vendredi 10 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2400494 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DURAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 et 29 avril, 2 mai 2024, sous le n° 2400494, la SA Pajamandy, représentée par Me Orier, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la procédure de passation du lot n° 18 du marché public relatif à l'exécution de prestations de services de transport public de voyageurs à vocation scolaire situés sur le périmètre du syndicat Mixte des Transports du Petit Cul de Sac Marin (PCSM) ;
2°) d'enjoindre au syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin, si elle entend maintenir la procédure de passation, de relancer la procédure de passation du lot n° 18 ;
3°) de mettre à la charge du syndicat mixte des transports du petit Cul de Sac Marin la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir, en sa qualité de candidat évincé ;
- le pouvoir adjudicateur a commis une erreur manifeste d'appréciation en jugeant son offre anormalement basse.
Par un mémoire, enregistré le 3 mai 2024, la société Pajamandy, représentée par Me Orier, déclare se désister de sa requête concernant le lot n°18.
Par des mémoires en défense et de transmission de pièces, enregistrés les 1er, 3 et 6 mai 2024, le syndicat mixte des transports du petit Cul de Sac Marin, représenté par le cabinet Taithe Panassac associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la SA Pajamandy de la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les moyens ne sont pas fondés ;
- il convient de donner acte au désistement et maintient ses conclusions au titre des frais irrépétibles à hauteur de 1 500 euros.
Par un mémoire, enregistré le 6 mai 2024, la SARL Voyageurs, représentée par Me Durand, conclut à ce que le juge prenne acte du désistement et à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 1200 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- l'arrêté du 22 mars 2019 fixant la liste des impôts, taxes, contributions ou cotisations sociales donnant lieu à la délivrance de certificats pour l'attribution des contrats de la commande publique ;
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Mahé, vice-présidente, en application de l'article L.551-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 6 mai 2024 à 9 heures.
Ont été entendus aux cours de l'audience publique, en présence de Mme Cétol, greffière :
- le rapport de Mme Mahé, juge des référés ;
- les observations de Me Orier, représentant la SARL Pajamandy qui confirme son désistement ;
- les observations de Me Panassac, avocat du syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin ;
- les observations de Me Neveu, substituant Me Durand, avocat de la SARL Voyageurs.
La clôture de l'instruction a été fixée après l'audience à 13 heures après que l'ensemble des mémoires et requête aient été communiqués avant l'audience aux différentes parties.
Le syndicat mixte des transports du PCSM a présenté une note en délibéré, enregistrée le 7 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis public d'appel à la concurrence publié le 7 janvier 2024, le syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin a lancé une procédure d'appel d'offres ouvert portant sur des prestations de services de transport public de voyageurs à vocation scolaire situés sur le périmètre de ce syndicat comportant 24 lots passés sous la forme d'accord cadre mono-attributaire à bons de commande pour une valeur totale de 13 000 000 euros HT. La
SA Pajamandy a présenté une offre visant au gain du lot n°18. Par une lettre du 8 avril 2024, le syndicat mixte des transports du PCSM l'a informée que son offre n'avait pas été retenue, celle-ci ayant été jugée anormalement basse. Par la présente requête, la SA Pajamandy demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler la procédure d'attribution du marché n° 18 et d'enjoindre au pouvoir adjudicateur la reprise de la procédure de passation de ces marchés.
2. Toutefois, par un mémoire, enregistré le 3 mai 2024, la société Pajamandy déclare se désister des conclusions de sa requête tendant à l'annulation de la procédure de marché du lot n° 18. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu de lui en donner acte.
Sur les frais du litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre une somme à la charge de la SARL Pajamandy au titre des frais exposés par le syndicat mixte de transports du PCSM et par la SARL Voyageurs et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte au désistement de la requête enregistrée sous le n° 2400494 présentée par la SA Pajamandy et concernant le lot n° 18.
Article 2 : Les conclusions présentées par le syndicat mixte des transports du PCSM sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions présentées par la SARL Voyageurs sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Pajamandy, au syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin et à la SARL Voyageurs.
Fait à Basse Terre, le 10 mai 2024.
Le Juge des référés,
Signé
N. MAHE
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
L'adjointe de la greffière en chef,
Signé
A. Cétol
N°2400494
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026