vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2400588 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | ORIER Justine |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 mai 2024, la société Coopératives des autocars réunis, représentée par Me de Baecke, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler, au stade auquel le manquement a été commis, la procédure de passation de l'accord-cadre à bons de commande relatif à l'exécution de prestations de services de transport public de voyageurs à vocation scolaire situés sur le périmètre du syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin (PCSM) - lots n° 12 et 14 ;
2°) de mettre à la charge du syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin la somme de 5 000 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir, en sa qualité de mandataire du groupement évincé ;
- la saisine du juge du référé précontractuel est recevable, dès lors que les deux marchés en cause n'ont pas été signés lors du dépôt de la présente requête ;
- malgré la demande du pouvoir adjudicateur qui lui a été adressée le 8 avril 2024, la société Transport Rosier n'a pas déposé l'attestation délivrée par l'administration fiscale établissant la régularité de sa situation déclarative et contributive dans le délai de dix jours qui lui avait été imparti pour ce faire en application des dispositions précitées de l'article 9 du règlement de la consultation ; dans ces conditions, sa candidature ne peut désormais être retenue par l'acheteur et l'attribution du lot n° 12 à la société Transport Rosier est irrégulière ;
- elle est fondée à se prévaloir de l'incompatibilité de la période d'observation octroyée à la société attributaire du lot n° 14 par le tribunal de commerce avec la durée d'exécution du marché afférent à l'exécution de ce lot, dont seule l'attribution n'a pas fait l'objet d'une décision d'annulation par le juge du référé précontractuel du tribunal administratif de la Guadeloupe.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, le syndicat mixte des transports du petit Cul de Sac Marin, représenté par le cabinet Taithe Panassac Associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société Coopératives des autocars réunis, la somme de 3 000 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés et que la société requérante n'a subi aucune lésion.
Par un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrées les 5 et 6 juin 2024, la société Pajamandy, représentée par Me Orier, conclut à l'irrecevabilité de la requête, à son rejet et à la mise à la charge de la société Coopératives des autocars réunis la somme de 4 000 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du Code de justice administrative et de la somme de 1500 euros, sur le fondement de l'article R.741-12 du code de justice administrative.
Elle soutient que les conclusions sont irrecevables et mal fondées concernant le lot n° 14 et ajoute que la société requérante doit être condamnée à une amende pour recours abusif.
Par un mémoire, enregistré le 6 juin 2024, la société Transport Rosier conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 2 000 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu :
- l'arrêté du 22 mars 2019 fixant la liste des impôts, taxes, contributions ou cotisations sociales donnant lieu à la délivrance de certificats pour l'attribution des contrats de la commande publique ;
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Mahé, vice-présidente, en application de l'article L.551-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 6 juin 2024 à 14 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, en présence de Mme Lubino, greffière :
- le rapport de Mme Mahé, juge des référés ;
- les observations de Me De Baecke, avocat de la société Coopératives des autocars réunis, qui développent ses écritures ;
- les observations de Me Chicot, substituant Me Panassac, avocat du syndicat mixte des transports du PCSM qui reprend ses écritures ;
- les observations de l'entreprise Transport Rosier, représentée par son gérant ;
- les observations de Me Orier, avocat de la SARL Pajamandy, qui reprend ses écritures et ajoute que la société requérante ne démontre pas de lésion sur les lots pour lesquels elle a été désignée attributaire, qu'elle aurait dû être écartée dès lors qu'elle a modifié les critères du prix en augmentant le nombre de kilomètres ; que sa requête est donc irrecevable.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience à 15 heures après que la requête et les mémoires aient été communiqués aux parties avant l'audience.
La société Pajamandy, représentée par Me Orier, a présenté une note en délibéré enregistrée le 7 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis public d'appel à la concurrence publié le 7 janvier 2024, le syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin (PCSM) a lancé une procédure d'appel d'offres ouvert portant sur des prestations de services de transport public de voyageurs à vocation scolaire situés sur le périmètre de ce syndicat comportant 24 lots passés sous la forme d'accord cadre mono-attributaire à bons de commande pour une valeur totale de 13 000 000 euros HT. La
société Coopératives des autocars réunis qui a formé un groupement, dont elle est mandataire, avec les sociétés Transport Ramsamy Guy et Fils, C B et A, a présenté une offre visant au gain des lots n° 1, 2, 6, 7, 8, 12, 13, 14, 18 et 19. Par une lettre du 8 avril 2024, le syndicat mixte des transports du PCSM l'a informée que son offre n'avait pas été retenue sur les lots n° 1, 2, 6, 7, 12, 13, 14 et 18, celle-ci n'ayant pas été jugée économiquement la plus avantageuse au regard des critères de choix définis dans le règlement de consultation. Par la présente requête, la société Coopératives des autocars réunis, demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler la procédure d'attribution des marchés n° 12 et 14.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, ou la délégation d'un service public. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat ". Aux termes de son article L. 551-3 : " Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés".
