jeudi 17 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2101650 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELASU JEAN-YVES BELAYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 24 décembre 2021 et 19 janvier 2022, la société Caribéenne charpentes et constructions bois (S3CB), représentée par Me Belaye, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 7 octobre 2021 par laquelle l'agent de contrôle de l'inspection du travail de l'unité de la Guadeloupe a ordonné l'arrêt immédiat des travaux sur le chantier " Les portes de Saint-Martin " en raison d'un danger grave et imminent résultant d'un défaut de protection des travailleurs contre les chutes de hauteur ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 28 novembre 2021 par laquelle la même autorité a refusé la reprise des travaux ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le procès-verbal du 7 octobre 2021 n'a pas été adressé à la société dans le délai d'un jour franc ;
- l'inspection du travail ne s'est pas prononcée dans les 48 heures sur les mesures de reprise proposées par la société, privant celle-ci d'une garantie.
La requête a été régulièrement communiquée à la direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DEETS) de la Guadeloupe qui n'a pas produit dans la présente instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lubrani, conseiller ;
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public ;
- les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La société S3CB a fait l'objet, le 7 octobre 2021, sur un chantier de construction de l'immeuble " Les Portes de Saint-Martin ", d'un contrôle de l'inspection du travail à l'occasion duquel il a été constaté que plusieurs travailleurs de cette société exécutaient des travaux de charpente/couverture en étant exposés au risque de hauteur sans que soit prévu un dispositif de protection collective réglementaire. L'inspection du travail a alors ordonné l'arrêt immédiat des travaux, en application de l'article L. 4731-1 du code du travail, et a exigé la mise en place d'un dispositif de protection collective réglementaire, par une décision du même jour. A la suite de plusieurs échanges de courriels entre la société S3CB et l'inspection du travail, cette dernière doit être regardée comme ayant refusé d'autoriser, par un mail du 28 novembre 2021, la reprise des travaux sur le chantier. La société requérante demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 7 octobre 2021 et celle du 28 novembre 2021.
2. Par un mémoire, enregistré le 27 octobre 2022, la société S3CB doit être regardée comme se désistant purement et simplement de la requête. Ce mémoire a été communiqué. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Caribéenne charpentes et constructions bois.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Caribéenne charpentes et constructions bois et à la direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience publique du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Guiserix, président,
M. Antoine Lubrani, conseiller,
Mme Hélène Bentolila, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
A. LUBRANI
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Signé
M-L. Corneille
4
N° 1901371
5
N° ***
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026