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AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2200144

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2200144

jeudi 21 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2200144
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCORDOLIANI FRANCIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés respectivement le 28 janvier 2022, le 28 mars 2022, le 4 avril 2022 et le 11 avril 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Euronov, représentée par Me Cordoliani, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période 2015, à hauteur de la somme de 29 530 euros, ainsi que la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période 2016, à hauteur de la somme de 53 253 euros, et la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés pour la période 2017, à hauteur de la somme de 436 425 euros ;

2°) d'enjoindre à l'administration de lui rembourser un crédit de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 552 844 euros ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- c'est à tort que le service a rejeté sa comptabilité comme non probante et non sincère, dès lors que la compensation a été admise par une prise de position formelle du service vérificateur lors de la procédure contradictoire et que les autres vices reprochés à sa comptabilité sont de pure forme ;

- elle est fondée à solliciter la déduction des rappels de taxe sur la valeur ajoutée des factures qu'elle produit ; ainsi, c'est à tort que l'administration a rejeté les factures n°2017-1401 et n°2017-1402 établies par la société Eurostores pour des montants respectifs toutes taxes comprises de 489 084,74 euros et de 422 548,57 euros comme non présentées en cours de contrôle et prescrites comme émises en 2014 ; c'est également à tort que le service a rejeté la déductibilité des factures n° 2017-DEC A, n° 2017-1502A, n° 2017-1602A et n° A 2017-DEC établies par la société Eurostores pour des montants respectifs toutes taxes comprises de 3 027 378,94 euros, de 376 942,33 euros, de 743 584,19 euros et de 715 672,65 euros, aux motifs qu'elles n'avaient pas été présentées au cours du contrôle ;

- l'ensemble des déductions auxquelles elle a le droit entraînent un droit à bénéficier d'un rappel de taxe sur la valeur ajoutée.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 février 2022 et le 21 avril 2022, l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer, conclut au non-lieu à statuer partiel et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle fait valoir que :

- il n'y a plus lieu à statuer à hauteur du dégrèvement de 156 077 euros intervenu en cours d'instance ;

- les autres moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur les moyens d'ordre public soulevés d'office et tirés de l'irrecevabilité des conclusions l'irrecevabilité des demandes de décharge des factures issues des rappels de TVA prononcés à l'encontre de la société Eurostores dès lors qu'elles ont été présentées pour la première fois au cours de la présente instance et de l'irrecevabilité des conclusions à fin de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée en l'absence de demande préalable en ce sens auprès de l'administration fiscale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Roux,

- et les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Euronov, qui exerce une activité de rénovation, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2015 au 30 avril 2018. Après avoir écarté la comptabilité de la société comme dépourvue de caractère probant, l'administration fiscale a procédé à la taxation d'office de cette société, en l'assujettissant à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les périodes du 1er janvier 2015 au 30 avril 2018, assorties d'intérêts de retard et de majorations, pour un montant total de 318 456 euros. Le 30 mars 2021, la SARL Euronov a adressé une réclamation préalable auprès du service compétent de l'administration fiscale, et, par une décision du 18 novembre 2021, la direction du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer a partiellement fait droit à sa demande en la déchargeant de la somme totale de 132 729 euros. Par la présente requête, la SARL Euronov demande au tribunal d'annuler la décision de rejet partiel de sa réclamation préalable, laissant à sa charge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée d'un montant de 187 727 euros, assortis d'intérêts de retard et de majorations à hauteur de 52 083 euros, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre des exercices clos de 2015 à 2017, ainsi que le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée consécutif à cette déduction, pour un montant de 552 844 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que, par une décision du 22 février 2022, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administratrice générale de la direction du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer a prononcé un dégrèvement, en droits et pénalités, de 156 077 euros au titre des rappels de taxe sur la valeur ajoutée relatifs aux périodes du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2018. Comme la requérante le soutient elle-même dans ses propres écritures, les conclusions de sa requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer. Il n'y a donc pas lieu d'examiner les moyens de la requête ayant trait à la taxe sur la valeur ajoutée déductible pour ce montant, sur le fondement des factures sur lesquelles ce dégrèvement se fonde.

Sur les impositions restant en litige :

En ce qui concerne la régularité de la comptabilité :

S'agissant de la position formelle de l'administration fiscale :

3. Aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. () ". Aux termes de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales : " La garantie prévue au premier alinéa de l'article L. 80 A est applicable : 1° Lorsque l'administration a formellement pris position sur l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal ; elle se prononce dans un délai de trois mois lorsqu'elle est saisie d'une demande écrite, précise et complète par un redevable de bonne foi. () ".

