mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2301139 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces, enregistrés les 15 septembre, 15 octobre et 7 décembre 2023, Mme A B demande au Tribunal :
1°) d'annuler :
- la décision du 8 août 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe a refusé de lui accorder une remise de sa dette au titre de l'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 3 557 euros ;
- la décision du 18 août 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe a refusé de lui accorder une remise de sa dette de prestations familiales d'un montant de 922,50 euros ;
- la décision du 23 octobre 2023 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe a refusé de lui accorder une remise de sa dette de prime d'activité d'un montant de 2 396,77 euros ;
2°) d'être déchargée du montant de ses dettes.
Elle soutient que :
- elle a reçu des courriers dans lesquels la caisse d'allocations familiales lui a refusé la remise de ses dettes au titre de l'aide personnalisée au logement d'un montant de 3 557 euros, de la prime d'activité d'un montant de 2 396,77 euros et de prestations sociales pour la somme de 922,50 euros ;
- pour elle, son fils était toujours à sa charge, mais, sans savoir lorsqu'il quitterait le foyer, qu'il ne le serait plus, car elle pensait qu'il reviendrait ;
- elle est dans l'incapacité de rembourser ces sommes car elle perçoit à peine 2 000 euros de salaire, avec un loyer à 899 euros, des crédits, des factures, des prélèvements et des assurances à régler, des imprévus et, surtout, un enfant toujours à sa charge dès lors qu'elle l'aide lorsqu'il en a besoin.
La requête a été communiquée, le 17 octobre 2023, à la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré une mise en demeure, en date du 22 février 2024, mais seulement, en application de l'article
R. 778-2 du code de l'action sociale et des familles, les pièces du dossier, enregistrées le 22 août 2024 au greffe du Tribunal.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Sabatier-Raffin, par une décision du 6 septembre 2022, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, en présence de la greffière d'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sabatier-Raffin ;
- et les observations orales de la représentante de la Guadeloupe et de Saint-Martin.
Mme B n'était ni présente, ni représentée.
Par un courrier du 14 octobre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence du juge administratif pour se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de remise de dette portant sur l'indu des allocations familiales, qui relève de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 511-1 et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.
La clôture de l'instruction a été prononcée à 10 h 02, en application de l'article
R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme B demande au Tribunal, d'une part, d'annuler la décision du 8 août 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales a refusé la remise de sa dette d'un montant de 3 557 euros au titre de l'aide personnalisée au logement (APL), de la décision du 18 août 2023 lui refusant la remise de sa dette à hauteur de 922,50 euros au titre des prestations familiales et, enfin, de la décision du 23 octobre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin lui a refusé la remise de sa dette de 2 396,77 euros relative à la prime d'activité et, d'autre part, d'être déchargée du paiement de ses dettes.
Sur l'incompétence de la juridiction administrative et l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au litige : "Les prestations familiales comprennent : / 1°) la prestation d'accueil du jeune enfant ; / 2°) les allocations familiales ; / 3°) le complément familial ; / 4°) l'allocation de logement ; / 5°) l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé ; / 6°) l'allocation de soutien familial ; / 7°) l'allocation de rentrée scolaire ; / 8°) L'allocation forfaitaire versée en cas de décès d'un enfant ; / 9°) l'allocation journalière de présence parentale.". Les contentieux de prestations familiales sont au nombre des litiges relatifs à l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole mentionnés à l'article
L. 142-1 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au litige, comme relevant du contentieux général de la sécurité sociale. Ce contentieux, qui relevait du tribunal des affaires de sécurité sociale jusqu'au 31 décembre 2018, relève, depuis le 1er janvier 2019, du tribunal de grande instance, devenu tribunal judiciaire le 1er janvier 2020.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il n'appartient pas au juge administratif de connaître d'un litige relatif aux prestations familiales qui relève de la compétence du juge judiciaire. Il résulte de l'instruction que les prestations familiales contestées, et révélées par les pièces produites le 22 août 2024 par la Caisse, concernent les allocations familiales. Par suite, en tant qu'elles sont relatives à un indu de prestations familiales, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 18 août 2023 lui notifiant un refus de remise de dette de prestations familiales doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur le bien-fondé des décisions d'indus :
4. Mme B conteste les indus qui s'élèvent à 5 953,77 euros (3 557 € + 2 396,77 €) au motif qu'elle est dans l'incapacité de rembourser cette somme. Il résulte de l'instruction que les différents indus mis à la charge de Mme B, ainsi qu'elle l'admet dans ses écritures, trouvent leur source dans le fait qu'elle a déclaré son fils toujours à sa charge, sans savoir qu'il ne le serait plus, lorsqu'il quitterait son foyer, c'est-à-dire dans les déclarations qu'elle a effectuées. Le fils de Mme B, né le 26 février 2003, a en effet déménagé en métropole le 15 mai 2021 et a été inscrit à la caisse d'allocations familiales de l'Eure-et-Loir. La caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe considère que l'origine des indus litigieux est en conséquence liée à la situation de Mme B et à son niveau de responsabilité. La Caisse fait valoir que la requérante a mis plus de six mois pour déclarer le départ de son fils, notamment pour l'aide personnalisée au logement, et qu'elle a également perçu la prime d'activité de son fils. En tout état de cause, la Caisse précise, pour la période des mois de mai 2021 à novembre 2022, qu'elle n'a pas eu connaissance du départ du fils de Mme B et a versé à celle-ci la somme totale de 8 173,76 euros alors que son droit aux prestations sociales s'élevait à 1 297,49 euros. Par suite, et contrairement à ce que soutient la requérante, les indus de 3 557 euros pour l'aide au logement et de 2 396,77 euros au titre de la prime d'activité mis à la charge de Mme B sont justifiés.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à contester le bien-fondé des indus mis à sa charge.
