mardi 17 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2400543 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 avril 2024, Mme C D forme opposition à la contrainte émise par la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Guadeloupe et de Saint-Martin, le 27 mars 2024 et signifiée par huissier le 18 avril 2024, mettant à sa charge un indu d'allocation de logement sociale (ALS), pour la période du 1er octobre 2018 au 30 juin 2020, d'un montant de 4 497 euros.
Elle soutient que :
- l'origine de l'indu est liée à un versement à tort du 1er octobre 2018 au 30 juin 2020 suite à son déménagement ;
- à cette période, elle était toujours locataire de son logement à Baie-Mahault ; elle a déménagé le 30 juin 2020 ;
- l'allocation de logement sociale était versée directement à son propriétaire, M. B A ;
- compte tenu de sa situation financière précaire, elle est dans l'incapacité de régler cette dette n'ayant aucune source de revenu, percevant seulement une pension de retraite d'un montant de 1 000 euros par mois pour subvenir à son quotidien ;
- elle a saisi la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales.
Par un courrier du 14 mai 2024, la requête a été communiquée à la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré une mise en demeure adressée par lettre du 30 décembre 2024, mais seulement, en application de l'article R. 772-8 du code de justice de justice administrative, les pièces du dossier, enregistrées le 1er avril 2025 au greffe du Tribunal, et régulièrement communiquées à la partie adverse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Sabatier-Raffin, par une décision du 3 février 2025, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, et en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sabatier-Raffin ;
- et les observations orales de la représentante de la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe.
Mme D n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D forme opposition à la contrainte émise par le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin, le 27 mars 2024, en vue du recouvrement de la somme restant due de 4 497,00 euros sur celle initiale de 5 232 euros, après le remboursement de 735 euros, et correspondant au versement à tort pour la période du 1er octobre 2018 au 30 juin 2020 d'une allocation de logement sociale (ALS).
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête enregistrée au greffe du Tribunal le 29 avril 2024, la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe a réexaminé les droits de Mme D à compter du 1er octobre 2024 et procédé à la régularisation du dossier de l'intéressée, en l'informant par un courrier du 10 septembre 2024 que la Caisse lui devait la somme de 7 146 euros, correspondant au montant dû de 11 643 euros, moins la retenue de 4 497 euros. Ainsi que le fait valoir à l'audience la représentante de la caisse d'allocations familiales, celle-ci n'a plus de créance sur la requérante. Cette créance ayant ainsi disparu, les conclusions de la requête de Mme D sont devenues sans objet. Par suite, il y a lieu de prononcer un non-lieu à statuer dans cette mesure.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme D.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D et à la caisse d'allocations familiales de la Guadeloupe et de Saint-Martin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juin 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
P. Sabatier-RaffinLa greffière,
Signé
N. Ismaël
La République mande et ordonne à la ministre chargée du Logement et de la Rénovation urbaine, en qui les concerne, et à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Signé
N. Ismaël
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026