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AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2101511

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2101511

jeudi 25 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2101511
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantARMAND LIONEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 décembre 2021 et le 20 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Armand, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2021 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, à titre subsidiaire, d'annuler la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Guadeloupe à titre principal de lui délivrer un titre de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de lui accorder un délai supplémentaire de six mois pour quitter le territoire français ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale dès lors qu'elle est fondée sur la décision de refus de séjour, elle-même illégale. ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'un délai de départ volontaire plus long pouvait lui être accordé ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en cas de non-respect des dispositions de l'arrêté attaqué :

- elle est entachée d'un vice d'incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et méconnaît les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par des mémoires en défense enregistrés le 21 avril 2022 et le 15 mars 2022, le préfet de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu :

- l'ordonnance n° 2101512 du 21 décembre 2021 par laquelle le juge des référés a rejeté la requête présentée par M. A ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à 1'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant haïtien né le 1er janvier 1990, déclare être entré en France le 10 novembre 2013, sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Il a présenté une demande de reconnaissance de la qualité de réfugié le 25 février 2014, qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 23 juillet 2014, confirmée le 25 mars 2016 par un arrêt de la Cour nationale du droit d'asile. Le 2 février 2021, il a demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 13 octobre 2021, le préfet de la Guadeloupe a refusé de délivrer à M. A le titre demandé, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays d'origine ou tout pays pour lequel il établit être légalement admissible comme pays de destination.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, M. A, qui invoque les dispositions de la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public, lesquelles ont été abrogées et remplacées en substance par les dispositions de l'article L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, à compter du 1er janvier 2016, doit être regardé comme ayant en réalité entendu s'en prévaloir. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police (). ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

3. En l'espèce, l'arrêté litigieux vise les textes dont il fait application, notamment les articles L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il rappelle la nationalité de M. A, ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire, ses démarches administratives, ainsi que sa situation personnelle et familiale. Le refus de titre de séjour opposé au requérant fait également mention des motifs précis pour lesquels sa demande ne peut être accueillie. Cet arrêté comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, M. A, qui invoque les dispositions du 6° l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ont été abrogées et remplacées en substance, à compter du 1er mai 2021, par les dispositions précitées de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être regardé comme ayant en réalité entendu s'en prévaloir. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () ".

5. En l'espèce, si M. A fait valoir qu'il est le père d'un enfant mineur né et résidant sur le territoire français, il est constant que cet enfant n'a pas la nationalité française. Dès lors, l'intéressé ne peut pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

7. En l'espèce, M. A se prévaut de sa résidence sur le territoire français depuis 2013, toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il s'y est essentiellement maintenu en situation irrégulière et en attente de l'instruction de ses demandes relatives à son séjour. Il fait principalement état de la présence sur le territoire français de sa concubine et de leur enfant, né en France en 2019, et avec lesquels il soutient résider. Cependant, si le requérant déclare que sa compagne a été naturalisée française, il n'en apporte aucune preuve, alors que l'administration en défense fait valoir qu'elle réside irrégulièrement sur le territoire français. En outre, afin d'attester de la stabilité de leur relation et de leur résidence commune, il ne produit aucun autre document que l'acte de naissance de leur enfant sur lequel ils ont déclaré une adresse identique. De plus, il résulte de ce qui a été indiqué au point 5 que le fils de M. A n'a pas la nationalité française, il n'a ainsi pas vocation à rester sur le territoire français, où aucun de ses parents ne réside régulièrement. Ainsi, M. A ne démontre pas suffisamment que sa cellule familiale ne pourra pas se reconstituer en Haïti ou dans tout autre pays où il serait légalement admissible. Enfin, la seule circonstance que le requérant subvienne aux besoins de sa famille en Guadeloupe et qu'il aurait rompu les liens avec sa famille résidant en Haïti, où il a vécu la majeure partie de son existence, ne saurait suffire à caractériser une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des motifs du refus opposé. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Guadeloupe n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

9. En l'espèce, il résulte de ce qui a été indiqué au point 7 que la décision en cause n'a ni pour objet, ni pour effet, de séparer l'enfant mineur de ses parents. Par suite, c'est sans méconnaître l'intérêt supérieur de l'enfant de M. A que le préfet de la Guadeloupe a considéré qu'un titre de séjour pouvait être refusé à M. A, la circonstance que cet enfant soit né sur le territoire national étant à cet égard sans influence. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit ainsi être écarté.

10. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

12. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont être écartés par les mêmes motifs que ceux exposés au point 7.

13. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :

14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

15. En l'espèce, si M. A soutient qu'il aurait pu bénéficier d'un délai supérieur au délai de trente jours accordé par le préfet pour quitter le territoire français, il ne se prévaut d'aucune circonstance exceptionnelle lui permettant de déroger aux dispositions précitées. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de destination :

16. A titre liminaire, si l'administration soutient que l'arrêté attaqué ne comporte pas de décision fixant le pays à destination duquel le requérant pourra être reconduit d'office, il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué du 13 octobre 2021 que M. A pourra être reconduit à destination du pays dont il possède la nationalité ou de tout pays dans lequel il est légalement admissible, en cas d'inexécution de l'obligation de quitter le territoire français. Il y a, par suite, lieu de statuer sur ses conclusions à fon d'annulation de la décision fixant le pays de destination.

17. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué .sur sa demande d'asile ; Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

18. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que le requérant n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le préfet de la Guadeloupe a suffisamment motivé la décision fixant le pays de destination.

19. Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

20. Si M. A, dont la demande d'asile a d'ailleurs été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, invoque le risque d'être exposé à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour à Haïti, en raison de la situation d'insécurité et de violence généralisée dans ce pays, il ne produit aucun élément de nature à établir qu'il serait effectivement et personnellement exposé à des peines ou traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français en cas de non-respect des dispositions de l'arrêté du 13 octobre 2021 :

21. Il est constant que l'arrêté litigieux du 13 octobre 2021 ne comporte aucune décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre du requérant. La seule circonstance qu'il expose qu'une telle décision pourra être prononcée ne saurait constituer une décision faisant grief et pouvant faire l'objet d'un recours contentieux. Par suite, ainsi que le soutient l'administration en défense, les conclusions dirigées contre cette décision sont irrecevables comme dirigées contre une décision inexistante.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées aux titres de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Guadeloupe.

Délibéré après l'audience du 11 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gouès, président,

Mme Goudenèche, conseillère,

Mme Le Roux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mai 2023.

La rapporteure,

Signé

J. LE ROUX

Le président,

Signé

S. GOUÈS

La greffière,

Signé

L. LUBINO

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

L'adjointe de la greffière en chef

Signé

A. Cétol

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