de Blount dépassant les capacités de prise en charge de la Dominique et a sollicité la délivrance d'une carte de séjour " vie privée et familiale " au titre d'étranger malade. Elle fait valoir être atteinte d'une pathologie extrêmement grave qui a toujours été mal soignée à la Dominique où il n'existe aucun traitement approprié et que seul un traitement de longue durée en France peut permettre de stopper l'évolution. Il ressort de pièces du dossier qu'elle a été recommandée en 2013 par l'espace santé solidarité de Saint Vincent de A à la Dominique au médecin chef du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe pour présenter une jambe gauche fortement arquée, une impotence fonctionnelle douloureuse au genou gauche entravant la marche, constitutive d'une maladie de Blount, maladie génétique évolutive, pour laquelle elle avait eu à la Dominique deux interventions à l'âge de 4 ans et à l'âge de 9 ans. Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a réalisé une chirurgie orthopédique en janvier 2014 et les suites opératoires se sont poursuivie durant l'année 2014 à raison de complications par une gonalgie sur un genou qui nécessité une greffe iliaque du genou gauche en juin 2015. Le suivi par le centre hospitalier a continué en 2016 afin de dépister d'éventuelles autres complications mécaniques ou septiques. Mme A a bénéficié durant ces années successivement d'autorisations provisoires de séjour et de titres de séjour dont elle a demandé le renouvellement litigieux en 2019.
5. En application des dispositions précitées, le préfet a saisi le collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration d'un avis, qui a été rendu le 23 mars 2020, aux termes duquel le défaut de prise en charge médicale nécessité par l'état de santé de Mme A ne devrait pas entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité, et a décidé que la requérante ne remplissait pas les conditions pour l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Au soutien de ses conclusions, Mme A produit des certificats médicaux du centre hospitalier relatifs à sa situation de santé entre 2013 à 2016, un nouveau courrier de l'espace santé solidarité de Saint Vincent de A de la Dominique en date du 15 juin 2021 faisant état de ce que, si les interventions chirurgicales " ont permis une quasi guérison de ses troubles locomoteurs (restauration de la marche, régression des douleurs), la nature même de sa maladie génétique toujours présente combinée au dégâts articulaires accumulés durant la période d'infirmité totale, confère à sa pathologie un caractère évolutif sur sa durée, qui impose une surveillance active tant sur le plan chirurgical que sur le plan médical à peine de réduire à néant les résultats obtenus ", et un certificat du Docteur C, chirurgien du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe en date du 9 juillet 2021 rappelant que Mme A a bénéficié d'une ostéotomie en 2015 et les suivis successifs en Guadeloupe et qu'elle a été revue en consultation le 6 juillet 2021 et que " son état de santé lui permet de bénéficier d'une prolongation de séjour pour une durée d'un an ". Toutefois, ces éléments peu circonstanciés sur la période correspondant à la date de l'arrêté attaqué sont insuffisants pour contredire les conclusions du collège de médecins et établir que la situation de santé de Mme A à la date de l'arrêté attaqué nécessite effectivement toujours son maintien sur le territoire français par la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale " au titre d'une qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L.425-9.
Sur les autres moyens :
6. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institution publique ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
7. Au soutien de ses conclusions, Mme A fait valoir être bien intégrée, avoir donné naissance sur le territoire français le 14 janvier 2018 à un enfant scolarisé à la date de l'arrêté et avoir sa grand-mère et sa sœur, titulaire d'une carte de résident, en Guadeloupe. Toutefois, Mme A, âgée de 32 ans, est célibataire, arrivée à l'âge de 24 ans de la Dominique pour bénéficier de soins sur le territoire français, et n'établit pas ne plus avoir de liens familiaux dans son pays d'origine. Dans ces circonstances, Mme A ne présente aucun élément de nature à faire obstacle à ce qu'elle poursuive sa vie avec son enfant à la Dominique. L'arrêté litigieux n'a dès lors pas porté, à son droit et au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, les décisions attaquées n'ont méconnu ni les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De même, en prenant ces décisions, le préfet n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale et des conséquences sur celle-ci.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fins d'annulation des décisions de refus de renouvellement de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire doivent être rejetées.
Les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi
9. Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
10. Si Mme A soutient qu'il n'y a pas de prise en charge adaptée pour sa pathologie à la Dominique, cet élément ne constitue en tout état de cause pas une situation de torture, de peines ou traitements inhumains ou dégradants au sens des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté pour n'être pas fondé.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de Mme A tendant a` l'annulation de l'arrêté 2021/139 du 16 septembre 2021 doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Guiserix, président,
Mme Brigitte Pater, première conseillère,
M. Antoine Lubrani, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La rapporteure,
Signé
B. B
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Signé
M-L. Corneille
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026