LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2400203

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2400203

jeudi 19 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2400203
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantCATALAN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société Les Résidences de la Caravelle d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 4 décembre 2023 refusant le remboursement d’un crédit de TVA de 35 489 euros pour la période d’août 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement de cette somme, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 février 2024 et le 30 janvier 2025, la société les résidences de la Caravelle, représentée par Me Raymonde Catalan, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d’annuler la décision du 4 décembre 2023 par laquelle l’administration fiscale a rejeté sa demande de remboursement de crédit de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er août au 31 août 2023 pour un montant de 35 489 euros ;

2°) de condamner l’administration fiscale à lui rembourser la somme de 35 489 euros au titre du crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre de la période du 1er août au 31 août 2023

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle soutient que :
- la décision du 4 décembre 2023 est illégale dès lors que c’est à tort que l’administration fiscale a remis en cause l’assujettissement à la TVA de son activité touristique et a appliqué les dispositions de l’article 261 D 4°b) du code général des impôts ;
- les conditions dans lesquelles la société requérante offre sa prestation traduit une situation de concurrence dans le secteur hôtelier et elle est assujettie à la TVA contrairement à ce qu’a considéré l’administration.




Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, la direction régionale des finances publiques de la Guadeloupe conclut au non-lieu à statuer, un dégrèvement ayant été prononcé d’office.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Biodore,
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin , rapporteur public,
- et les observations de Me Catalan, représentant la société requérante.


Considérant ce qui suit :

La société les résidences de la Caravelle, qui exerce une activité d’hébergement touristique de courte duré et des activités connexes, a demandé le remboursement de crédits de taxe sur la valeur ajoutée et taxes assimilées au titre de la période du 1er août au 31 août 2023, par formulaire déposé le 15 septembre 2023. Par décision du 4 décembre 2023, l’administration a rejeté sa demande. Par la présente requête, la société requérante demande au tribunal d’annuler cette décision et de condamner l’administration à lui rembourser la somme de 35 489 euros au titre du crédit de TVA.


Sur l’exception de non-lieu :

Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la présente requête, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement de 35 489 euros à la société les résidences de la Caravelle. Les conclusions de la requête sont, dans cette mesure, devenues sans objet.

Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et de condamnation de la requête de la société les résidences de la Caravelle.


Sur les frais liés au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par la société les résidences de la Caravelle.



D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société les résidences de la Caravelle.

Article 2 : L’Etat versera la somme de 1 500 euros à la société les résidences de la Caravelle sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la Société les résidences de la caravelle et à la direction régionale des finances publiques de la Guadeloupe.


Délibéré après l'audience du 5 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Santoni, président,
Mme Biodore, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.


La rapporteure,
Signé
V. BIODORE

Le président,
Signé
J-L. SANTONI

La greffière,

Signé

L. LUBINO


La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme
La greffière
Signé
L. LUBINO



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions