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AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2200443

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2200443

mardi 2 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2200443
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLAFAY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés 28 avril 2022, 11 août 2023 et 12 décembre 2023, Mme C B épouse A, représentée par la SCP Thouvenin, Coudray et Grevy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du président de la caisse des écoles des Abymes du 11 juillet 2023, en tant que celui-ci a refusé de reconnaître que les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003 ;

2°) d'enjoindre au président de la caisse des écoles des Abymes de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie constatée à compter du 7 septembre 2011 et de procéder à la régularisation de sa situation, dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la caisse des écoles des Abymes la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la fin de non-recevoir tirée du caractère prématuré de sa requête n'est pas fondée ; si sa requête était initialement dirigée contre une décision qui n'était pas encore intervenue, celle-ci a été régularisée par l'intervention en cours d'instance de l'arrêté du 11 juillet 2023 ;

- la fin de non-recevoir tirée de ce que l'arrêté du 11 juillet 2023 serait purement confirmatif de l'arrêté du 11 février 2022 n'est pas fondée ; par l'arrêté du 11 février 2022, le président de la caisse des écoles s'est borné à la placer en congé de maladie à plein traitement pour la période comprise entre l'expiration du délai de deux mois qui lui était imparti pour se prononcer sur la demande formée le 19 août 2014 et l'avis de la commission de réforme, soit pour la période comprise entre le 19 octobre 2014 et le 24 février 2015 ; l'arrêté du 11 juillet 2023, portant refus de reconnaissance de l'imputabilité au service des pathologies déclarées à compter du 7 septembre 2011, a un objet et une portée distincts de ceux s'attachant à l'arrêté du 11 février 2022 ; l'arrêté du 11 juillet 2023 n'est donc pas purement confirmatif de celui du 11 février 2022 ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière, les formalités prévues à l'article 16 du décret du 30 juillet 1987 et aux articles 14 à 16 de l'arrêté du 4 août 2004 n'ayant pas été respectées préalablement à la réunion de la commission de réforme, dès lors que ni elle, ni le médecin de prévention n'ont pas été convoqués à la réunion de la commission de réforme, qu'elle n'a pas été invitée à prendre connaissance de son dossier et que le médecin de prévention n'a pas établi de rapport écrit figurant dans le dossier soumis à la commission de réforme ; le défaut d'accomplissement de ces formalités l'a privée d'une garantie et à tout le moins exercé une influence sur la décision litigieuse portant refus de reconnaissance des pathologies dont elle souffre depuis le 7 septembre 2011 ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le président de la caisse des écoles n'a pas apprécié s'il existait un lien direct entre les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 et l'exercice de ses fonctions ou ses conditions de travail ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que les cervicalgies, vertiges, dorsalgies et douleurs aux épaules persistantes qui ont été diagnostiquées à compter du 7 septembre 2011 constituent des symptômes analogues à ceux ayant conduit à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident de service dont elle a été victime le 10 janvier 2003 ; l'analogie de ces symptômes suffisait à retenir l'existence d'un lien direct entre le service et les douleurs persistantes constatées à compter du 7 septembre 2011 ; le certificat médical établi le 5 mars 2012 fait état d'une aggravation, à compter du 7 septembre 2011, de la névralgie cervico-brachiale dont elle a été atteinte consécutivement à son accident de service initial ; le certificat médical du 10 octobre 2011 mentionne que l'origine des pathologies dont elle souffre trouve directement son origine dans l'exercice de ses fonctions.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2023, la caisse des écoles des Abymes, représentée par Me Lafay, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire à son rejet au fond et en tout état de cause, à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en raison de son caractère prématuré ; dans sa requête introductive d'instance, la requérante a demandé l'annulation d'une " décision de date inconnue " ; l'arrêté du 11 juillet 2023, dont elle a demandé l'annulation dans son mémoire complémentaire, n'a été édicté qu'un an et trois mois après l'introduction de sa requête, de sorte que celle-ci est prématurée ; la requérante aurait dû introduire une nouvelle requête dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêté du 11 juillet 2023, soit au plus tard le 19 septembre 2023 ;

- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que l'arrêté du 11 juillet 2023 est purement confirmatif de l'arrêté du 11 février 2022, lequel révèle nécessairement une décision de refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa " rechute " ;

- à titre subsidiaire, aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé ; l'arrêté attaqué est suffisamment motivé, il a été pris à l'issue d'une procédure régulière et n'est entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur d'appréciation.

Par ordonnance du 28 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 5 janvier 2024 à 12 heures.

