LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2400157

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2400157

vendredi 30 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2400157
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., agente territoriale, qui demandait la condamnation de la commune de Capesterre-Belle-Eau à lui verser des rappels de rémunération. La requérante n’ayant pas chiffré ses conclusions indemnitaires, la fin de non-recevoir soulevée par la commune a été accueillie, rendant la demande irrecevable. Le tribunal a également relevé que Mme B... ne justifiait pas de l’existence du préjudice allégué. La décision est fondée sur les règles de recevabilité des conclusions indemnitaires en l’absence de chiffrage.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 février 2024, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) de condamner la commune de Capesterre-Belle-Eau à lui verser ses rappels de rémunération dus en application de l’arrêté portant reconstitution de carrière en date du 17 décembre 2021 et de l’arrêté portant déroulement de carrière et reclassement au 1er janvier 2022 en date du 30 décembre 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Capesterre-Belle-Eau la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la décision implicite de rejet du maire de la commune est insuffisamment motivée ;
- les deux arrêtés, respectivement en date du 7 novembre 2021 et 30 décembre 2022, impliquaient une augmentation de son traitement ;
- elle n’a jamais perçu de rappels de rémunération en application de ces arrêtés ;
- elle aurait dû bénéficier d’un avancement de grade.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2024, la commune de Capesterre-Belle-Eau conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- les conclusions indemnitaires de la requête sont irrecevables en l’absence de chiffrage ;
- la requérante ne démontre pas l’existence d’une faute de l’administration ni la réalité du préjudice financier allégué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Bakhta, conseillère,
- et les conclusions de Mme Créantor, rapporteure publique.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Mme A... B... est agente de la fonction publique territoriale, exerçant ses fonctions au sein de la commune de Capesterre-Belle-Eau. La requérante a bénéficié d’un arrêté portant reconstitution de carrière en date du 17 décembre 2021, ainsi que d’un arrêté en date du 30 décembre 2022 portant déroulement de carrière et reclassement au 1er janvier 2022. Par courrier en date du 11 octobre 2023, Mme B... a notamment demandé au maire de la commune de Capesterre-Belle-Eau de procéder au paiement des rappels de rémunération liés à ces deux arrêtés, demande restée sans réponse. Par la présente requête, Mme B... doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner la commune de Capesterre-Belle-Eau à l’indemniser de l’absence de paiement de ses rappels de rémunération.

Sur les conclusions à fin d’indemnisation :

Par sa requête, qu’elle qualifie de recours plein contentieux, la requérante doit être regardée comme recherchant la responsabilité de la commune de Capesterre-Belle-Eau sur le fondement de l’inexécution financière de plusieurs arrêtés relatifs à sa carrière. Toutefois, Mme B... n’a pas chiffré ses conclusions à fin d’indemnisation alors qu’une fin de non-recevoir lui a été opposée sur ce point par la commune en défense, laquelle doit ainsi être accueillie. Par suite, les conclusions indemnitaires de la requête tendant à obtenir réparation du préjudice résultant de l’absence de rappels de rémunération, dont au demeurant, la requérante ne justifie pas l’existence, ne sont pas recevables et doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Capesterre-Belle-Eau, qui n’est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme B... au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la commune de Capesterre-Belle‑Eau au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Capesterre-Belle-Eau présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au maire de la commune de Capesterre-Belle-Eau.


Délibéré après l’audience du 13 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Frank Ho Si Fat, président
Mme Charlotte Ceccarelli, première conseillère,
Mme Kenza Bakhta, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2026.



La rapporteure,

Signé


K. BAKHTA


Le président,

Signé


F. HO SI FAT
La greffière,

Signé


A. CETOL


La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. CETOL

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions