LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2401212

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2401212

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2401212
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, respectivement enregistrés les 10 et 22 septembre 2024, M. A C demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 avril 2024, par lequel le préfet de la Guadeloupe l'a admis à faire valoir ses droits à la retraite après maintien en activité à compter du 1er mai 2024 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens et une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête en référé-suspension est bien recevable, dès lors que le délai de recours contentieux contre l'acte attaqué a été prorogé par l'introduction d'un recours gracieux le 4 juillet 2024 ;

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'une mesure de radiation des cadres, de par sa nature et ses effets, suffit à justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'agent concerné ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, dès lors que :

- l'avis médical rendu le 14 juin 2023 par le docteur B est entaché d'incompétence, dès lors que le décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 prévoit que l'aptitude physique de l'agent en situation de prolongation d'activité doit être appréciée au vu d'un certificat médical établi par un médecin choisi par l'agent lui-même ; par voie de conséquence, le préfet de la Guadeloupe n'était pas compétent prendre l'arrêté attaqué ;

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'un détournement de procédure et d'un vice de procédure au regard de l'article 4 du décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009, dès lors que l'aptitude physique de M. C n'a pas été appréciée dans le cadre de la procédure applicable aux prolongations d'activité, ainsi qu'en témoigne notamment l'absence de demande de l'administration tendant à ce qu'il présente un certificat médical ;

- l'avis médical d'inaptitude du 14 juin 2023 ne lui a pas été notifié, ce qui l'a privé d'une garantie, dès lors notamment qu'il n'a pu contester les conclusions de cet avis devant le conseil médical ;

- l'avis médical d'inaptitude du 14 juin 2023 est irrégulier en la forme ;

- l'arrêté attaqué est empreint de discrimination en raison de son état de santé.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 septembre 2024, le ministre de l'intérieur conclut à sa mise hors de cause et à la transmission de la procédure au préfet de la Guadeloupe.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 septembre 2024, le préfet de la Guadeloupe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- l'urgence n'est pas caractérisée, dès lors que M. C, qui continue de percevoir son plein-traitement, ne subit pas de préjudice financier ;

- aucun des moyens invoqués par le requérant n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte :

- l'arrêté attaqué est suffisamment motivé, il énonce les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde ;

- l'administration n'a commis aucun vice de procédure en fondant l'arrêté sur l'avis régulièrement émis par le Dr B, spécialement missionné pour contrôler l'aptitude médicale de l'agent à exercer ses fonctions ;

- le moyen tiré du détournement de procédure n'est pas fondé, dès lors qu'aux termes de l'article 4 du décret du 30 décembre 2009, l'avis médical émis à l'occasion d'une visite médicale périodique peut remplacer le certificat médical présenté par le fonctionnaire ;

- l'intéressé a régulièrement été averti, dès le 29 août 2023, de l'intention de l'administration de mettre fin à sa prolongation d'activité pour inaptitude et de son droit de contester les conclusions médicales concluant à son inaptitude physique devant le conseil médical.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2401211.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 2009-1744 du 30 décembre 2009 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lubrani pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, le 23 septembre 2024 à 9h30.

A été entendu au cours de l'audience publique, en présence de Mme Cétol, greffière, le rapport de M. Lubrani, juge des référés.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

En application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été différée au 23 septembre 2024 à 17h.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, né le 17 avril 1959, brigadier-chef de police affecté au sein du service territorial de la police aux frontières de la Guadeloupe, a bénéficié, sur sa demande, par un arrêté du 10 février 2014, d'un maintien en activité à compter du 1er mai 2014. L'intéressé a été placé en congé de maladie à compter du 10 février 2023. Par un arrêté du 29 avril 2024, le préfet de la Guadeloupe a admis l'intéressé à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er mai 2024. M. C demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de ce dernier arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Aux termes du I de l'article 5 du décret du 30 décembre 2009 pris pour l'application de l'article 1-3 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public : " Si le fonctionnaire devient physiquement inapte à ses fonctions au cours de la période de prolongation, celle-ci prend fin. / L'employeur public peut, à tout moment de la période de prolongation d'activité et notamment préalablement à tout changement de poste, demander au fonctionnaire de présenter, dans un délai d'un mois, le certificat médical prévu à l'article 4 du présent décret. Lorsqu'une visite médicale périodique est prévue, l'avis médical émis à cette occasion peut remplacer le certificat médical. / Le fonctionnaire et l'employeur public peuvent contester les conclusions du certificat médical ou de l'avis qui en tient lieu. La contestation est portée devant le conseil médical mentionné au II de l'article 4 du présent décret. / Lorsque l'employeur public saisit le conseil médical, il en informe le demandeur. / Si, au vu du certificat, ou, le cas échéant, de l'avis du conseil médical, l'employeur public décide de mettre fin à la prolongation d'activité, il notifie sa décision à l'intéressé au plus tard trois mois avant sa date d'effet ".

4. En premier lieu, si M. C soutient que le préfet de la Guadeloupe a commis un vice de procédure en mettant fin à sa prolongation d'activité sans lui demander, préalablement à l'édiction de cette décision, de produire dans un délai d'un mois un certificat médical, il résulte des termes mêmes des dispositions de l'article 5 du décret du 30 décembre 2009 que l'administration peut apprécier l'aptitude physique d'un agent en se fondant sur l'avis médical émis à l'occasion d'une visite médicale périodique, lequel avis remplace alors le certificat médical prévu à l'article 4 du même décret. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration aurait entaché l'arrêté attaqué d'un vice de procédure et d'un détournement de procédure en se fondant sur les conclusions de l'avis médical d'inaptitude émis le 14 juin 2023 par le Dr B ne paraît pas de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.

5. En second lieu, il résulte de l'instruction que consécutivement à l'examen médical réalisé par le Dr B concluant à l'inaptitude au maintien en activité de M. C, l'employeur de ce dernier l'a informé, par un courrier du 29 août 2023, des conclusions de cet avis médical et de la faculté qu'avait l'intéressé de contester ces conclusions devant le conseil médical dans un délai de deux mois. Par suite, et alors que les dispositions précitées au point 3 n'imposent à l'administration de communiquer à l'intéressé que les conclusions de l'avis médical pour lui permettre de les contester devant le conseil médical, le moyen tiré de ce que l'administration aurait commis un vice de procédure en ne notifiant pas à M. C l'avis médical du 14 juin 2023 n'est pas propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué.

6. Aucun des autres moyens soulevés par le requérant, et visés dans la présente ordonnance, n'est davantage de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué.

7. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions auxquelles les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension d'une décision administrative n'est pas remplie. Les conclusions de M. C tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 29 avril 2024 du préfet de la Guadeloupe ne peuvent, par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, qu'être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, des conclusions présentées au titre des frais d'instance.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au préfet de la Guadeloupe.

Copie au ministre de l'intérieur.

Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

A. Lubrani

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme

L'adjointe à la greffière en chef

Signé

A. Cétol

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions