jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2300160 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 février 2023, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite en date du 12 décembre 2022 par laquelle le maire de la commune de Trois-Rivières a refusé d'une part, de faire droit à sa demande d'avancement au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe à la date du 1er janvier 2017 et de promotion interne dans le grade d'agent de maîtrise et d'autre part, de régulariser son traitement ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Trois-Rivières de procéder à la régularisation de son traitement ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Trois-Rivières la somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est illégale dès lors que l'arrêté prononçant son avancement de grade, pris en décembre 2015, n'a jamais été appliqué ;
- elle est illégale dès lors que le maire a arrêté sa promotion interne dans le grade d'agent de maîtrise par décision en date du 22 mai 2017, décision qui n'a pas été appliquée ;
- elle est illégale dès lors qu'il doit bénéficier d'un avancement de grade en application de l'article 11 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux ;
- il a bénéficié de ses rappels de salaire uniquement sur la période de 2019 à 2022.
La requête a été communiquée à la commune de Trois-Rivières, qui n'a pas produit d'observation en défense malgré une mise en demeure adressée en application de l'article R. 612-3 du code de justice administrative le 2 février 2024.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 84-83 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006 ;
- le décret n° 2016-596 du 12 mai 2016 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bakhta, conseillère,
- et les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est agent public de la commune de Trois-Rivières, au grade d'adjoint technique principal de 2ème classe. Par courrier en date du 7 octobre 2022, reçu le 12 octobre 2022, il a demandé au maire de la commune d'appliquer plusieurs décisions individuelles, d'une part, en prononçant son avancement au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe au 1er janvier 2017 et sa promotion interne dans le grade d'agent de maîtrise et d'autre part, en procédant à la régularisation de son traitement. Sa demande a été implicitement rejetée. Par la présente requête, le requérant doit être regardé comme demandant d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, le requérant soutient que la décision par laquelle il a bénéficié d'un avancement au grade d'adjoint technique principal de 2ème classe n'a jamais été appliqué. Si le requérant soutient qu'il a été reclassé dans ce grade au 1er janvier 2017, alors qu'il devait bénéficier de cet avancement depuis janvier 2015, il ressort des pièces du dossier que le reclassement en date du 1er janvier 2017 est intervenu dans le cadre de l'entrée en vigueur du protocole d'accord sur les carrières et les rémunérations et le requérant n'apporte aucun élément de droit démontrant l'inapplication de cet avancement. Par suite, ce moyen doit être, en tout état de cause, écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 39 de la loi du 26 janvier 1984, dans sa version applicable au litige : " En vue de favoriser la promotion interne, les statuts particuliers fixent une proportion de postes susceptibles d'être proposés au personnel appartenant déjà à l'administration ou à une organisation internationale intergouvernementale, non seulement par voie de concours, selon les modalités définies au 2° de l'article 36, mais aussi par la nomination de fonctionnaires ou de fonctionnaires internationaux, suivant l'une des modalités ci-après : () 2° Inscription sur une liste d'aptitude établie après avis de la commission administrative paritaire compétente, par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents () ".
4. Le requérant soutient que le maire ne pouvait refuser de faire droit à sa demande de promotion interne dans le cadre d'emploi des agents de maîtrise, dès lors qu'il devait bénéficier de cette promotion à compter du 22 mai 2017. Il ressort des pièces du dossier que par courrier en date du 22 mai 2017, le maire de la commune a informé le requérant qu'il entrait dans les conditions d'éligibilité de la promotion interne et que son dossier serait soumis pour avis à la commission administrative paritaire. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant ait été inscrit sur la liste d'aptitude après cette saisine. Ainsi, le requérant ne saurait se prévaloir d'un droit acquis à l'accès au cadre d'emploi des agents de maitrise. Par suite, le moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 11 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux : " L'avancement d'échelon s'effectue selon les conditions prévues par l'article 3 du décret du 12 mai 2016 précité. / L'avancement au grade d'adjoint technique territorial principal de 2e classe s'effectue selon les conditions prévues par l'article 12-1 du même décret. / L'avancement au grade d'adjoint technique territorial principal de 1re classe s'effectue selon les conditions prévues par l'article 12-2 du même décret ". Aux termes de l'article 12-2 du 12 mai 2016 relatif à l'organisation des carrières des fonctionnaires de catégorie C de la fonction publique territoriale : " Peuvent être promus dans un grade situé en échelle de rémunération C3 par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement établi, au choix, les agents relevant d'un grade situé en échelle de rémunération C2 ayant atteint le 6e échelon et comptant au moins cinq ans de services effectifs dans ce grade ou dans un grade d'un autre corps ou cadre d'emplois de catégorie C doté de la même échelle de rémunération, ou dans un grade équivalent si le corps ou cadre d'emplois d'origine est situé dans une échelle de rémunération différente ou n'est pas classé en catégorie C ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-24 du code général de la fonction publique : " " L'avancement de grade au sein de la fonction publique territoriale a lieu suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : / 1° Au choix par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents. Sans renoncer à son pouvoir d'appréciation, l'autorité territoriale tient compte des lignes directrices de gestion prévues chapitre III du titre Ier du livre IV ; / 2° Par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi après une sélection par voie d'examen professionnel ; / 3° Par sélection opérée exclusivement par voie de concours professionnel ". ".
6. Il ne résulte ni de ces dispositions applicables à la situation du requérant ni d'aucune disposition qu'un agent bénéficierait d'un droit à l'avancement de grade au choix par l'écoulement du temps. Par suite, la seule circonstance que M. A satisfaisait la condition de cinq ans de services effectifs dans son grade n'est pas de nature à entacher la décision litigieuse d'une illégalité. Par suite, ce moyen doit être écarté.
7. En quatrième et dernier lieu, le requérant fait valoir qu'il a bénéficié d'un arrêté de reconstitution de carrière en date du 16 mai 2022 et que les rappels de son traitement qu'il a perçu ne portent que sur la période comprise entre 2019 et 2022. Ce moyen, qui n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation la décision implicite en date du 12 décembre 2022 du maire de la commune de Trois-Rivières. Par suite, sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au maire de la commune de Trois-Rivières.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Laurent Santoni, président,
Mme Charlotte Ceccarelli, première conseillère,
Mme Kenza Bakhta, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
K. BAKHTA
Le président,
Signé
J-L. SANTONI
La greffière,
Signé
A. CETOL
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cétol0
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026