Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette un recours pour excès de pouvoir visant à éliminer des soupçons de corruption active lors d'élections municipales. Il estime que la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître de ces faits, qui relèvent du code pénal. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête est manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 mars 2026, Mme B... A... soumet au tribunal un recours « pour éliminer tout soupçon de corruption active au cours des élections municipales de 2026 ».
Vu les pièces jointes à la requête ;
Vu :
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R.222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d’appel, le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens… » ;
2. Mme A... soumet au tribunal un recours « pour éliminer tout soupçon de corruption active au cours des élections municipales de 2026 ». Toutefois, il n’appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur des questions de corruption active définies aux articles 433-1 à 433-2-1 du code pénal. Dès lors, la requête de Mme A... doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Basse-Terre, le 17 mars 2026.
Le vice-président,
Signé
Jean-Laurent SANTONI
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme
La greffière
Signé
L. LUBINO