mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2200490 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 13 mai 2022 et 15 décembre 2022, Mme A D, représentée par Me Celenice, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner l'université des Antilles à lui verser la somme de 75 000 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) de mettre à la charge de l'université des Antilles une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- elle a subi un harcèlement moral, au sens des dispositions de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 ;
- elle a droit à l'indemnisation de l'ensemble des préjudices subis du fait de ce harcèlement, qu'elle évalue à la somme de 75 000 euros ;
- en outre, son employeur a commis une faute en ne prenant pas l'ensemble des mesures nécessaires pour assurer sa sécurité et sauvegarder sa santé psychique, en méconnaissance de l'article L. 4121-1 du code du travail.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2022, l'université des Antilles, représentée par la SCP Saïdji et Moreau, agissant par Me Moreau, conclut au rejet de la requête et à ce que Mme D lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables en l'absence de liaison du contentieux ;
- la situation de harcèlement moral n'est pas caractérisée ;
- en tout état de cause, l'indemnisation sollicitée est excessive.
Des pièces complémentaires produites pour l'université des Antilles en réponse à la demande de pièces faite par le tribunal ont été enregistrées le 17 mars 2023 et ont été communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lubrani, conseiller ;
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public ;
- les observations de Mme E, pour l'université des Antilles, Mme D n'étant ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ingénieure d'études chargée de système d'information documentaire, est affectée depuis 2003 à l'université des Antilles, où elle exerce ses fonctions au sein du pôle Martinique. Par la présente requête, Mme D demande au tribunal de condamner l'université des Antilles à lui verser la somme de 75 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait d'une situation de harcèlement moral et de la carence de l'université des Antilles à prendre les mesures nécessaires pour assurer sa santé au travail.
Sur la fin de non-recevoir opposée par l'université des Antilles :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
3. Il résulte de l'instruction que, par une demande du 5 janvier 2022 réceptionnée le 12 janvier suivant, la requérante a formé auprès de l'université des Antilles une réclamation préalable tendant à l'indemnisation des préjudices qu'elle estimait avoir subis du fait d'une situation de harcèlement moral. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de liaison du contentieux doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus ". Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.
5. Tout d'abord, si la requérante soutient avoir fait l'objet de pressions visant à l'inciter à démissionner de son statut d'élue du conseil académique de l'université des Antilles, elle n'assortit ses allégations d'aucun commencement de preuve susceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral.
6. Par ailleurs, les allégations tirées de ce que les responsabilités de Mme D, ainsi que les effectifs lui étant alloués, auraient diminué, ne sont pas étayées par les pièces versées au dossier. S'il est constant que le projet dit " C " relatif au développement d'une bibliothèque numérique, sur lequel la requérante travaillait depuis plusieurs années, a été intégré, à compter du mois de juillet 2019, au sein d'un nouveau service dirigé par Mme B, il ne résulte pas de l'instruction que cette réorganisation aurait entraîné une perte des responsabilités de Mme D, qui demeurait en charge de la partie technique du projet et a uniquement été conduite à évoluer fonctionnellement au sein d'un nouvel organigramme, tout en restant alors placée sous l'autorité hiérarchique formelle de M. F, directeur du service commun de la documentation de l'université. La circonstance qu'une agente travaillant auparavant à ses côtés ait été réaffectée, à sa demande et dans l'intérêt du service, en septembre 2020, sur d'autres missions, n'est pas plus de nature à révéler l'existence d'un harcèlement moral.
7. En outre, Mme D fait grief à Mme B d'avoir participé à la situation de harcèlement à son encontre par son comportement vexatoire et comminatoire, qui ressort, selon elle, du contenu et de la forme de plusieurs courriels et documents qu'elle verse au dossier. Il résulte de l'instruction, et il est constant, que la relation entre Mme D et Mme B, sa supérieure hiérarchique fonctionnelle, était empreinte de tension, en raison, principalement, d'une divergence de vue sur le projet C, sur lequel les deux intéressées étaient amenées à travailler. Si l'ensemble des échanges professionnels entre Mme B, Mme D et leur supérieur commun, M. F, met en exergue cette situation conflictuelle et sa cristallisation autour du projet C, aucun des courriers et rapports émanant de Mme B n'excède, sur la forme ou sur le fond, les limites des tensions inhérentes à tout désaccord d'ordre professionnel. A cet égard, l'inclusion de M. F dans certains échanges, inclusion réalisée de manière transparente, relève d'une pratique normale d'arbitrage des conflits au sein d'une structure professionnelle, et ne saurait constituer, ainsi que le prétend la requérante, une mise en cause déplacée de ses compétences. Enfin, la circonstance que Mme D ait fait l'objet d'appréciations laudatives de ses collègues ou de ses supérieurs dans le cadre de diverses évaluations annuelles ne permet pas de regarder les critiques émises par Mme B sur sa gestion du projet litigieux comme résultant uniquement d'une volonté de lui nuire personnellement, indépendamment de ses compétences professionnelles.
8. Ensuite, la circonstance que Mme B ait émis des réserves quant à l'opportunité de la publication d'un article relatant l'élection de Mme D à la vice-présidence d'une association n'est pas de nature à caractériser l'existence d'un harcèlement moral, dès lors, d'une part, qu'aucun élément de fait ne vient étayer la véhémence de " l'attaque verbale " dont Mme D dit avoir fait l'objet en juin 2019 à la suite de cette publication, et qui est contestée en défense, et, d'autre part, que l'université, qui ne nie pas l'existence d'un incident lié à cette publication, démontre que le différend était justifié par des considérations étrangères à tout harcèlement, la critique émise par Mme B concernant la nature du site de publication coutumier de " prises de positions polémiques ".
