mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2200301 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique |
| Avocat requérant | ARVIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 mars 2022, M. B, représenté par Arvis Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a refusé de lui communiquer les documents suivants :
- la copie de la décision de nomination de M. D C,
- la liste des emplois vacants relevant des catégories B et C au sein du centre hospitalier,
- la copie des avis de vacance des postes de techniciens des services hospitaliers au sein du centre hospitalier publiés par l'Agence régionale de santé ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe de lui communiquer ces documents dans un délai d'un mois, à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée ne lui a pas été notifiée par écrit et ne comporte pas la mention des voies et délais de recours ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 300-2 et L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ; les documents sollicités sont communicables.
Malgré une mise en demeure adressée le 14 février 2023, le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'avis n° 20216970 du 13 janvier 2022 de la commission d'accès aux documents administratifs.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gouès, président ;
- les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique ;
- les observations de M. B.
Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a refusé de lui communiquer les documents suivants : la copie de la décision de nomination de M. D C, la liste des emplois vacants relevant des catégories B et C au sein du centre hospitalier, la copie des avis de vacance des postes de techniciens des services hospitaliers au sein du centre hospitalier publiés par l'Agence régionale de santé.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration
: " Sont considérés comme documents administratifs, au sens des titres Ier, III et IV du présent livre, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, les documents produits ou reçus, dans le cadre de leur mission de service public, par l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que par les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Constituent de tels documents notamment les dossiers, rapports, études, comptes rendus, procès-verbaux, statistiques, instructions, circulaires, notes et réponses ministérielles, correspondances, avis, prévisions, codes sources et décisions () " Aux termes de l'article L. 311-1 du même code : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ".
3. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".
4. Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe, à qui la procédure a été communiquée et a été mise en demeure en vain de produire, ne conteste pas le caractère communicable des pièces demandées par M. B. La commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable à la communication des documents sollicités par le requérant, sous réserve de l'occultation des mentions intéressant la vie privée de l'agent s'agissant de la communication de la décision de nomination de M. C ( date de naissance, adresse personnelle, adresse électronique professionnelle, situation familiale, numéro de sécurité sociale, dates des congés) ou révélant une appréciation portée sur eux ( éléments de rémunération, appréciation sur la manière de servir). Dans ces conditions, en application des dispositions précitées, M. B est fondé à demander l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de communication des documents précitées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
5. Le présent jugement implique nécessairement que le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe communique à M. B :
- la copie de la décision de nomination de M. D C,
- la liste des emplois vacants relevant des catégories B et C au sein du centre hospitalier,
- la copie des avis de vacance des postes de techniciens des services hospitaliers au sein du centre hospitalier publiés par l'Agence régionale de santé, après occultation des mentions prévues par les dispositions de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration et rappelés au point n° 4.
6. Il y a lieu de lui adresser une injonction en ce sens et de lui impartir, pour ce faire, un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite par laquelle le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a refusé de communiquer à M. B les documents cités au point 5, est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe de communiquer à M. B les documents cités au point 5, dans un délai d'un mois, à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe versera à M. B la somme de 1000 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 05 juillet 2023.
Le président,
Signé
S. GOUÈSLa greffière,
Signé
N. ISMAËL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026