LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2400473

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2400473

vendredi 10 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2400473
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDURAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 18 avril 2024, la SARL Transport du Centre, représentée par la SELARL Lacluse, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin (PCSM) de se conformer à ses obligations de publicité et de mise en concurrence et de procéder à un nouvel appel d'offres relatif aux lots 6 et 12 ;

2°) de mettre à la charge du syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- elle a intérêt à agir étant un candidat évincé ;

- en ce qui concerne le lot n°6, l'offre de la SARL Voyageurs ne peut être meilleure que la sienne dès lors que l'écart de notation sur le critère technique est relativement faible (27,30 - 21,85 = 5,45), qu'elle détient la meilleure note (note suprême) au regard du critère prix, tout aussi déterminant, que le circuit correspondant à ce lot 6 était exploité par elle depuis plus de 10 ans l'ayant conduit à procéder au recrutement de personnel en contrat de travail à durée indéterminée qu'il va devoir licencier en pleine année scolaire par suite du rejet de son offre et qu'il s'agit là d'un surcoût qui devrait normalement faire l'objet d'un sous-critère technique donnant lieu à une majoration de points en pareille circonstance ;

- en ce qui concerne le lot n°12, la notation octroyée à l'offre de l'entreprise Rosier ne peut être meilleure que la sienne dès lors que l'écart de notation sur le critère technique est relativement faible (29,02 - 23,14= 5,88) et qu'elle détient la meilleure note (note suprême) au regard du critère prix, tout aussi déterminant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2024, le syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin, représenté par le cabinet Taithe Panassac et associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la SARL Transport du Centre de la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les moyens ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 2 mai 2024, la société Transport Rosier conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Par un mémoire, enregistré le 6 mai 2024, la SARL Voyageurs, représentée par Me Durand, conclut à l'irrecevabilité de la requête en l'absence de lésion, à son rejet ainsi qu'à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 4 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requérante est dans l'incapacité de démontrer une quelconque lésion ;

- les moyens ne sont pas fondés.

Vu :

- l'arrêté du 22 mars 2019 fixant la liste des impôts, taxes, contributions ou cotisations sociales donnant lieu à la délivrance de certificats pour l'attribution des contrats de la commande publique ;

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Mahé, vice-présidente, en application de l'article L.551-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 6 mai 2024 à 9 heures.

Ont été entendus aux cours de l'audience publique, en présence de Mme Cétol, greffière :

- le rapport de Mme Mahé, juge des référés ;

- les observations de Me Lacluse, avocat de la societé Transport du Centre, qui reprend ses écritures ;

- les observations de Me Panassac, avocat du syndicat mixte des transports du PCSM qui reprend ses écritures ;

- les observations de Me Neveu, substituant Me Durand, avocat de la SARL Voyageurs ;

- les observations de la société Transport Rosier, représentée par son gérant.

La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience à 13 heures après que la requête et l'ensemble des mémoires aient communiqués aux parties avant l'audience.

Le syndicat mixte des transports du PCSM a présenté une note en délibéré enregistrée le 7 mai 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par un avis public d'appel à la concurrence publié le 7 janvier 2024, le syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin (PCSM) a lancé une procédure d'appel d'offres ouvert portant sur des prestations de services de transport public de voyageurs à vocation scolaire situés sur le périmètre de ce syndicat comportant 24 lots passés sous la forme d'accord cadre mono-attributaire à bons de commande pour une valeur totale de 13 000 000 euros HT. La SARL Transport du Centre a présenté une offre visant au gain des lots n°1 " Ecole Joseph Théodore Faustin 1 et 2/Ecole élémentaire Hilarion Léogane ", n°6 : " collèges A Isaac/Aurélie Lambourde " et n°12 : " LGT Providence ". Par une lettre du 8 avril 2024, le syndicat mixte des transports du PCSM l'a informée que son offre n'avait pas été retenue sur les lots n° 6 et 12, celle-ci n'ayant pas été jugée économiquement la plus avantageuse au regard des critères de choix définis dans le règlement de consultation. Par la présente requête, la SARL Transport du Centre demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'enjoindre au syndicat mixte des transports du petit Cul de Sac Marin de se conformer à ses obligations de publicité et de mise en concurrence et de procéder à un nouvel appel d'offres relatif aux lots 6 et 12.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, ou la délégation d'un service public. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ". Aux termes de son article L. 551-3 : " Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés".