Sur la demande de remise gracieuse :
6. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, de prime d'activité, d'aide au logement et de prime exceptionnelle de fin d'année ou d'autres aides, autres que les prestations familiales mentionnées à l'article L. 511-1 du code de l'action sociale et des familles, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l'information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l'allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l'information reçue, ignorer qu'il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l'omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.
En ce qui concerne l'aide personnalisée au logement :
7. D'une part, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : "Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : / 1o L'aide personnalisée au logement ; / ().". Aux termes de l'article
L. 821-6 du même code : "Les aides personnelles au logement sont incessibles et insaisissables, sauf : / 1o Au profit de l'organisme payeur, pour le recouvrement des prestations indûment versées ; / 2o Au profit de l'établissement habilité ou du bailleur, en cas de versement de l'aide en tiers payant ; / 3o Pour le recouvrement des créances mentionnées aux articles L. 581-1 et L. 581-3 du code de la sécurité sociale dues par le bénéficiaire, selon les modalités prévues au troisième alinéa de l'article L. 553-2 du même code.". Aux termes de l'article L. 825-3 dudit code : "Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : / 1o Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement; / 2o Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires des aides personnelles au logement.". Aux termes de l'article R. 823-2 de ce code : "Les aides personnelles au logement sont attribuées sur la demande de l'intéressé déposée auprès de l'organisme payeur mentionné à l'article R. 823-1 dont il relève. Cette demande est conforme à un modèle type.". Aux termes de l'article R. 823-6 de ce même code : "Le montant mensuel de l'aide personnelle au logement est calculé pour une période de trois mois à compter de la date à laquelle les conditions d'ouverture du droit à cette aide sont réunies, sous réserve des cas prévus aux articles R. 822-7 à R. 822-17, R. 823-7, R. 823-10 à R. 823-14 ainsi que, le cas échéant, R. 832-9.". Aux termes de l'article R. 823-8 de ce code : "Les aides personnelles au logement sont versées mensuellement à terme échu, dans les conditions définies par les conventions mentionnées à l'article L. 812-2.".
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : "Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés.". Aux termes de l'article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale : "Pour le recouvrement d'une prestation indûment versée ou d'une prestation recouvrable sur la succession" et sans préjudice des articles L. 133-4 du présent code et L. 725-3-1 du code rural et de la pêche maritime, le directeur d'un organisme de sécurité sociale peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère notamment le bénéfice de l'hypothèque judiciaire.".
9. La requérante, en faisant état de sa situation financière précaire, doit être regardée comme ayant sollicité la remise de ses dettes. Il résulte de l'instruction que la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe a refusé d'accorder à Mme B une remise partielle ou totale de sa dette au titre de l'aide au logement et de la prime d'activité comme pour les autres dettes.
10. Il résulte de l'instruction que Mme B a continué de déclarer à la caisse d'allocations familiales que son fils était à sa charge alors qu'il avait déménagé en métropole au mois de mai 2021. Le 9 mars 2023, en réponse au courriel du 8 décembre 2022, par lequel Mme B s'interrogeait sur l'origine de sa dette, la Caisse lui a répondu, ainsi qu'il a été dit au point 4, que, pour la période de mai 2021 à novembre 2022, la somme de 8 173,76 euros lui a été versée alors que son droit était de 1 297,49 euros. Les ressources mensuelles de Mme B, employée dans un cabinet dentaire, en qualité d'assistante dentaire, s'élèvent à 2 149 euros, au regard du bulletin de salaire du mois de septembre 2023, qu'elle produit. Il résulte également de l'instruction que l'intéressée doit assumer des charges mensuelles s'élevant, pour partie, à un montant total de 1 139,13 euros (899,39 € + 92,51 € + 14,72 € + 54,51 € + 78 €), qui correspond à son loyer mensuel (899,39 €), à ses contrats mensualisés au titre des assurances (92,51 €), à l'eau d'août 2022 à avril 2023 (132,48 € / 9 mois ), à l'électricité pour la période du 31 juillet au 30 septembre 2023 (109,01 € / 2 mois) et à l'impôt sur le revenu des mois de septembre à décembre 2023 (312 € / 4 mois), auxquelles s'ajoute le crédit de son véhicule (350 €), sans toutefois justifier de cette somme. Pour rejeter, notamment, la remise de dette de l'intéressée, la caisse d'allocations familiales a calculé le quotient familial de Mme B, qui s'élève à 787 euros par mois, en tenant compte de ses ressources, de ses charges et de la composition de son foyer. Ainsi que le fait valoir la Caisse, il est loisible à la requérante, si elle s'y croit fondée, de solliciter auprès de l'administration un échelonnement de ses remboursements adaptés à sa capacité financière. En tout état de cause, Mme B ne pouvait ignorer les conséquences de ces déclarations, même s'il ne résulte pas de l'instruction qu'il y a eu une intention de la part de la requérante de frauder. Par suite, un tel manquement à ses obligations déclaratives fait obstacle à ce qu'il lui soit accordée une remise gracieuse de l'aide au logement et de la prime d'activité.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées de Mme B tendant à la remise gracieuse de sa dette doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P. SABATIER-RAFFINLa greffière,
Signé
N. ISMAEL
La République mande et ordonne au ministre des Solidarités, de l'Autonomie et de l'Egalité entre les Femmes et les Hommes, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cetol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026