LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2301318

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2301318

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2301318
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantMINIER MAUGENDRE ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné les requêtes de M. B, agent contractuel du CHU de la Guadeloupe, contestant sa suspension de fonctions (décision du 22 juin 2023) et sa prolongation (décision du 20 octobre 2023). Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par l’administration, notamment celles relatives à la tardiveté et à l’absence d’exposé des moyens. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de suspension du 22 juin 2023, estimant que l’administration n’avait pas rapporté la preuve de faits suffisamment graves et vraisemblables pour justifier une telle mesure conservatoire. En conséquence, la décision de prolongation du 20 octobre 2023 a également été annulée par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au CHU de la Guadeloupe de rétablir M. B dans ses fonctions et a condamné l’établissement à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les décisions ont été fondées sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 91-155 du 6 février 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête n° 2300749, et des mémoires enregistrés le 30 juin 2023 et le 13 décembre 2023, M. A B dans le dernier état de ses écritures doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 juin 2023 du directeur général du centre hospitalier de la Guadeloupe (ci-après " CHU de la Guadeloupe ") le suspendant de ses fonctions à compter du 22 juin 2023 pour une durée de quatre mois ;

2°) d'annuler la décision du 20 octobre 2023 prise par le CHU de la Guadeloupe prononçant la prolongation de sa suspension ;

3°) d'enjoindre le CHU de la Guadeloupe à le rétablir dans ses fonctions ;

4°) de mettre à la charge du CHU de la Guadeloupe la somme de 3 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'aucune faute, au demeurant grave, n'était vraisemblablement établie à la date de la décision litigieuse ;

- il a été victime de harcèlement moral.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 octobre 2023, le 22 novembre 2023 et le 5 janvier 2024, le CHU de la Guadeloupe, représenté par la SELARL Minier Maugendre et associés conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions du requérant tendant à ce qu'il soit déclaré recevable et fondé en son recours en annulation de la mesure de suspension de fonction litigieuse et à ce qu'il soit dit et juger que n'est pas rapportée la preuve de faits constitutifs de fautes graves sont irrecevables compte tenu de leur objet ;

- les conclusions du requérant tendant à l'annulation de la décision du 20 octobre 2023 prolongeant la mesure suspension à titre conservatoire sont irrecevables car tardives ;

- les conclusions du requérant à fin d'injonction sont irrecevables car présentées à titre principal ;

- l'ensemble des conclusions est irrecevable dès lors que la requête ne comporte l'exposé d'aucun moyen ;

- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

II. Par une requête n° 2301318 et des mémoires enregistrés le 4 octobre 2023 et le 13 décembre 2023, M. A B dans le dernier état de ses écritures doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision prise par le CHU de la Guadeloupe prononçant la prolongation de sa suspension, qui lui a été notifiée le 23 octobre 2023 ;

2°) d'enjoindre le CHU de la Guadeloupe à le rétablir dans ses fonctions ;

3°) de mettre à la charge du CHU de la Guadeloupe la somme de 3 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'aucune faute, au demeurant grave, n'est vraisemblablement établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2023, le CHU de la Guadeloupe, représenté par la SELARL Minier Maugendre et associés conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions du requérant à fin d'injonction sont irrecevables car présentées à titre principal ;

- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ceccarelli, première conseillère,

- les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bredent, représentant le CHU de la Guadeloupe.

M. B n'était ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a été embauché par un contrat de droit public à durée indéterminée, daté du 23 mars 2016, en qualité de directeur-adjoint du centre hospitalier de Pointe-à-Pitre/Abymes, et a été affecté à la direction du système d'information. Par un courrier du 22 juin 2023, il lui été notifié la suspension de ses fonctions pour une durée maximale de quatre mois, à compter du 22 juin 2023 et par un courrier, notifié le 23 octobre 2023, cette suspension a été prolongée d'une durée de quatre mois. Par les présentes requêtes, il sollicite l'annulation de ces deux décisions.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n°2300749 et n°2301318 présentées par M. B étant liées par leur objet, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les fins de non-recevoir :

3. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le CHU de la Guadeloupe, le fait que le requérant sollicite du tribunal " qu'il soit dit et juger que n'est pas rapportée la preuve de faits constitutifs de fautes graves " ne saurait être regardé comme des conclusions. En revanche, dès lors que le requérant sollicite " qu'il soit déclaré recevable et fondé en son recours en annulation de la mesure de suspension de fonction litigieuse ", il doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 22 juin 2023 du directeur général du centre hospitalier de la Guadeloupe le suspendant de ses fonctions. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense relative à l'irrecevabilité de l'objet des conclusions doit être rejetée.