3. En vertu de ces dispositions, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles qui sont susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient dès lors au juge des référés précontractuels de rechercher si l'entreprise qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésée ou risquent de la léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant une entreprise concurrente. Le juge saisi peut ordonner à l'auteur d'un manquement aux dispositions auxquelles ces dispositions se réfèrent, de se conformer à ses obligations, suspendre la passation du contrat ou l'exécution de toute décision qui s'y rapporte, annuler ces décisions et supprimer des clauses ou des prescriptions destinées à figurer dans le contrat. Toutefois, les pouvoirs conférés au juge des référés précontractuels par l'article L. 551-1 du code de justice administrative ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat.
En ce qui concerne le lot n°12 attribué à la société Transport Rosier :
S'agissant du moyen unique tiré de l'irrégularité de la procédure d'attribution du marché :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 2141-2 du code de la commande publique : " Sont exclues de la procédure de passation des marchés les personnes qui n'ont pas souscrit les déclarations leur incombant en matière fiscale ou sociale ou n'ont pas acquitté les impôts, taxes, contributions ou cotisations sociales exigibles. () ". Aux termes de l'article R. 2143-7 du même code : " L'acheteur accepte comme preuve suffisante attestant que le candidat ne se trouve pas dans un cas d'exclusion mentionné à l'article L. 2141-2, les certificats délivrés par les administrations et organismes compétents. La liste des impôts, taxes, contributions ou cotisations sociales devant donner lieu à délivrance d'un certificat ainsi que la liste des administrations et organismes compétents figurent dans un arrêté () ". Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 22 mars 2019 susvisé : " I.- Sans préjudice du III, le certificat prévu aux articles R. 2143-7, () du code de la commande publique susvisé est l'attestation mentionnée à l'article L. 243-15 du code de la sécurité sociale. () ". Aux termes de l'article R. 2144-4 du code de la commande publique : " L'acheteur ne peut exiger que du seul candidat auquel il est envisagé d'attribuer le marché qu'il justifie ne pas relever d'un motif d'exclusion de la procédure de passation du marché. ". Enfin, aux termes de l'article R.2144-7 du même code : " Si un candidat ou un soumissionnaire se trouve dans un cas d'exclusion, ne satisfait pas aux conditions de participation fixées par l'acheteur, produit, à l'appui de sa candidature, de faux renseignements ou documents, ou ne peut produire dans le délai imparti les documents justificatifs, les moyens de preuve, les compléments ou explications requis par l'acheteur, sa candidature est déclarée irrecevable et le candidat est éliminé. Dans ce cas, lorsque la vérification des candidatures intervient après la sélection des candidats ou le classement des offres, le candidat ou le soumissionnaire dont la candidature ou l'offre a été classée immédiatement après la sienne est sollicité pour produire les documents nécessaires. Si nécessaire, cette procédure peut être reproduite tant qu'il subsiste des candidatures recevables ou des offres qui n'ont pas été écartées au motif qu'elles sont inappropriées, irrégulières ou inacceptables. ".
5. D'autre part, aux termes de l'article 9 du règlement de consultation : " L'offre la mieux classée sera retenue à titre provisoire en attendant que le candidat produise les certificats et attestations des articles R. 2143-6 à R. 2143-10 du code de la commande publique () Le délai imparti par le pouvoir adjudicateur pour remettre ces documents ne pourra être supérieur à 10 jours () ".
6. Il est constant que le syndicat mixte des transports du PCSM a demandé les attestations fiscales et sociales à l'attributaire du lot n°12 par courrier du 8 avril 2024 en lui précisant qu'à défaut de réponse dans un délai de 10 jours à compter de la réception de ce courrier, son offre serait rejetée. Il résulte par ailleurs de l'instruction que la société attributaire a remis, le 17 avril 2024, une attestation fiscale du 28 septembre 2023 qui n'était pas en cours de validité. Si le syndicat mixte des transports du PCSM précise que la société Transport Rosier n'était que le " titulaire pressenti ", il résulte néanmoins de la décision de rejet de l'offre de la société requérante sur le lot n° 12, que l'attributaire a été désigné comme étant la société Transport Rosier dont l'offre avait été classée en première position. Ce courrier précise ainsi expressément que " le marché public ou l'accord cadre est attribué à Transport Rosier. Or, en informant les sociétés concurrentes que ce lot était attribué à cette société sans avoir préalablement vérifié qu'elle ne se trouvait pas dans un cas d'exclusion en lui laissant un délai de 10 jours pour produire les attestations sociales et fiscales conformément aux dispositions de l'article 9 du règlement de consultation, le syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin, a méconnu les dispositions précitées aux points 4 et 5. Toutefois, d'une part, la société Transport Rosier a produit dans la présente instance un attestation fiscale en cours de validité, et d'autre part, l'offre de la société requérante a été classée en 3ème position sur ce lot, de sorte que la société requérante ne justifie pas avoir été lésée par ce manquement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L.2142-2 et R.2144-7 du code de la commande publique et de l'article 9 du règlement de consultation doit être écarté.