4. En l'espèce, il est constant que, dans le cadre de sa lettre du 7 juin 2019 en réponse aux observations de la requérante du 7 février 2019 sur la proposition de rectification du 14 décembre 2018, le service vérificateur lui a répondu que, concernant le principe de non compensation, ses " arguments [étaient] retenus ". Toutefois, en l'espèce, si une réponse aux observations du contribuable dans le cadre d'une procédure de vérification de comptabilité peut constituer une prise de position formelle, cette simple affirmation du service vérificateur ne peut pas être regardée comme constituant une prise de position suffisamment formelle de l'administration sur une situation de fait au regard d'un texte fiscal, dès lors que l'admission de l'existence d'une compensation légale ne constitue pas l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal. Par suite, la SARL Euronov n'est pas fondée à se prévaloir d'une prise de position formelle de l'administration fiscale sur le fondement des dispositions susmentionnées de l'article L.80 B du livre des procédures fiscales.

S'agissant du rejet de la comptabilité :

5. Aux termes de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales : " La charge de la preuve des graves irrégularités invoquées par l'administration incombe, en tout état de cause, à cette dernière lorsque le litige ou la rectification est soumis au juge ".

6. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la comptabilité de la requérante a été rejetée par l'administration fiscale dès lors qu'elle n'était pas de nature à justifier les résultats déclarés de manière probante et sincère, aux motifs que la permanence du chemin de révision n'était pas respectée, ni l'enregistrement chronologique des factures et l'obligation de clôturer les opérations dans le délai légal, et qu'elle ne justifiait pas entrer dans une exception au principe de non compensation entre les dettes et les créances. D'une part, il résulte de ce qui a été exposé au point 4 que la requérante ne peut pas se prévaloir d'une prise de position formelle de l'administration fiscale sur l'admission de la compensation qu'elle a opérée entre les créances et les dettes réciproques qu'elle avait avec la société Eurostores. De plus, malgré ce qu'elle affirme, elle n'apporte aucune preuve de ce que la compensation opérée remplissait les conditions légales d'exception au principe comptable de non compensation entre les dettes et les créances. D'autre part, et en tout état de cause, si la société requérante soutient que les autres vices relevés par l'administration concernant sa comptabilité sont de pure forme, et ne sont ainsi pas de nature à la rendre non probante et non sincère, elle ne conteste pas l'existence de ces irrégularités. Il résulte de ce qui précède que l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, du caractère non probant et non sincère de la comptabilité de la SARL Euronov, et que le moyen tiré de la régularité de sa comptabilité doit être rejeté.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions et la déductibilité des sommes en cause :

A titre liminaire, s'agissant du cadre juridique et de la charge de la preuve :

7. D'une part, aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I. 1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération. ".

8. D'autre part, aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ". Aux termes de l'article R. 193-1 du même livre : " Dans le cas prévu à l'article L. 193 le contribuable peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge en démontrant son caractère exagéré ". Cependant, en vertu des dispositions combinées des articles 271, 272 et 283 du code général des impôts et de l'article 230 de l'annexe II à ce code, un contribuable n'est pas en droit de déduire de la taxe sur la valeur ajoutée dont il est redevable à raison de ses propres opérations la taxe mentionnée sur une facture établie à son nom par une personne qui ne lui a fourni aucun bien ou aucune prestation de services. Dans le cas où l'auteur de la facture était régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés et assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, il appartient à l'administration, si elle entend refuser à celui qui a reçu la facture le droit de déduire la taxe qui y était mentionnée, d'établir qu'il s'agit d'une facture fictive ou d'une facture de complaisance. Si l'administration apporte des éléments suffisants permettant de penser que la facture ne correspond pas à une opération réelle, il appartient alors au contribuable d'apporter toutes justifications utiles sur la réalité de cette opération.

S'agissant des factures rejetées comme non présentées en cours de contrôle et prescrites comme émises en 2014 :

9. Dans le dernier état de ses écritures, la société requérante soutient que c'est à tort que le service a rejeté la déductibilité des factures n°2017-1401 et n°2017-1402 établies par la société Eurostores pour des montants respectifs toutes taxes comprises de 489 084,74 euros et de 422 548,57 euros, aux motifs qu'elles n'avaient pas été présentées au cours du contrôle et qu'elles avaient été émises en 2014 et ne pouvaient donc plus être déduites après le 31 décembre 2016. La requérante produit toutefois au cours de la présente instance les factures litigieuses originales et celles rectifiées, sur lesquelles il apparaît qu'elles ont été émises le 31 décembre 2017, et non en 2014, contrairement à ce qu'affirme l'administration en défense. En outre, contrairement à ce que soutient l'administration en défense, qui ne conteste pas l'authenticité des factures produites, des documents établis postérieurement aux faits ne sont pas, pour ce seul motif, dépourvus de caractère probant. Il ressort de plus des pièces du dossier que l'auteur de ces factures était régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés et assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée. Dans les circonstances de l'espèce, dès lors que l'administration fiscale ne soutient ni ne démontre qu'il s'agit de factures fictives ou de complaisance, et qu'il n'est pas contesté que la SARL Euronov a exposé les dépenses en cause pour les besoins de son activité imposable, il s'ensuit que la requérante est fondée à solliciter la déduction de la taxe ayant grevé les dépenses exposées à cette occasion, qui doivent être regardées comme faisant partie de ses frais généraux et entretiennent un lien direct et immédiat avec l'ensemble de son activité économique.

