mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2401328 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2024, La SAS Restaurant La Fleur, représentée par Me Chevry, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 26 juillet 2024 par lequel le Préfet de la Guadeloupe a prononcé la fermeture administrative pour une durée de six mois de l'établissement " LA FLEUR ", situé route de Tonnelle, aux Abymes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que la fermeture de son restaurant la prive de son unique moyen de subsistance ;
- il existe des moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, dès lors que : la décision est entachée d'un vice d'incompétence de son signataire ; le délai de 15 jours n'a pas été respecté dans le cadre de la procédure contradictoire mentionnée à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que son gérant a reçu le courrier le 11 juillet 2024 et que l'arrêté de fermeture est daté du 26 juillet 2024 et qu'il n'a pas pu faire valoir ses observations oralement ; l'arrêté n'est pas motivé en droit ; il est entaché d'une erreur de fait dès lors que son gérant n'a jamais reconnu les infractions prises en compte : les clients qui consommaient de l'alcool avaient bien dîner auparavant ; d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mesure il a été constaté seulement la présence de deux personnes qui n'avaient pas de contrat de travail, ce qui rend la sanction disproportionnée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 4 octobre 2024 sous le numéro 2401327 par laquelle La SAS Restaurant La Fleur demande l'annulation de l'arrêté attaqué ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné M. Santoni, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence ou de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. / () ".
2. En premier lieu, il résulte de la lecture de l'arrêté attaqué qu'il est reproché à la SAS Restaurant La Fleur, que lors du contrôle de police effectué le 16 juin 2024 à 00h20, de nombreux clients consommaient des bouteilles d'alcool non accompagnées de repas, alors que l'établissement ne dispose pas d'une licence IV ; que deux personnes, l'une assurant la sécurité de l'établissement, l'autre travaillant en cuisine, étaient dépourvues de contrat de travail. En se bornant à indiquer que les clients surpris en buvant de l'alcool ne faisaient que finir leurs boissons commandées avec leur repas, dont les assiettes venaient d'être débarrassées, et qu'après ce contrôle, le gérant du restaurant avait rompu toute relation avec la personne qui assurait la sécurité de l'établissement et avait décidé d'embaucher à mi-temps la personne travaillant en cuisine, la société requérante ne fait pas la démonstration que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur de fait ou que la mesure de fermeture administrative serait disproportionnée.
3. En second lieu, aucun des autres moyens invoqués par la société requérante, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté. Il y a lieu en conséquence, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence, de rejeter la requête de La Sas Restaurant La Fleur en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la Sas Restaurant La Fleur est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Sas Restaurant La Fleur.
Copie en sera adressée au préfet de la Guadeloupe.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026