mercredi 28 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2300524 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ARMAND LIONEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mai 2023, Mme A B, représentée par le cabinet Arvis Avocats, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assortir l'injonction prononcée par ordonnance de ce tribunal n° 2300144 du 28 février 2023, d'une astreinte de 150 euros par jour de retard dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Morne-à-l'Eau une somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune de Morne-à-l'Eau n'a pas procédé à sa réintégration au poste de chargée de la cellule des achats publics ;
- le 31 mars 2023 , elle a adressé une demande d'exécution à la commune qui, par courrier du 13 avril 2023, lui a fait savoir qu'elle entendait contester l'ordonnance du tribunal ;
- elle dispose d'un élément nouveau en ce que la commune a prévu un recrutement sur son poste à compter du 12 avril 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2023, la commune de Morne-à-l'Eau, représentée par Me Armand, conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé. Elle demande en outre à ce que Mme B soit condamnée à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'aux aux entiers dépens.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n° 2300144 du tribunal administratif du 28 février 2023.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assortir l'injonction de la réintégrer de l'ordonnance n° 2300144 du 28 février 2023 d'une astreinte de 150 euros par jours de retard dans le délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 524-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressé, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".
3. Si l'exécution d'une ordonnance prononçant la suspension d'une décision administrative sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative peut être recherchée dans les conditions définies par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du même code, l'existence de cette voie de droit ne fait pas obstacle à ce qu'une personne intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure d'injonction demeurée sans effet par une astreinte destinée à en assurer l'exécution.
4. Par ordonnance n° 2300144 du 28 février 2023, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 janvier 2023 du maire de la commune de Morne-à-l'Eau portant radiation des cadres de Mme B, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité et a enjoint à la commune de procéder à sa réintégration à titre provisoire, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de cette ordonnance. Cette ordonnance de référé a été notifiée le 1er mars 2023 et n'a pas fait l'objet d'un appel dans les quinze jours de sa notification. Par courrier du 31 mars 2023, l'intéressée a adressé une demande d'exécution de cette ordonnance à la commune, en vain.
5. Il n'est pas contesté par la commune de Morne-à-l'Eau que l'exécution de l'ordonnance du 28 février 2023 n'est pas intervenue à la date de la présente ordonnance. Il résulte au surplus de l'instruction que le poste de Mme B a été pourvue à compter du 12 avril 2023. Dans ces conditions, la commune de Morne-à-l'Eau doit être regardée comme n'ayant pas satisfait à l'injonction qui lui a été faite par le tribunal.
6. Par suite, il y a lieu de modifier l'ordonnance n° 2300144 du 28 février 2023 et d'assortir la mesure d'injonction de réintégration de Mme B ordonnée par ladite ordonnance d'une astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Morne-à-l'Eau la somme de 1 000 euros à verser à Mme B au titre de ces dispositions. En revanche, la demande de la commune défenderesse, en application de ces mêmes dispositions, que la requérante soit condamnée à lui verser une somme de 2 000 euros sera rejetée dans la mesure où la commune est la partie perdante dans la présente affaire.
O R D O N N E :
Article 1er : L'injonction de réintégration de Mme B prescrite par l'ordonnance n° 2300144 du 28 février 2023 est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée à l'encontre de la commune de Morne-à-l'Eau, à compter de l'expiration d'un délai de sept jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : Il est mis à la charge de la commune de Morne-à-l'Eau une somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La demande de la commune de Morne-à-l'Eau en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative est rejetée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Morne-à-l'Eau.
Fait à Basse-Terre, le 28 juin 2023.
Le juge des référés,
Signé :
S. GOUÈS
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé :
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026