4. En deuxième lieu, le CHU de la Guadeloupe fait valoir que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 20 octobre 2023 prolongeant la mesure suspension à titre conservatoire sont irrecevables en raison de leur tardiveté. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, dans la requête n° 2301318, le requérant a contesté la décision attaquée dès le 23 octobre 2023, soit trois jours après en avoir reçu notification et que, dans la requête n°2300749, il a complété ses conclusions par un mémoire enregistré le 12 décembre 2023, soit dans le délai de recours contentieux de deux mois. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense relative à la tardiveté doit être rejetée.

5. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le CHU de la Guadeloupe, les conclusions du requérant à fin d'injonction doivent être regardées, non pas comme présentées à titre principal, mais comme formées à l'appui des conclusions aux fins d'annulation de la décision du 20 octobre 2023. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être rejetée.

6. En dernier lieu, contrairement à ce que soutient le CHU de la Guadeloupe, la requête de M. B ne saurait être regardée comme dépourvue de moyens dès lors qu'il conteste la matérialité des fautes graves ayant fondées la décision de suspension contestée et qu'il vise divers textes, tels que l'article L1152-1 du code du travail et l'article 39-1 du décret du 6 février 1991. Par suite, il convient de rejeter la fin de non-recevoir opposée en défense.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision initiale de suspension de fonctions

7. En premier lieu, aux termes de l'article 39-1 du décret du 6 février 1991, relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière :" En cas de faute grave commise par un agent contractuel, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité définie à l'article 40 du présent décret. () Sauf en cas de poursuites pénales, l'agent ne peut être suspendu au-delà d'un délai de quatre mois. Si, à l'expiration de ce délai, aucune décision n'a été prise par l'autorité précitée, l'intéressé, sauf s'il fait l'objet de poursuites pénales, est rétabli dans ses fonctions. () ".

8. Une mesure de suspension de fonctions ne peut être prononcée à l'égard d'un fonctionnaire que lorsque les faits imputables à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité et que l'éloignement de l'intéressé se justifie au regard de l'intérêt du service. Eu égard à la nature conservatoire d'une mesure de suspension et à la nécessité d'apprécier, à la date à laquelle cet acte a été pris, la condition tenant au caractère vraisemblable des faits, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de statuer au vu des informations dont disposait effectivement l'autorité administrative au jour de sa décision.

9. Il ressort des pièces du dossier que pour prendre la mesure litigieuse, le directeur du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a justifié sa décision d'écarter du service M. B dans l'intérêt du service en raison de multiples dysfonctionnements constitutifs d'une faute grave. D'une part, le rapport d'audit du système d'informations réalisé au cours du mois de mars 2019 a constaté de nombreuses défaillances, dont quatre risques majeurs, résultant d'un défaut de maintenance et de vigilance du système. A titre d'exemple, il est relevé que " la sécurité du flux entrant et sortant ne sont supportés que par un seul équipement (firewall) qui n'est plus sous maintenance, les logiciels et du matériels défectueux (disques durs hors services), un défaut de maintien en conditions opérationnelles des certaines fonctionnalités, une très faible culture de la sécurité (mots de passe très faibles et présents dans les documentations, usage du coffre-fort non généralisé) ". Comme le démontrent les onze mails rédigés dans le courant de l'année 2019 par plusieurs professionnels exerçant au sein de l'établissement, les défaillances des systèmes d'informations ont toutefois persisté mettant parfois en danger la sécurité des patients. Il ressort également des courriers du 4 décembre 2019, du 5 avril 2020, du 28 avril 2020, et 30 septembre 2022, que face cette situation M. B a été alerté à plusieurs reprises sur les manquements constatés par les deux directeurs généraux qui se sont succédés. En dépit de cela pas moins de quarante signalements de dysfonctionnement, émanant de divers services, ont été transmis à la direction des systèmes d'informations au cours de l'année 2022. A titre d'exemple, il est relevé que " Le 21.02.2022 : " Défaut de la ligne téléphonique de l'urgence intra hospitalière 1111 lors de la PEC d'un arrêt cardio respiratoire. Arrivés des réanimateurs qui ont constaté le décès de la patiente ", ainsi que " Le 1.12.2022 : " impossibilité de regarder un scanner pulmonaire réalisé 3 jours avant, le scanner ayant été effacé faute de place sur le disque dur du TDM - le patient décède ". Si M. B soutient que la décision litigieuse trouve son origine dans le fait qu'il aurait dénoncé plusieurs années auparavant un conflit du directeur adjoint dans le cadre de l'attribution de marchés, il ne l'établit pas. En outre, contrairement à ce qu'il indique, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que les dysfonctionnements de sa direction était la conséquence d'un budget insuffisant. Enfin, les griefs exposés par le requérant à l'égard de la feuille de route établie par le ministère de la santé, le 31 octobre 2022, sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dans ces conditions, les griefs articulés contre le requérant étaient de nature à caractériser des manquements aux obligations professionnelles qui par leur nature, leur gravité et leur incidence sur le fonctionnement de l'établissement présentaient un caractère de vraisemblance suffisant pour qu'une mesure de suspension ait pu légalement lui être appliquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

