vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2200652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL LE DISCORDE-DELEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 28 juin 2022 et 12 décembre 2023, la société BBTP, représentée par Me Relut, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre (CANGT), le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG), la société Techfina SA, la société Techfina SAS et la société Dodin Guadeloupe à lui verser la somme de 132 398,20 euros en paiement des sommes dues au titre du solde du marché ;
2°) de mettre à leur charge solidaire une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le tribunal administratif est compétent pour connaître de ses demandes indemnitaires ;
- sa requête est recevable ;
- la prescription a été interrompue par l'action contentieuse engagée devant le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre ;
- les sommes lui restant dues au titre du solde du marché de travaux conclu le 7 janvier 2011 s'élèvent à 132 398,20 euros, correspondant à un impayé de 8 358,08 euros sur la situation n° 16, à un impayé de 71 215,36 euros sur la situation n° 17, à un impayé de 6 059,62 euros sur la situation n° 18 et à 46 769,09 euros au titre de la retenue de garantie ;
- le décompte général a été établi à la suite d'une fraude, ce qui fait obstacle à son caractère définitif et irrévocable.
Par deux mémoires en défense, respectivement enregistrés les 24 octobre 2022 et 25 janvier 2024, la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre (CANGT), représentée par Me Mbouhou, conclut à sa mise hors de cause, au rejet de la requête et à ce que la société BBTP lui verse une somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- elle doit être mise hors de cause, dès lors qu'elle s'est acquittée auprès du mandataire du groupement titulaire du marché public de la condamnation prononcée, en dernier lieu, par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 25 févier 2021 ; il ne lui appartient pas de s'immiscer dans les relations de droit privé existant entre les différents membres du groupement ;
- le caractère intangible du décompte général devenu définitif fait obstacle à ce qu'il soit fait droit aux demandes de la société requérante ; le caractère définitif du décompte général n'est pas utilement remis en cause par la requérante ;
- l'autorité de la chose jugée par le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre dans son jugement du 6 décembre 2019 fait obstacle à ce qu'il fait droit aux demandes de la société requérante.
Par deux mémoires en défense, respectivement enregistrés les 27 novembre 2023 et 8 janvier 2024, les sociétés Techfina SA et Techfina SAS, représentées par Me Deleau, concluent au rejet de la requête et à ce que la société BBTP leur verse à chacune une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles font valoir que :
- à titre principal, la juridiction administrative est incompétente pour connaître d'une demande tendant à l'engagement de leur responsabilité, dès lors que la société Techfina SA et la société BBTP sont liées par une convention de groupement du 20 avril 2010 qui relève du droit privé et que le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre s'est déjà prononcé dans la présente instance en déboutant la requérante de ses prétentions ;
- à titre subsidiaire, l'autorité de la chose jugée qui s'attache au jugement du tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre du 6 décembre 2019 fait obstacle à ce qu'il soit de nouveau statué sur cette demande ;
- le caractère intangible du décompte général devenu définitif fait obstacle à ce qu'il soit fait droit aux demandes de la société requérante ; le caractère définitif du décompte général n'est pas utilement remis en cause par la requérante ;
- en tout état de cause, les conclusions de la requérante sont infondées.
Par deux mémoires en défense, respectivement enregistrés les 24 janvier 2024 et 1er février 2024, le syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe (SMGEAG), représenté par Me Plumasseau, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à sa mise hors de cause, au rejet de la requête et à ce que la société BBTP lui verse une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la responsabilité du SMGEAG ne saurait être engagée, dès lors que la loi l'instituant a exclu le transfert des dettes détenues par les établissements le constituant antérieures au 1er septembre 2021 ;
- en tout état de cause, la responsabilité du SMGEAG ne saurait être engagée à raison des désaccords existant entre les membres du groupement liés par une convention ;
- la société BBTP ne justifie pas d'un intérêt à agir.
Par lettre du 20 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions formées par la société BBTP dirigées contre les sociétés Techfina SA, Techfina SAS et Dodin Guadeloupe, en l'absence de fondement juridique précis figurant dans ces conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure civile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lubrani, conseiller ;
- les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique ;
- les observations de Me Mbouhou, représentant la CANGT et de Me Plumasseau, représentant le SMGEAG.
