mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2401346 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 octobre 2024, M. C A B, représentée par Me Navin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 12 août 2024 lui refusant le titre de séjour sollicité, l'obligeant à quitter le territoire français assorti d'un délai de départ volontaire de trente jours, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour en France pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours, jusqu'à la notification du jugement statuant sur la requête au fond ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Guadeloupe de mettre en œuvre la procédure d'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de condamner l'État à verser la somme de 1 200 euros à Me Plagnol, qui renonce au bénéfice de la part contributive de l'Etat, au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'urgence est constituée dans la mesure où l'obligation de quitter le territoire est exécutable immédiatement ;
- s'agissant des décisions portant de refus de titre et obligation de quitter le territoire: elles méconnait le droit à être entendu tel que défendu par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux ; elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, méconnaissent les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il vit en France depuis huit ans, qu'il y travaille et subvient au besoin de sa famille, composée de sa compagne, de ses deux enfants et de sa belle-mère ; elles méconnaissent l'articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il craint pour sa vie la dictature vénézuélienne ;
-s'agissant de la décision fixant le pays de destination, elle est insuffisamment motivée, elle est entachée d'incompétence de son signataire, elle méconnait l'articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il craint pour sa vie la dictature vénézuélienne, elle est illégale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est illégal.
-s'agissant de la décision d'interdiction de retour, elle est insuffisamment motivée, elle est entachée d'incompétence de son signataire, elle méconnait l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle ne se prononce pas sur chacun des critères, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- que la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen est illégal dès lors que l'obligation de quitter le territoire est illégale.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 24001345, enregistrée le 7 octobre 2024, par laquelle M. C A B demande l'annulation de la décision du 12 août 2024.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. M. C A B, ressortissant vénézuélien né le 10 octobre 1980 à Valencia (Venezuela), qui déclare être entrée sur le territoire en 2014, a bénéficié d'autorisations provisoires de séjour en qualité de parent d'enfant malade jusqu'en décembre 2009. Il a sollicité le renouvellement de cette autorisation provisoire mais le préfet de la Guadeloupe, par l'arrêté du 12 août 2024, après avis du collège des médecins de l'OFII, lui a refusé le titre de séjour sollicité, l'obligeant à quitter le territoire français, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans.
3.En se bornant à soutenir qu'il a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, alors qu'il ne démontre pas ne plus avoir d'attaches personnelles au Venezuela, que sa compagne est en situation irrégulière en France, qu'il ne fait pas la preuve de son intégration par le travail et alors que l'état de santé de son enfant, pour lequel il a bénéficié d'autorisation de séjour a permis au collège des médecins de l'OFII de considérer qu'un défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'il craint la dictature vénézuélienne, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions en litige méconnaîtraient les article 41 de la charte des droits fondamentaux, 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle. Il n'est ainsi pas davantage fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination, est insuffisamment motivée, est entachée d'incompétence de son signataire, méconnait l'articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'elle est illégale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est illégal. De la même manière, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen est illégal dès lors que l'obligation de quitter le territoire est illégale.
4. Aucun des moyens invoqués par M. A B, tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, ne paraît, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Il y a lieu en conséquence, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence, de rejeter la requête de M. A B en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A B.
Copie au préfet de la Guadeloupe.
Fait à Basse-Terre le 15 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026