10. En deuxième lieu, M. B a indiqué au sein d'une de ses productions que la décision contestée s'inscrit dans un contexte de harcèlement moral dont il ferait l'objet de la part de la direction depuis 2019. Toutefois, dès lors qu'il ne produit aucun élément de nature à faire présumer l'existence d'un tel harcèlement, le moyen ne pourra qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision de prolongation de la suspension de fonctions

11. Aux termes de l'article 2-1 du décret du 6 février 1991, relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière :" III - La commission consultative paritaire est obligatoirement consultée dans les cas prévus aux articles 17-1,17-2,41-5 et 41-6 ainsi que sur :1° Les décisions individuelles relatives aux licenciements intervenant postérieurement à la période d'essai ; () ".

12. En l'espèce, il est constant qu'à la date de la décision attaquée, aucune poursuite pénale n'avait été engagée contre le requérant. Le CHU fait valoir que la prolongation de suspension de M. B a pour origine les difficultés récurrentes que l'administration a rencontrées lorsqu'elle a tenté de réunir la commission consultative paritaire. Elle produit sept procès-verbaux de séance et un courrier rédigé entre l'année 2023 et 2024 qui attestent de l'absence de quorum en raison d'un manque de représentant du personnel et d'entrave de certains d'entre eux à la tenue des séances. Elle ajoute qu'il a été fait le choix de prolonger la suspension du requérant et de ne pas considérer que l'avis préalable de la commission revêtait le caractère d'une formalité impossible afin de ne pas le priver d'une garantie. Ces circonstances ne sont, toutefois, pas de nature à justifier la prolongation de la durée d'une mesure de suspension prononcée à titre conservatoire au-delà de la durée prévue par les dispositions précitées. Par suite, M. B est fondé à contester la légalité de la décision de prolongation de sa suspension de fonctions.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est uniquement fondé à demander l'annulation de la décision du 20 octobre 2023 qui a prolongé la suspension décidée par le directeur général du CHU le 22 juin 2023.

Sur l'injonction

14. Si M. B demande qu'il soit enjoint au directeur général du CHU de le réintégrer dans ses fonctions, ces conclusions sont devenues sans objet dès lors que la mesure contestée prenait fin au 23 février 2024 et qu'au surplus, il a fait l'objet d'une mesure disciplinaire de licenciement le 13 septembre 2024.

Sur les frais liés au litige :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du CHU de la Guadeloupe la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas non plus lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du M. B la somme demandée par le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 20 octobre 2023 par laquelle le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe a prolongé la suspension de ses fonctions décidée le 22 juin 2023 est annulée.

Article 2 : Le surplus de la requête n° 2301318 est rejeté.

Article 3 : La requête n° 2300749 est rejetée.

Article 4 : Les conclusions du centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe.

Délibéré après l'audience du 12 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Laurent Santoni, président

Mme Charlotte Ceccarelli, première conseillère,

Mme Kenza Bakhta, conseillère.

La rapporteure,

Signé

C. CECCARELLI

Le président,

Signé

J-L. SANTONI

La greffière,

Signé

A. CETOL

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

L'adjointe de la greffière en chef,

Signé

A. Cétol

N° 2300749, 2301318

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions