lundi 19 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2200453 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BREDIN PRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mai 2022, le Syndicat CFTC des agents des collectivités Territoriales de la Guadeloupe, représenté par Me Icard, avocat, demande au Tribunal :
1°) d'annuler le contrat de recrutement par voie de détachement de Madame A B en qualité de directrice générale de l'EPCC MACTe en date du 01 octobre 2019 pris par Monsieur Georges BREDENT, président de l'EPCC MACTe ;
2°) mettre à a charge de l'EPCC MACTe la somme de 3000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- Sur l'illégalité externe :
1°) M. Georges Bredent, président de l'EPCC MACTe n'avait pas compétence pour prononcer le détachement le détachement de Mme B fonctionnaire de l'Etat ;
2°) il n'avait pas compétence pour signer le " contrat par voie de détachement conclu avec Mme B du 1er octobre 2019 du fait de sa désignation qui n'a pas fait l'objet de publication au RAA de la préfecture, ni d'affichage au sein de l'Etablissement ;
3°) le contrat par voie de détachement avec Mme B n'a jamais été transmis au contrôle de légalité du Préfet.
- Sur l'illégalité interne :
1°) il y a une erreur manifeste d'appréciation sur le montant de la rémunération de Mme B ;
2°) il y a une erreur manifeste d'appréciation relative au grade de Mme B de conservateur dans la fonction publique de l'Etat qui percevait dans son corps d'origine avant son détachement un traitement trois fois moins important ;
3°) enfin il y a une erreur manifeste d'appréciation de la rémunération de Mme B qui est excessive compte tenu de son manque d'expérience.
Une mise en demeure a été adressée le 2 septembre 2022 au Mémorial Acte.
Une ordonnance d'instruction en date du 5septembre 2022 fixant la clôture d'instruction au 30 septembre 2022 a été adressée aux parties.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 septembre 2022, le Mémorial Acte, représenté, par Maîtres Guillaume Froger et Léonard, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du Syndicat CFTC des agents des collectivités territoriales de payer la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Une demande de maintien de la requête a été adressée le 17 novembre 2023 au requérant dont il accusé réception le même jour à 17h06.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () " ;
2. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 dudit code : " Lorsqu'une partie a accepté, pour une instance donnée, l'utilisation du téléservice mentionné à l'article R. 414-6, la juridiction peut lui adresser par cette application, et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre. / Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ".
3. Par un courrier du 17 novembre 2023, transmis via l'application Télérecours, dont son conseil a accusé réception le même jour à 17h06, le Syndicat des agents des collectivités territoriales de la Guadeloupe a été invité en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 susvisé, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti. En l'absence de réponse à la date de ce jour, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement d'office.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la requête du Syndicat des agents des collectivités territoriales de la Guadeloupe.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des agents des collectivités territoriales de la Guadeloupe, au Mémorial Acte et à Mme A B.
Fait à Basse-Terre, le 19 février 2024.
Le président,
Signé
S. GOUÈS
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cetol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026