En ce qui concerne le lot n°14 attribué à la société Pajamandy :
S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L.2141-3 du code de la commande publique :
7. Aux termes de l'article L.2141-3 du code de la commande publique : " Sont exclues de la procédure de passation des marchés les personnes : () 3° Admises à la procédure de redressement judiciaire instituée par l'article L.631-1 du code de commerce ou à une procédure équivalente régie par un droit étranger, qui ne bénéficient pas d'un plan de redressement ou qui ne justifient pas avoir été habilitées à poursuivre leurs activités pendant la durée prévisible d'exécution du marché. ".
8. Il résulte de ces dispositions que les entreprises placées en redressement judiciaire sont tenues de justifier, lors du dépôt de leur offre, qu'elles sont habilitées, par le jugement prononçant leur placement dans cette situation, à poursuivre leurs activités pendant la durée d'exécution du marché, telle qu'elle ressort des documents de la consultation. Dans l'hypothèse où l'entreprise candidate à l'attribution d'un marché public a été placée en redressement judiciaire après la date limite fixée pour le dépôt des offres, elle doit en informer sans délai le pouvoir adjudicateur, lequel doit alors vérifier si l'entreprise est autorisée à poursuivre son activité au-delà de la durée d'exécution du marché et apprécier si sa candidature reste recevable. Dans la négative, le pouvoir adjudicateur ne peut poursuivre la procédure avec cette société. Lorsqu'il est soutenu devant lui que le placement en redressement judiciaire de l'entreprise, y compris lorsqu'il est intervenu après le dépôt de son offre, affecte la recevabilité de sa candidature, il appartient au juge du référé précontractuel d'apprécier si cette candidature est recevable et d'annuler, le cas échéant, la procédure au terme de laquelle l'offre de l'entreprise aurait été retenue par le pouvoir adjudicateur.
9. La société requérante soutient que la candidature de la SARL Pajamandy aurait dû être déclarée irrecevable dès lors que par jugement du 14 mars 2024, le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a ouvert une procédure de redressement judiciaire sur déclaration de cessation de paiement de cette société et que la période d'observation accordée dans ce jugement ne couvre pas la durée d'exécution du marché comme l'a jugé le juge des référés précontractuels dans son ordonnance du 10 mai 2024 sans que ne puisse faire obstacle le jugement du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre du 17 mai 2024 qui a ordonné la poursuite de la période d'observation. Toutefois, il appartient au juge des référés précontractuels de tenir compte de l'ensemble des données résultant de l'instruction, notamment de l'avancement de la procédure collective dont cette entreprise fait l'objet à la date à laquelle il statue. Ainsi, si dans son jugement initial, le tribunal de commerce a autorisé la société Pajamandy à poursuivre ses activités pendant une période d'observation de 6 mois renouvelable pour une nouvelle période de 6 mois, dans son jugement du 17 mai 2024 et sur avis favorable du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre, le tribunal a prolongé la période d'observation jusqu'à son terme soit 18 mois à compter du jugement d'ouverture soit jusqu'au 14 septembre 2025. Contrairement à ce que soutient la société requérante, la durée d'exécution du marché en tranche ferme est d'une année scolaire, 2 mois et 3 semaines soit du 15 avril 2024 au 6 juillet 2024 et du 2 septembre 2024 au 5 juillet 2025, la prolongation en deux tranches optionnelles n'étant qu'éventuelle. Par suite, la période durant laquelle la société Pajamandy a été autorisée à poursuivre son activité, durant la période d'observation, couvre la totalité de la durée d'exécution du marché. Par suite, la société Compagnie guadeloupéenne de transport scolaire n'est pas fondée à soutenir que le syndicat mixte des transports du PCSM a manqué à ses obligations de mise en concurrence en considérant que la candidature de la société Pajamandy restait recevable.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par la Compagnie guadeloupéenne de transports scolaires doivent être rejetées en toutes ses conclusions, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.
Sur le caractère abusif de la procédure :
11. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
12. La faculté prévue par ces dispositions constituant un pouvoir propre du juge, les conclusions de la société Pajamandy tendant à ce que la société requérante soit condamnée à une telle amende ne sont pas recevables. En tout état de cause, la demande présentée par la société Coopératives des autocars réunis ne présentait pas un caractère abusif.
Sur les frais du litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du syndicat mixte des transports du PCSM, qui n'est pas la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la société Coopératives des autocars réunis et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Coopératives des autocars réunis le versement au syndicat mixte des transports du PCSM, et à la société Pajamandy une somme de 1500 euros au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, la demande présentée par la société Transport Rosier sur ce même fondement est rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : Les conclusions de la requête présentée par la société Coopératives des autocars réunis sont rejetées.
Article 2 : La société Coopératives des autocars réunis versera à la société Pajamandy une somme de 1500 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La société Coopératives des autocars réunis versera la somme de 1500 euros au syndicat des transports du Petit Cul de Sac Marin, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative par la société Pajamandy sont rejetées.
Article 5 : Les conclusions présentées par la société Transport Rosier, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Coopératives des autocars réunis, au syndicat mixte des transports du Petit Cul de Sac Marin, à la société Pajamandy, et à l'entreprise B Rosier.
Fait à Basse Terre, le 7 juin 2024.
Le Juge des référés,
Signé :
N. MAHE
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé :
A. Cétol
N°2400588
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026