S'agissant des montants de taxes sur la valeur ajoutée rejetés comme non déductibles en l'absence de production de justificatif :

10. En l'espèce, la société Euronov soutient, dans le dernier état de ses écritures, que c'est à tort que le service a rejeté la déductibilité des factures n° 2017-DEC A, n° 2017-1502A, n° 2017-1602A et n° A 2017-DEC établies par la société Eurostores pour des montants respectifs toutes taxes comprises de 3 027 378,94 euros, de 376 942,33 euros, de 743 584,19 euros et de 715 672,65 euros, aux motifs qu'elles n'avaient pas été présentées au cours du contrôle. La requérante produit à l'appui de ce moyen les factures afférentes originales, sans déduction de la taxe sur la valeur ajoutée, et celles rectifiées, émises le 31 décembre 2017, et sur lesquelles apparaît désormais un taux de taxe sur la valeur ajoutée de 8,50 %, pour des montants respectifs de 237 167,94 euros, de 29 530,04 euros, de 58 253,14 euros et de 56 066,52 euros. En outre, contrairement à ce que soutient l'administration en défense, qui ne conteste pas l'authenticité des factures produites et se contente de soutenir qu'elles n'ont pas été produites lors de la procédure de vérification, des documents établis postérieurement aux faits ne sont pas, pour ce seul motif, dépourvus de caractère probant. En outre, il résulte de l'instruction que l'auteur des factures, qui a également et préalablement fait l'objet d'une imposition d'office au titre de la taxe sur la valeur ajoutée, était régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés et assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée. Dans les circonstances de l'espèce, dès lors qu'il n'est pas contesté que les factures produites correspondent à une opération réelle et que la SARL Euronov a exposé les dépenses en cause pour les besoins de son activité imposable, l'administration n'établit pas qu'il s'agit d'une facture fictive ou d'une facture de complaisance, comme il le lui appartient. Par suite, la société requérante est fondée à solliciter la déduction de la taxe ayant grevé les dépenses exposées à cette occasion, qui doivent être regardées comme faisant partie de ses frais généraux et entretiennent un lien direct et immédiat avec l'ensemble de son activité économique.

11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la SARL Euronov est fondée à solliciter la décharge de l'ensemble des rappels de taxe sur la valeur ajoutée restant à sa charge au titre de la période courant du 1er janvier 2015 au 30 avril 2018, ainsi que des pénalités correspondantes, pour un montant total de 81 733 euros.

Sur les conclusions à fin de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée :

12. Aux termes de l'article 242 0A de l'annexe II au CGI : " Le remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée déductible dont l'imputation n'a pu être opérée doit faire l'objet d'une demande des assujettis. Le remboursement porte sur le crédit de taxe déductible constaté au terme de chaque année civile ".

13. En l'espèce, si la requérante sollicite le remboursement du crédit de taxe sur la valeur ajoutée pour la période 2017, elle ne soutient ni n'établit avoir préalablement déposé une demande spécifique en ce sens auprès de l'administration fiscale, alors qu'un redevable ne peut demander le remboursement d'un crédit de taxe déductible qu'à condition de l'avoir mentionné dans les déclarations qu'il est tenu de déposer pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée, afin que l'administration fiscale puisse vérifier que la demande en cause correspond effectivement à un crédit de taxe dont l'imputation n'a pu être faite. Par suite ses conclusions à fin de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée sont en tout état de cause irrecevables.

Sur les frais liés au litige :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Euronov et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la SARL Euronov tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée, à hauteur du dégrèvement de 156 077 euros prononcé en cours d'instance.

Article 2 : La SARL Euronov est déchargée des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période comprise entre le 1er janvier 2015 et 30 avril 2018, pour un montant total, en droit et pénalités, de 81 733 euros.

Article 3 : L'Etat versera à la SARL Euronov une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Euronov est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée (SARL) Euronov et à l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction du contrôle fiscal Sud-Est Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gouès, président,

Mme Le Roux, conseillère,

Mme Sollier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé :

J. LE ROUX

Le président,

Signé :

S. GOUÈS

La greffière,

Signé :

L. LUBINO

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en Chef,

Signé

M-L CORNEILLE

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