jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2201070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 septembre 2022 et le 20 juillet 2023, l'association Kanaoa doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n°2022-124-l/4ème CPA57-BI du 2 juin 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Guadeloupe a rejeté sa demande de subvention pour la mise en œuvre de l'opération MDFSE 201803566, intitulée "ACI GRAN BWABWA 17/20 " ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Guadeloupe de réexaminer sa demande de subvention.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- à titre principal, la décision est entachée d'erreur d'appréciation, dans la mesure où l'aide présentait bien un caractère incitatif, les travaux n'ayant pas débuté à la date du dépôt de la demande de subvention ;
- à titre subsidiaire, le rejet de la demande de subvention révèle la méconnaissance de la règlementation de l'UE.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2023, le conseil départemental de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que le courrier de l'association adressé au tribunal constitue un recours gracieux et non une requête contentieuse ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 1303/2013 du Parlement Européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, au cours de laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Ceccarelli, première conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 mars 2020, l'association Kanaoa a sollicité auprès du conseil départemental de la Guadeloupe le versement d'une subvention au titre du Fonds Social Européen (FSE) pour la mise en œuvre de l'opération " Atelier Chantier d'Insertion KANAOA GRAN BWABWA 17/20 ". Par une décision du 2 juin 2022, le président du conseil départemental de la Guadeloupe a refusé de faire droit à cette demande. Par la présente requête, l'association Kanaoa demande au tribunal d'annuler cette décision et d'enjoindre au conseil départemental de la Guadeloupe de réexaminer sa demande de subvention.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ".
3. Le conseil départemental de la Guadeloupe a opposé une fin de non-recevoir à la requête de l'association Kanoa au motif que le courrier adressé au tribunal ne revêt pas la forme d'un recours contentieux. Il ressort des pièces du dossier que le document transmis au titre de la requête n'est autre que le courrier de recours gracieux adressé au préfet de la Guadeloupe tendant au réexamen de la demande de subvention. En l'absence de conclusion relative à l'annulation de la décision attaquée, la requête transmise au tribunal ne peut être considérée comme respectant les prescriptions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et la demande de l'association Kanoa doit être rejetée comme irrecevable.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de l'association Kanoa est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Kanaoa et au conseil départemental de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M Jean-Laurent Santoni, président,
Mme Ceccarelli Charlotte, première conseillère,
Mme Kenza Bakhta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
C. CECCARELLI
La présidente
Signé
J-L. SANTONI
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026