Par un courrier du 4 mars 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, qu'en cas d'annulation de l'arrêté n°2023/04/8904 du 11 juillet 2023, en tant que le président de la caisse des écoles des Abymes a refusé de reconnaître que les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003, le tribunal était susceptible de prononcer d'office, sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, une injonction tendant au réexamen de la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de cette "rechute".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ;

- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bentolila, conseillère,

- les conclusions de M. Lubrani, rapporteur public,

- les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B épouse A, agent technique de 2ème classe affectée à la caisse des écoles des Abymes a été victime, le 10 janvier 2003, d'une chute dans les locaux de la cantine dite " de Chazeau ", qui a été reconnue comme accident de service. Le 7 septembre 2011, se plaignant de cervicalgies, vertiges, dorsalgies et douleurs aux épaules, elle a été placée en congé de maladie. Par courrier du 20 février 2014, le président de la caisse des écoles lui a indiqué qu'à compter d'avril 2014, elle serait placée à demi-traitement. Par une lettre du 19 août 2014, Mme B a demandé le rétablissement de son plein-traitement mais, par une lettre du 27 octobre 2014, le président de la caisse des écoles a rejeté cette demande. Par un jugement n°1401285 du 24 mars 2016, le tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B tendant, à titre principal, à l'annulation de cette décision, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit enjoint à l'administration de saisir la commission de réforme et de faire diligenter une expertise permettant d'établir que les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003 et de condamner la commune des Abymes à lui verser une somme de 9 900,27 euros représentant la quote-part de traitement dont elle a été illégalement privée à compter du mois d'avril 2014 ainsi qu'une somme de 100 000 euros en réparation des préjudices de toute nature qu'elle estime avoir subis. Par un arrêt n° 16BX02097 du 3 décembre 2018, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté la demande de Mme B tendant à l'annulation de ce jugement. Par une décision n° 427626 du 9 juin 2020, le Conseil d'Etat, statuant au contentieux, a annulé l'arrêté de la cour en tant qu'il avait rejeté les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de la décision du 27 octobre 2014 et ses conclusions aux fins d'indemnisation du préjudice découlant de cette décision. Statuant sur renvoi du Conseil d'Etat, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, par un arrêt n°20BX01873 du 12 avril 2021, censuré le jugement du tribunal administratif du 24 mars 2016 en ce qu'il avait rejeté les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 27 octobre 2014, a annulé cette dernière décision, a enjoint au président de la caisse des écoles des Abymes de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification de sa décision, au placement de Mme B en congé de maladie à plein traitement à compter du 19 octobre 2014 et jusqu'à la date d'intervention d'une décision se prononçant sur la demande de l'intéressée et a mis à la charge de la caisse des écoles la somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un arrêté du 11 février 2022, le président de la caisse des écoles des Abymes a placé Mme B en congé de maladie ordinaire à plein traitement à compter du 19 octobre 2014 et jusqu'au 24 février 2015, date à laquelle la commission de réforme a émis un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité des pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 à l'accident de service du 10 janvier 2003. Par un arrêt n°22BX01739 du 30 mai 2023, la cour administrative d'appel de Bordeaux, saisie par Mme B à fin d'exécution de l'arrêt n° 20BX01873 du 12 avril 2021, a notamment enjoint au président de la caisse des écoles des Abymes de prendre une décision se prononçant sur la demande présentée par Mme B le 19 août 2014 et de placer cette dernière en congé de maladie à plein traitement jusqu'à l'intervention de cette décision, dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet arrêt, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La caisse des écoles des Abymes a formé un pourvoi en cassation contre cet arrêté du 12 avril 2023, lequel a fait l'objet d'une décision de non-admission par une décision du Conseil d'Etat n°476416 du 16 février 2024. Par un arrêté du 11 juillet 2023, le président de la caisse des écoles a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la " rechute " du mois de septembre 2011 et a placé Mme B à plein traitement au 19 août 2014 au 25 février 2015. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 11 juillet 2023, en tant en tant que celui-ci porte refus de reconnaissance des pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003.

Sur les fins de non-recevoir opposées par la caisse des écoles des Abymes :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".

3. La caisse des écoles des Abymes se prévaut du caractère prématuré de la requête de Mme B, dès lors que sa requête introductive d'instance a été enregistrée le 28 avril 2022, soit un an et trois mois avant l'édiction de l'arrêté litigieux, intervenue le 11 juillet 2023. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B étaient initialement dirigées contre une décision " de date inconnue ", qui n'était pas encore née, cette irrecevabilité a été couverte, en cours d'instance, par l'intervention de l'arrêté du 11 juillet 2023. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la caisse des écoles des Abymes doit être écartée.

