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AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2400272

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2400272

lundi 26 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2400272
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision ministérielle 48SI et des retraits de points consécutifs à trois infractions routières. Le ministre de l’intérieur ayant retiré les décisions contestées, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête devenue sans objet. En application de l’article L.761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision ministérielle 48SI et les décisions ministérielles de retraits de points et d'ordonner la restitution des points illégalement retirés s'agissant des infractions en date des 16 septembre 2022, 2 janvier 2022 et 18 novembre 2020. Il demande en outre que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2024, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer en faisant valoir que les décisions de retrait de points faisant grief ont été retirées et que, par conséquent, la requête est devenue sans objet.

Vu :

- les pièces jointes à la requête ;

Vu

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En application du 3° de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () " ;

2. Il résulte, tant du mémoire en défense du ministre de l'intérieur que des mentions concordantes du relevé d'information intégral relatif à la situation personnelle du requérant, que les décisions faisant grief ont été retirées par le ministre de l'intérieur. Ainsi les conclusions de la requête sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de condamner l'Etat à verser la somme de 1 200 euros à M. B en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.

Article 2 : L'Etat est condamné à verser la somme de 1 200 euros à M. B en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Fait à Basse-Terre le 26 août 2024.

Le président,

Signé

S. GOUÈS

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

L'adjointe de la greffière en chef,

Signé

A. Cetol

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