Les autres parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par acte d'engagement du 7 janvier 2011, le syndicat mixte Nord Grande-Terre, devenu la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre (CANGT), a confié à un groupement d'entreprises composé des sociétés Techfina, Dodin Guadeloupe et BBTP, dont la société Techfina était le mandataire, les travaux de construction de la nouvelle station d'épuration de Port-Louis. La maîtrise d'ouvrage déléguée de l'opération a été confiée à la société d'économie mixte de Saint-Martin, et la maîtrise d'œuvre à la société Safège. Les travaux ont été réceptionnés avec réserves en 2014 et le groupement, par l'intermédiaire de son mandataire, la société Techfina SA, a transmis, par courrier du 26 janvier 2016, un projet de décompte final, d'un montant de 7 514 316 euros, au maître d'ouvrage délégué, la société d'économie mixte de Saint-Martin. Par courrier du 15 avril 2016, le maître d'ouvrage délégué a notifié au groupement le décompte général d'un montant de 7 104 200 euros, faisant apparaître en faveur du groupement un solde de 146 473,17 euros, qui ne lui a pas été versé.
2. Par un arrêté du 18 août 2016, le préfet de la Guadeloupe a transféré les compétences en matière d'assainissement dévolues au CANGT au syndicat intercommunal d'alimentation en eau et assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) auquel cette communauté d'agglomération venait d'adhérer. Par un arrêté du 1er septembre 2021, le préfet de la Guadeloupe a mis fin à l'exercice des compétences du SIAEAG, après avoir relevé que le syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement Guadeloupe (SMGEAG), créé par la loi du 29 août 2021 rénovant la gouvernance des services publics d'eau potable et d'assainissement, exerçait désormais la totalité des compétences exercées par le SIAEAG.
3. Par un jugement n° 1700284 du 25 septembre 2018, le tribunal administratif de la Guadeloupe, saisi par la société Techfina SA, agissant tant en qualité de mandataire du groupement d'entreprises qu'en son nom propre, et par la société Dodin Guadeloupe, a condamné solidairement le SIAEAG et la CANGT à verser au groupement d'entreprises, à la société Techfina et à la société Dodin Guadeloupe la somme globale de 388 347,43 euros correspondant au solde du marché de travaux de construction de la nouvelle station d'épuration. Par un arrêt n° 18BX04585 du 25 février 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a porté cette somme à 410 101 euros.
4. Parallèlement, la société BBTP, membre du groupement conjoint titulaire du marché public de travaux, a assigné le 25 janvier 2018 la société Techfina et la société d'économie mixte de Saint-Martin devant le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre pour le paiement des sommes lui restant dues au titre du marché de travaux. Ce tribunal l'a déboutée de l'intégralité de ses demandes par un jugement du 6 décembre 2019.
5. Par la présente requête, la société BBTP demande au tribunal de condamner solidairement la CANGT, le SIAEAG, la société Techfina SA, la société Techfina SAS et la société Dodin Guadeloupe à lui verser la somme de 132 398,20 euros en paiement des sommes dues au titre du solde du marché.
Sur la mise hors de cause du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe :
6. Aucune conclusion n'étant présentée à l'encontre du syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe, celui-ci doit être mis hors de cause.
Sur les conclusions dirigées contre les sociétés Techfina SA, Techfina SAS et Dodin Guadeloupe :
7. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
8. Il ressort de l'examen tant de la requête introductive d'instance que du mémoire complémentaire présentés par la société BBTP que cette dernière s'est abstenue de préciser le fondement juridique de ses conclusions tendant à la condamnation solidaire des sociétés Techfina SAS, Techfina SA, et Dodin Guadeloupe, ces deux dernières sociétés composant, avec elle, le groupement attributaire du marché public de travaux confié par la CANGT. A cet égard, si la société requérante évoque la " fraude " qu'aurait commise la société Techfina SA au stade de la remise du décompte général définitif au maître d'ouvrage, une telle mention ne suffit pas à elle-seule à déterminer la ou les cause juridiques de sa demande indemnitaire, tirées notamment de la responsabilité quasi-délictuelle de la société mandataire du groupement à son égard, ou de sa responsabilité contractuelle fondée sur la méconnaissance de la convention de groupement du 20 avril 2010 qui les liait, au surplus déjà recherchée, en vain, devant le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre. Par suite, les conclusions indemnitaires formées par la société BBTP tendant à la condamnation solidaire des sociétés Techfina SA, Techfina SAS et Dodin Guadeloupe doivent être rejetées pour irrecevabilité, sans qu'il soit possible, en l'état de l'instruction et faute de fondement juridique précis identifié, de statuer sur la compétence de la juridiction administrative pour connaître de la demande formée à l'encontre de ces sociétés.
Sur les conclusions dirigées contre le SIAEAG et la CANGT :
9. Aux termes de l'article 1269 du code de procédure civile : " Aucune demande en révision de compte n'est recevable, sauf si elle est présentée en vue d'un redressement en cas d'erreur, d'omission ou de présentation inexacte () ".
10. L'ensemble des opérations auxquelles donne lieu l'exécution d'un marché de travaux publics est compris dans un compte dont aucun élément ne peut être isolé et dont seul le solde arrêté lors du décompte définitif détermine les droits et obligations définitifs.
