mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| Section | Tribunal Administratif de la Guadeloupe |
| N° Dossier | TA105-2401393 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 octobre 2024, Mme B A, doit être regardée comme demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : la suspension de la décision autorisant la démolition de l'immeuble nommé Résidence Baie Nettlé, et de la décision autorisant la construction en lieu et place de cet immeuble d'un hôtel de luxe, décisions révélées, selon la requérante, par le début des opérations de démolition, ainsi qu'une somme de 10 000 euros à verser par les trois parties attachées à la requête, sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, et une somme de 10 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est justifiée ;
- les opérations de démolitions de l'immeuble dont elle propriétaire d'un appartement n'ont pas été précédées d'une autorisation d'urbanisme ;
- ces opérations illégales mettent en danger la vie d'autrui et doivent être signalées au procureur de la république, au titre de l'article 40 du code de procédure pénale ;
- elle est en droit d'obtenir une provision sur les futurs dommages et intérêts qui lui seront alloués en réparation de ces opérations illégales.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1.Mme A doit être regardée comme demandant, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision autorisant la démolition de l'immeuble nommé Résidence Baie Nettlé, et de la décision autorisant la construction en lieu et place de cet immeuble d'un hôtel de luxe, décisions révélées, selon la requérante, par le début des opérations de démolition. La requérante soutient enfin que ces opérations illégales lui créent un préjudice qui devra être réparé provisoirement sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
2. Cependant, en se bornant à faire valoir qu'elle est propriétaire, à la date de sa requête, d'un appartement dans ledit immeuble, sans l'établir, et que les opérations de démolition n'ont pas été précédées par un permis les autorisant et qu'elles sont préalables à une construction d'un hôtel sans autorisation administrative, sans au demeurant produire de document, notamment d'huissier de justice, en attestant, Mme A ne fait pas la démonstration, qu'au moins un des moyens tels qu'énoncés dans les visas de cette ordonnance, serait de nature, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées. Il y a lieu en conséquence, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence et tout état de cause, de rejeter la requête de Mme A en toutes ses conclusions, y compris présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Basse-Terre le 16 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
J-L. SANTONI
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
L'adjointe à la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026