4. En second lieu, la caisse des écoles des Abymes soutient que l'arrêté attaqué, en date du 11 juillet 2023, est purement confirmatif de celui du 11 février 2022, qui révèle nécessairement une décision de refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de la " rechute " invoquée par Mme B et est devenu définitif faute d'avoir fait l'objet d'un recours contentieux, de sorte que la requête de Mme B est tardive. Toutefois, par l'arrêté du 11 février 2022, le président de la caisse des écoles ne s'est prononcé sur la position de l'intéressée que pour la période comprise entre le 19 octobre 2014 et le 24 février 2015. Cet arrêté qui ne l'a en particulier pas placée en congé de maladie à demi-traitement à compter du 25 février 2015 ne saurait, contrairement à ce que soutient la caisse des écoles, être regardé comme révélant une décision refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Dès lors, l'arrêté attaqué du 11 juillet 2023 ne saurait être regardé comme purement confirmatif de celui du 11 février 2022. Par suite, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la caisse des écoles des Abymes doit également être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. Aux termes de l'article 16 du décret du 30 juillet 1987 relatif au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Sous réserve du deuxième alinéa du présent article, la commission de réforme () est obligatoirement consultée dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 57 (2°, 2e alinéa) de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui lui est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin du service de médecine professionnelle et préventive compétent à l'égard du fonctionnaire concerné. / () ". De plus, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " Le secrétariat de la commission de réforme convoque les membres titulaires et l'agent concerné au moins quinze jours avant la date de la réunion. / () ". Aux termes de l'article 15 du même arrêté : " Le secrétariat de la commission informe le médecin du service de médecine professionnelle et préventive () compétent à l'égard du service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis à la commission. / Ces médecins peuvent obtenir, s'ils le demandent, communication du dossier de l'intéressé. Ils peuvent présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion de la commission. () ". Enfin, aux termes de l'article 16 de cet arrêté : " () Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. / La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller. ".

6. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé l'intéressé d'une garantie.

7. En l'espèce, la caisse des écoles des Abymes, qui se borne à faire valoir que Mme B a été convoquée pour une visite médicale s'étant tenue le 12 juin 2014 et à affirmer que les formalités dont la requérante indique qu'elles n'auraient pas été accomplies ont bien été réalisées, ne conteste pas sérieusement que l'intéressée n'a pas été informée de la date de la réunion de commission de réforme, n'a pas été informée de son droit à prendre connaissance de son dossier dix jours au moins avant cette réunion, qu'aucun rapport établi par le médecin de prévention n'a été transmis à la commission de réforme et que le médecin de prévention n'a pas été informé de la date de la réunion de cette commission devant statuer sur le cas de Mme B. Cette absence d'information, de l'intéressée et du médecin de prévention, et l'absence de rapport du médecin de prévention ont été de nature à priver la requérante d'une garantie, sans que la caisse des écoles puisse utilement se prévaloir de la circonstance que ces irrégularités n'auraient pas été susceptibles d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise.

8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du président de la caisse des écoles des Abymes du 11 juillet 2023 doit être annulé en tant que celui-ci a refusé de reconnaître que les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003.

Sur l'injonction d'office :

9. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint au président de la caisse des écoles des Abymes de reconnaître l'imputabilité au service des symptômes constatés à compter du 7 septembre 2011 et de procéder à la régularisation de la situation de Mme B. En revanche, il y a lieu d'enjoindre d'office au président de la caisse des écoles des Abymes de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, après avoir saisi pour avis le conseil médical, qui a remplacé la commission de réforme, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la caisse des écoles des Abymes au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

11. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse des écoles des Abymes une somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du président de la caisse des écoles des Abymes du 11 juillet 2023 est annulé en tant que celui-ci a refusé de reconnaître que les pathologies constatées à compter du 7 septembre 2011 constituaient une rechute imputable à l'accident de service du 10 janvier 2003.

Article 2 : Il est enjoint au président de la caisse des écoles des Abymes de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, après saisine et avis du conseil médical.

Article 3 : La caisse des écoles des Abymes versera à Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions présentées par la caisse des écoles des Abymes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B épouse A et à la caisse des écoles des Abymes.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024 à laquelle siégeaient :

- M. Gouès, président,

- Mme Bentolila, conseillère,

- Mme Bakhta, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.

La rapporteure,

Signé

H. BENTOLILALe président,

Signé

S. GOUÈS

La greffière,

Signé

A. CETOL

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

L'adjointe de la greffière en chef,

Signé

A. Cétol

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