11. Il résulte de l'instruction que les travaux dont le paiement est demandé par la société BBTP ont été exécutés dans le cadre du marché public du travaux conclu le 7 janvier 2011 entre le syndicat mixte Nord Grande-Terre, devenu CANGT, et le groupement d'entreprises composé des sociétés Techfina SA, Dodin Guadeloupe et BBTP, dont la société Techfina SA était le mandataire. Les travaux ont été réceptionnés avec réserves en 2014 et le groupement a transmis, par courrier du 26 janvier 2016, un projet de décompte final. Par courrier du 15 avril 2016, le maître d'ouvrage délégué a notifié au groupement le décompte général. Ce décompte a été contesté devant le tribunal administratif de la Guadeloupe par la société Techfina SA, agissant en son nom propre et comme mandataire du groupement d'entreprises dont faisait partie la société BBTP, ainsi que par la société Dodin Guadeloupe. Par un jugement n° 1700284 du 25 septembre 2018, le tribunal administratif a statué sur les réclamations pécuniaires présentées par chaque partie et a déterminé le solde de leurs obligations contractuelles respectives en condamnant la CANGT et le SIAEAG à verser au groupement d'entreprises, à la société Techfina SA et à la société Dodin Guadeloupe la somme totale de 388 847,43 euros, portée à 410 101 euros par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 25 février 2021 n° 18BX04585. Cet arrêt est devenu définitif. Il suit de là que le décompte général du marché, implicitement mais nécessairement fixé par cet arrêt, est lui-même devenu définitif.
12. Le caractère définitif de ce décompte interdisait tout réclamation ultérieure en dehors du cas de fraude ou du cas où l'une ou l'autre des parties sollicite la rectification d'une erreur ou d'une omission dans les conditions limitativement énumérées par l'article 1269 du code de procédure civile précité.
13. En l'espèce, la société requérante soutient que sa demande tendant à réviser le décompte général du marché fixé par la cour administrative d'appel de Bordeaux est recevable, dès lors que ce décompte, entaché d'inexactitudes au sens de l'article 1269 du code de procédure civile, a été établi dans des conditions frauduleuses. D'une part, si la société requérante, à l'appui de ses allégations de fraude, fait valoir qu'elle n'a pas eu connaissance du décompte général définitif au moment de son élaboration ou de la procédure contentieuse de contestation de ce décompte, elle ne se prévaut d'aucun texte ni d'aucun principe faisant obligation au maître d'ouvrage ou au mandataire du groupement de communiquer aux sociétés titulaires du marché le décompte final ou général, alors que la CANGT, en défense, fait valoir sans être contestée qu'aux termes de l'article 13.52 du CCAG Travaux de 1976 applicable au marché, le mandataire du groupement, soit la société Techfina SA, était seule habilitée à présenter les projets de décompte et seule recevable à former des réclamations. Par suite, la société requérante ne caractérise pas l'existence de manœuvres frauduleuses ouvrant droit à réclamation du décompte définitif. D'autre part, la circonstance que certaines sommes dues à la société BBTP n'auraient pas été intégrées au décompte général définitif, très sérieusement contestée par la défense qui se prévaut du jugement du 6 décembre 2019 du tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre relevant que toutes les prestations de travaux réalisées par la société BBTP lui avaient été réglées, ne permet pas, en tout état de cause, de regarder le décompte comme entaché de présentation inexacte, au sens de l'article 1269 précité. Par suite, les demandes indemnitaires formées par la société BBTP, qui tendent à la révision du décompte général définitif, sont irrecevables.
14. Il suit de là que la requête de la société BBTP doit être rejetée en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir opposées par les parties en défense.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société BBTP une somme de 1 500 euros à verser à la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre et une somme de 1 500 euros à verser solidairement aux sociétés Techfina SA et Techfina SAS au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a en revanche pas lieu de faire droit aux demandes présentées sur le même fondement par le SMGEAG.
16. Il y a également lieu de rejeter les conclusions au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, présentées par la société BBTP, partie perdante dans l'instance.
D É C I D E :
Article 1er : Le SMGEAG est mis hors de cause.
Article 2 : La requête de la société BBTP est rejetée.
Article 3 : La société BBTP versera une somme globale de 1 500 euros aux sociétés Techfina SA et Techfina SAS au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et une somme de 1 500 euros à la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre sur le même fondement.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société BBTP, la communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre, la société Techfina SA, la société Techfina SAS, la société Dodin Guadeloupe, au syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe et au syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience publique du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
M. Lubrani, conseiller,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
A. LUBRANI
Le président,
Signé
S. GOUÈS
La greffière,
Signé
N. ISMAËL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
4
N° 1901371
8
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026