LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA105-2500489

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — Décision N° TA105-2500489

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guadeloupe
SectionTribunal Administratif de la Guadeloupe
N° DossierTA105-2500489
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJuge unique
Avocat requérantCORALIE GERALD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté un non-lieu partiel pour certaines infractions dont les points avaient été restitués. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette formalité n’affecte pas la légalité des retraits. Il a également jugé que les arguments relatifs à l’absence d’infractions récentes ou aux conséquences sur la vie privée sont sans incidence sur la légalité de la décision, fondée sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2025, M. A... B..., représenté par Me Coralie, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision « 48 SI » du 13 mars 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a prononcé l’invalidité de son permis de conduire, ensemble les décisions de retraits de points qui y sont mentionnées ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de rétablir provisoirement son permis de conduire et, le cas échéant, d’émettre un nouveau permis ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat les dépens.

Il soutient que :
- les décisions portant retrait de points ne lui ont pas été notifiées conformément à l’article L. 223-3 du code de la route ;
- il n’a pas commis d’infractions au cours des cinq dernières années donc son comportement sur la route n’est pas gravement fautif et ne justifie pas une invalidation de son permis de conduire ;
- la décision attaquée porte une atteinte grave à sa vie privée et familiale.


Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2025, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu sur les conclusions dirigées contre la décision 48 SI prononçant l’invalidation de ce permis de conduire et au rejet du surplus de la requête.

Il fait valoir que :
- les points retirés à la suite des infractions commises les 2 juin 2017, 12 novembre 2017, 7 avril 2021, 21 mai 2021 et 16 août 2024 ont été restitués postérieurement à l’introduction de la requête ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme C... pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique le rapport de Mme C....

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :


1. Par une décision référencée « 48 SI » du 13 mars 2025, le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidation du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul, en conséquence de retraits de points intervenus à la suite de plusieurs infractions relevées entre le 1er avril 2017 et le 21 juin 2022. M. B... demande l’annulation de l’ensemble de ces décisions.

Sur l’étendue du litige :

2. Il résulte des mentions du relevé d’information intégral relatif au permis de conduire de M. B..., produit par le ministre de l'intérieur qu’antérieurement à l’introduction de la requête, les points retirés à la suite des infractions commises les 2 juin 2017, 12 novembre 2017, 7 avril 2021, 21 mai 2021 et 16 août 2024 ont été restitués en application des dispositions de l’article L. 223-6 du code de la route, à l’expiration des délais visés par ces dispositions. Dès lors, les conclusions de la requête relatives à cette infraction sont dépourvues d’objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.

3. Il résulte de ce qui précède qu’il y a seulement lieu pour le tribunal de se prononcer sur la légalité des décisions portant retrait de points intervenues à la suite des infractions commises les 1er avril 2017, 27 mai 2018, 29 juin 2020, 16 mars 2022 et 21 juin 2022.

Sur le surplus des conclusions à fin d’annulation :

4. En premier lieu, aux termes du dernier alinéa de l’article L. 223-3 du code de la route : « Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l’intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. ».

5. M. B... soutient que les décisions de retrait de points mentionnées par la décision « 48 SI » attaquée ne lui ont jamais été notifiées. Toutefois, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions précitées, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette procédure a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l’intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, que M. B... n’aurait été informé des décisions de retrait de points qu’à la lecture de son relevé d’information intégral est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision de retrait. Par suite, le moyen tiré du défaut de notification de la décision attaquée doit être écarté.

6. En dernier lieu, aux termes de l’article L. 223-1 du code de la route : « « Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. (…) Lorsque le nombre de points est nul, le permis perd sa validité. ».

9. Si M. B... soutient que la décision constatant l’invalidité de son permis de conduire et illégale dès lors qu’il n’a pas commis d’infractions au cours des cinq dernières années donc son comportement sur la route n’est pas gravement fautif et qu’elle aurait des conséquences sur sa vie professionnelle et familiale, ces moyens sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision « 48 SI » du 13 mars 2025. Les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées et, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction ainsi que celles relatives aux entiers dépens.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre de l'intérieur.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2025.




La magistrate désignée,
Signé
V. CREANTOR
La greffière,

Signé
N. ISMAËL




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme
La greffière

Signé

N. ISMAËL

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions