mardi 5 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2401323 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2024, la société antillaise de travaux publics Amiantex (SATP Amiantex), représentée par Me De Metz-Pazzis, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la procédure de passation du marché public de travaux ayant pour objet la déconstruction/démolition du clocher de l'église St-Louis de la ville du Gosier ;
2°) d'enjoindre à la commune du Gosier, si elle entend maintenir la procédure de passation, de reprendre la procédure de passation au stade de l'examen des candidatures ;
3°) de mettre à la charge de la commune du Gosier la somme de 4 000 euros, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le pouvoir adjudicateur n'a pas convié la société requérante à toutes les phases de négociations en méconnaissance des stipulations de l'article 8.6 du règlement de consultation et du principe de l'égalité de traitement des candidats ;
- il n'a pas négocié avec la société requérante en ne l'invitant qu'à la régularisation de son offre ;
- le sous critère de l'article 8 .4 du règlement de consultation, relatif aux opérations à l'actif des candidats, est discriminatoire ;
Par un mémoire, enregistré le 22 octobre 2024, la commune du Gosier, représentée par la SELARL Bardon et de Faÿ, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société SATP Amiantex, la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2024, la société par action simplifiée (SAS) Avenir Déconstruction, représentée par la SELARL Biais et associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société SATP Amiantex, de la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Par un mémoire, enregistré le 25 octobre 2024, la société SATP Amiantex déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 octobre 2024, la commune du Gosier, représentée par la SELARL Bardon et de Faÿ, conclut à ce qu'il soit pris acte du désistement de la société SATP Amiantex.
L'affaire a été radiée du rôle de l'audience le 31 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Le président du tribunal a désigné M. Santoni, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ". Aux termes de son article L. 551-3 : " Le président du tribunal administratif ou son délégué statue en premier et dernier ressort en la forme des référés. ".
2. Eu égard aux pouvoirs conférés au juge du référé précontractuel par l'article L. 551-1 du code de justice administrative, qui lui permettent notamment de faire obstacle à la passation d'un contrat, les parties doivent en principe être mises à même de présenter au cours d'une audience publique des observations orales à l'appui de leurs observations écrites. Il en va toutefois différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
3. Le désistement de la société SATP Amiantex de sa requête est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a lieu de mettre à la charge de la société SATP Amiantex le versement d'une somme à verser à la commune du Gosier en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société SATP Amiantex.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société Avenir Déconstruction en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ainsi que tendant au versement des entiers dépens, sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société SATP Amiantex, à la société Avenir Déconstruction et à la commune du Gosier.
Fait à Basse Terre, le 5 novembre 2024.
Le Juge des référés,
Signé :
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. CETOL
N°2401323
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026