9. Enfin, si Mme D allègue que la réception, le 5 octobre 2020, d'un courriel l'informant de ce que la réorganisation des équipes travaillant sur le projet C induisait son placement sous l'autorité hiérarchique de Mme B, l'a plongée dans une détresse psychologique, ce courriel, qui n'est pas produit par la requérante, ne fait que confirmer la situation fonctionnelle préexistante et constitue en tout état de cause une mesure d'organisation, prise dans l'intérêt du service, insusceptible de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, alors même qu'il résulte de l'instruction que l'organisation mise en place jusqu'à cette date, consistant à " dissocier la responsabilité de la refonte technologique " pilotée par Mme D de " la responsabilité de l'organisation de la bibliothèque numérique " pilotée par Mme B ne permettait plus de répondre aux enjeux du projet C. La circonstance que le tribunal de céans ait, par un jugement n° 2100496 du 7 mars 2022, annulé la décision par laquelle le président de l'université a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident que Mme D dit avoir subi le 5 octobre 2020 à la lecture du courriel en question n'est pas plus de nature à caractériser un harcèlement moral.
10. Ainsi, les faits invoqués par Mme D, considérés isolément ou dans leur ensemble, ne peuvent être regardés comme de nature à faire présumer des agissements répétés, constitutifs de harcèlement moral, subis dans l'exercice de ses fonctions au sens des articles 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983, alors en vigueur. Il en résulte que Mme D n'est pas fondée à solliciter une indemnisation à ce titre.
11. En second lieu, l'article 23 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur, garantit aux fonctionnaires " des conditions d'hygiène et de sécurité de nature à préserver leur santé et leur intégrité physique () durant leur travail ". Aux termes de l'article L. 4121-1 du code du travail, applicable aux administrations de l'Etat en vertu de l'article 3 du décret du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité au travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique : " L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. / Ces mesures comprennent : 1° Des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail ; 2° Des actions d'information et de formation ; 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. / L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes ". Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet.
12. Il est constant que Mme D, du fait de sa relation dégradée avec Mme B, a éprouvé un mal-être qui s'est manifesté une première fois en juin 2019 à la suite de l'incident mentionné au point 8. Il ne résulte pas de l'instruction que, consécutivement à cet incident, dont les suites ont été suivies avec attention par Mme B qui s'est enquis de manière continue de l'amélioration de l'état de santé de Mme D, cette dernière ait fait part auprès de sa hiérarchie de sa souffrance liée à ses conditions de travail avant le 21 février 2020, date à laquelle elle a adressé à son supérieur hiérarchique une lettre portant " signalement d'un harcèlement moral de Mme B ". Il résulte de l'instruction, et notamment du courrier du 8 octobre 2020 qui retrace l'historique des mesures prises par l'université des Antilles dans le cadre de cette situation conflictuelle, qu'à la réception de ce courrier du 21 février 2020, l'université a immédiatement réagi en proposant à Mme D un aménagement de ses conditions de travail par la mise en place d'une journée de télétravail, qui a été acceptée par l'intéressée, qui a demandé par la suite à bénéficier de trois jours de télétravail, demande à laquelle l'université des Antilles a fait droit. En raison d'impératifs liés à la poursuite du projet C, et du fait de l'impossibilité de maintenir l'hermétisme relatif entre la structure technique pilotée par Mme D et la réorganisation plus générale de C placée sous la responsabilité de Mme B, Mme D, par un courrier du 5 octobre 2020, a été informée du choix fait par le président de l'université d'assurer à Mme B " la responsabilité de l'intégralité de l'équipe C ". Les termes du courrier du 8 octobre 2020, par lequel M. F justifie le choix de réorganisation et incite Mme D, dont il affirme " apprécier l'engagement et les compétences, essentielles à la réussite du projet ", " à accepter de poursuivre sa mission dans ce nouveau cadre hiérarchique " en l'invitant " à aller au bout de la refonte technologique qu'elle avait engagée, aboutissement d'une aventure commencée en 2006 " attestent de la prise de conscience par l'administration des difficultés relationnelles vécues par Mme D et des efforts réalisés pour tenter de concilier, avec l'accord de l'intéressée, ses envies professionnelles, le bon déroulement de ses conditions de travail et l'intérêt du service. Par suite, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration aurait manqué à son obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des agents sous sa responsabilité, notamment dans le cadre de la prévention du risque général lié au harcèlement moral.
13. En l'absence de tout harcèlement moral et de toute faute commise par l'université des Antilles, Mme D n'est pas fondée à solliciter, sur ces fondements, l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis. Par suite, les conclusions indemnitaires de Mme D doivent être rejetées.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme D une somme de 1 500 euros à verser à l'université des Antilles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Partie perdante dans l'instance, Mme D ne peut qu'être déboutée de ses conclusions présentées sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'université des Antilles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et à l'université des Antilles.
Délibéré après l'audience publique du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Guiserix, président,
M. Antoine Lubrani, conseiller,
Mme Hélène Bentolila, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
Le rapporteur,
Signé
A. LUBRANI
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. CETOL
4
N° 1901371
7
N° ***
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026