3. En vertu de ces dispositions, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles qui sont susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge des référés précontractuels de rechercher si l'entreprise qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésée ou risquent de la léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente. Le juge saisi peut ordonner à l'auteur d'un manquement aux dispositions auxquelles ces dispositions se réfèrent, de se conformer à ses obligations, suspendre la passation du contrat ou l'exécution de toute décision qui s'y rapporte, annuler ces décisions et supprimer des clauses ou des prescriptions destinées à figurer dans le contrat. Toutefois, les pouvoirs conférés au juge des référés précontractuels par l'article L. 551-1 du code de justice administrative ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat.

4. Aux termes de l'article L. 2152-7 du code de la commande publique : " Le marché est attribué au soumissionnaire ou, le cas échéant, aux soumissionnaires qui ont présenté l'offre économiquement la plus avantageuse sur la base du critère du prix ou du coût. L'offre économiquement la plus avantageuse peut également être déterminée sur le fondement d'une pluralité de critères non discriminatoires et liés à l'objet du marché ou à ses conditions d'exécution, parmi lesquels figure le critère du prix ou du coût et un ou plusieurs autres critères comprenant des aspects qualitatifs, environnementaux ou sociaux. Les modalités d'application du présent alinéa sont prévues par voie réglementaire. / Les offres sont appréciées lot par lot, sauf lorsque les entités adjudicatrices ont autorisé les opérateurs économiques à présenter des offres variables selon le nombre de lots susceptibles d'être obtenus en application du second alinéa de l'article L. 2151-1. / Le lien avec l'objet du marché ou ses conditions d'exécution s'apprécie conformément aux articles L. 2112-2 à L. 2112-4 ". Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au pouvoir adjudicateur de déterminer l'offre économiquement la plus avantageuse en se fondant sur des critères permettant d'apprécier la performance globale des offres au regard de ses besoins. Ces critères doivent être liés à l'objet du marché ou à ses conditions d'exécution, être définis avec suffisamment de précision pour ne pas laisser une marge de choix indéterminée et ne pas créer de rupture d'égalité entre les candidats.

5. En premier lieu, il n'appartient pas au juge du référé précontractuel, qui doit seulement se prononcer sur le respect, par le pouvoir adjudicateur, des obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation d'un contrat, de se prononcer sur l'appréciation portée sur la valeur d'une offre ou les mérites respectifs des différentes offres. Il lui appartient, en revanche, lorsqu'il est saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le pouvoir adjudicateur n'a pas dénaturé le contenu d'une offre en méconnaissant ou en en altérant manifestement les termes et procédé ainsi à la sélection de l'attributaire du contrat en méconnaissance du principe fondamental d'égalité de traitement des candidats.

6. Or, la société requérante se borne à faire valoir que sur les lots en litige, son offre serait la meilleure dès lors que l'écart de notation sur le critère technique est relativement faible et qu'elle détient la meilleure note au regard du critère prix. Toutefois, ainsi qu'il a été dit, il n'appartient au juge précontractuel de procéder à un contrôle des mérites respectifs des candidats. Si la société requérante soutient que le circuit correspondant au lot n° 6 était exploité par elle depuis plus de 10 ans l'ayant conduit à procéder au recrutement de personnel en contrat de travail à durée indéterminée qu'elle va devoir licencier en pleine année scolaire par suite du rejet de son offre, cette situation aussi regrettable soit elle n'est pas de nature à caractériser un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence de l'acheteur qui a apprécié les offres au regard des critères prévus par le règlement de consultation. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que l'offre de la société requérante aurait été dénaturée.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête présentées par la société Transport du Centre doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la SARL Voyageurs.

Sur les frais du litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du syndicat Mixte des transports du PCSM, qui n'est pas la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la SARL transport du Centre et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, sur le fondement de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de la SARL Transport du Centre, le versement au syndicat mixte des transports du PCSM et à la SARL Voyageurs une somme respective de 1 500 euros au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête présentée par la SARL Transport du Centre est rejetée.

Article 2 : La SARL Transport du Centre versera une somme de 1 500 euros au syndicat mixte des transports du PCSM au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La SARL Transport du Centre versera une somme de 1 500 euros à la SARL Voyageurs au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Transport du Centre, au syndicat mixte des transporteurs du Petit Cul de Sac Marin, à la SARL Voyageurs et à la SARL transport Rosier.

Fait à Basse Terre, le 10 mai 2024.

Le Juge des référés,

Signé

N. MAHE

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

L'adjointe de la greffière en chef,

Signé

A. Cétol

N°2400473

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions