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AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2400566

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2400566

jeudi 25 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2400566
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantNERÔME

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 6 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la demande était irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 28 janvier 2025, qui avait déjà statué sur le même litige. Ce jugement antérieur avait annulé l'arrêté uniquement en ce qu'il fixait Haïti comme pays de destination, sur le fondement de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais avait rejeté le surplus des conclusions. Par conséquent, la nouvelle requête, visant les mêmes motifs, a été rejetée.

Texte intégral

Vu :

- le jugement n°2400311 du 28 janvier 2025 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Biodore,

- et les observations de Me Nérôme, représentant M. B.

Le préfet n'était ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant de nationalité haïtienne né le 5 novembre 1975 à Léogane (Haïti), déclare être entré irrégulièrement en France en 2000. Par arrêté en date du 6 mars 2024, le préfet de la Guadeloupe l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par la présente requête, le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

2. La présente requête a le même objet que celle qui a donné lieu au jugement du 28 janvier 2025, devenu définitif, par lequel le tribunal de céans a annulé l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 6 mars 2024 en tant qu'il fixe Haïti comme pays de destination et a rejeté le surplus des conclusions de la requête. Ce jugement était motivé par la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'autorité de la chose jugée qui s'attache à ce jugement fait obstacle à ce que dans la présente affaire, le tribunal annule pour les mêmes motifs l'arrêté contesté en tant qu'il fixe Haïti comme pays de renvoi.

3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander une nouvelle fois l'annulation de l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 6 mars 2024 et que sa requête doit, en conséquence, être rejetée dans toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Guadeloupe.

Délibéré après l'audience du 11 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Santoni, président,

Mme Biodore, conseillère,

Mme Sollier, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2025.

La rapporteure,

Signé

V. BIODORE

Le président,

Signé

J-L. SANTONI

La greffière,

Signé

L. LUBINO

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière

Signé

L. LUBINO

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