jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2300856 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CARVE A.A.R.P.I |
Vu la procédure suivante : Par un déféré n°2300855, enregistré le 17 juillet 2023, le préfet de la Guadeloupe demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision par laquelle le Mémorial ACTe a implicitement refusé de lui transmettre les pièces relatives au marché de maintenance des climatisations conclu avec la société GEM ; 2°) d'annuler le marché relatif au renouvellement de la maintenance des climatisations. Il soutient que : - la décision attaquée méconnait les articles L. 1437 et L. 3131-2 du code général des collectivités territoriales ; - le marché doit être annulé faute d'avoir fait l'objet d'un contrôle de légalité. La requête a été communiquée au Mémorial ACTe qui n'a pas présenté de mémoire en défense. Par un déféré n°2300856, enregistré le 17 juillet 2023, le préfet de la Guadeloupe demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision par laquelle le Mémorial ACTe a implicitement refusé de lui transmettre les pièces relatives au marché de maintenance des installations électriques conclu avec la société SAS EGER ; 2°) d'annuler le marché relatif au renouvellement de la maintenance des installations électriques. Il soutient que : - la décision attaquée méconnait les articles L. 1437 et L. 3131-2 du code général des collectivités territoriales ; - le marché doit être annulé faute d'avoir fait l'objet d'un contrôle de légalité. La requête a été communiquée au Mémorial ACTe qui n'a pas présenté de mémoire en défense. En dépit d'une demande adressée le 10 octobre 2024, au visa de l'article R 613-1-1 du code de justice administrative, le Mémorial ACTe n'a pas produit les pièces sollicitées pour compléter l'instruction. En réponse à la demande formulée par le tribunal sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, le préfet de la Guadeloupe a produit des pièces le 30 octobre 2024, qui ont été communiquées. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, elles n'étaient ni présentes ni représentées. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de Mme Ceccarelli, première conseillère, - les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique. Considérant ce qui suit : 1. Par un courrier en date du 31 mars 2023, le préfet de la Guadeloupe a sollicité auprès de la directrice générale du Mémorial ACTe la transmission de l'ensemble des éléments permettant l'exercice de son contrôle de légalité du marché de maintenance des climatisations conclu avec la société GEM et du marché de maintenance des installations électriques qu'elle devait conclure avec la société SAS EGER. Du silence gardé par le Mémorial ACTe à la suite de ce courrier, est née une décision implicite de rejet le 1er juin 2023. Par deux déférés, le préfet de la Guadeloupe demande au tribunal l'annulation tant des décisions par lesquelles le Mémorial ACTe a implicitement refusé de lui communiquer les éléments nécessaires à son contrôle de légalité des marchés et que l'annulation des marchés eux-mêmes. Sur la jonction : 2. Les requêtes °2300855 et °2300856 présentées par le préfet de la Guadeloupe étant liées par leur objet, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement. Sur les conclusions aux fins d'annulation des marchés : 3. Aux termes de l'article L. 1431-1 du code général des collectivités territoriales : " Les établissements publics de coopération culturelle sont des établissements publics à caractère administratif ou à caractère industriel et commercial, selon l'objet de leur activité et les nécessités de leur gestion ". 4. Sauf disposition législative contraire, lorsqu'un établissement public tient de la loi la qualité d'établissement public industriel et commercial, les contrats conclus pour les besoins de ses activités relèvent de la compétence de la juridiction judiciaire, à l'exception de ceux comportant des clauses exorbitantes de droit commun ou relevant d'un régime exorbitant du droit commun ainsi que de ceux relatifs à celles de ses activités qui ressortissent par leur nature de prérogatives de puissance publique. 5. En l'espèce, le Mémorial ACTe a été créé par arrêté SC/SCI du 1er juillet 2019 qui lui a conféré la qualité d'établissement public de coopération culturelle à caractère industriel et commercial. Les contrats dont le préfet demande l'annulation sont relatifs à son fonctionnement puisqu'ils ont pour objet la maintenance des climatisations et des installations électriques. En dépit d'une demande en ce sens, ils n'ont pas été transmis au tribunal. Dès lors, faute d'établir l'existence même des marchés, les conclusions présentées par le préfet et tendant à l'annulation de ces marchés ne peuvent qu'être rejetées, sans qu'il soit possible en l'état de l'instruction, de statuer sur la compétence de la juridiction administrative pour connaître de cette demande. Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision implicite de refus de transmettre les pièces relatives aux marchés 6. Aux termes de l'article L. 1431-7 du code général des collectivités territoriales : " Sous réserve des dispositions des décrets en Conseil d'Etat prévus à l'article L. 1431-9, sont applicables à l'établissement public de coopération culturelle ou environnementale : - les dispositions du titre III du livre Ier de la troisième partie relatives au contrôle de légalité et au caractère exécutoire des actes des autorités départementales ; / - les dispositions des chapitres II et VII du titre unique du livre VI de la première partie relatives au contrôle budgétaire et aux comptables publics ". Aux termes de l'article L. 3131-2 du même code : " I. - Sont transmis au représentant de l'Etat dans le département, dans les conditions prévues au II : / () 4° Les conventions relatives aux emprunts, les marchés et les accords-cadres d'un montant au moins égal à un seuil défini par décret, les marchés de partenariat ainsi que les contrats de concession, dont les délégations de service public, et les concessions d'aménagement () ". Aux termes de l'article L. 3132-1 de ce code : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 3131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. () ". 7. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées, que le Mémorial ACTe, établissement public de coopération culturelle est soumis à l'obligation de transmettre au préfet de la Guadeloupe les contrats publics relevant du 4° de l'article L. 3131-2 du code général des collectivités territoires qu'il conclut. Cependant, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le Mémorial ACTe a bien conclu les marchés dont il est demandé l'annulation. Ainsi et en tout état de cause, de telles conclusions ne peuvent qu'être rejetées. Au surplus, il sera rappelé que le défaut de transmission d'un acte au contrôle de légalité est sans incidence sur sa légalité. 8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête, que le préfet de la Guadeloupe n'est fondé à demander ni l'annulation des marchés relatifs au renouvellement de la maintenance des installations électriques et des climatisations, ni l'annulation de la décision implicite par laquelle le directeur du Mémorial ACTe a refusé de lui transmettre les pièces relatives à ces marchés. D É C I D E :Article 1er : Les requêtes susvisées du préfet de la Guadeloupe sont rejetées.Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de la Guadeloupe et à la directrice du Mémorial ACTe. Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024 à laquelle siégeaient :M. Jean-Laurent Santoni, président,Mme Ceccarelli Charlotte, première conseillère,Mme Kenza Bakhta, conseillère.Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2024. La rapporteure,SignéC. CECCARELLILe président, SignéJ-L. SANTONI La greffière,SignéA. CETOLLa République mande et ordonne au préfet de la guadeloupe en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,L'adjointe de la greffière en chef,SignéA. Cétol22N° 2300855 et 2300856
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026