jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2300429 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LACOSTE CHEBROUX AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 janvier 2023, la société par action simplifiée (SAS) Muscari, représentée par Me Chebroux, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la mise en demeure valant commandement de payer par laquelle l'ordonnateur de Terre-de-Haut lui a réclamé la somme 6 350,40 euros au titre de non-paiement de redevance d'occupation du domaine public communal ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 6 350,40 euros.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le titre exécutoire contesté n'est pas motivé dès lors qu'il ne permet pas de connaître les bases et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde.
La requête a été communiquée au maire de la commune de Terre-de-Haut et à la direction régionale des finances publiques de Guadeloupe qui n'ont pas produit d'observations en défense.
Par ordonnance du 17 janvier 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 31 janvier 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Biodore,
- et les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. La SAS Muscari exploite le restaurant Au bon Vivre, situé à Terre-de-Haut. Elle a signé une convention d'occupation temporaire contre paiement d'une redevance. La société requérante a reçu une mise en demeure valant commandement de payer la somme de 6 350, 40 euros en vertu d'un titre rendu exécutoire par l'ordonnateur de Terre-de-Haut. Par la présente requête, la SAS Muscari demande au tribunal d'annuler cette décision et de la décharger du titre exécutoire contesté.
Sur les conclusions à de décharge :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance () ". Et aux termes de l'article L. 2125-3 de ce code : " La redevance due pour l'occupation ou l'utilisation du domaine public tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l'autorisation. ".
3. En l'espèce, la SAS Muscari fait grief au maire de Terre de Haut d'avoir fait exécuter d'office les créances BC25000/2021 T338 et BC 2500/2022 T49 correspondant aux redevances d'occupation du domaine public, alors que par arrêté préfectoral, l'exploitation de toutes activités de restauration sur certaines périodes a été prononcée à la suite de la pandémie de la Covid 19. Toutefois, ses allégations ne sont corroborées par aucun document permettant de l'exonérer de ses obligations. Par suite, la société requérante ne peut utilement soutenir que ses créances auraient dû être suspendues.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité, que la requête de la SAS Muscari doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Muscari est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Muscari et au maire de la commune de Terre-de-Haut.
Copie en sera adressée à la direction régionale des finances publiques de la Guadeloupe.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2025 à laquelle siégeaient :
M. Ho Si Fat, président,
Mme Biodore, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.
La rapporteure,
Signé
V. BIODORELe président,
Signé
F. HO SI FAT
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026