jeudi 2 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2100169 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 février 2021, M. B D E, représenté par Me Juniel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 mai 2020 par laquelle le préfet de la Guyane a refusé de l'admettre au séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours, puis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", subsidiairement de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. D E soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales, notamment le droit à la santé et la liberté d'aller et venir ; elle est prise en méconnaissance des articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales, 3-1, 9-1 et 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, L.313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L.313-11 7° du même code ; elle porte atteinte au droit à l'éducation garanti par le préambule de la Constitution.
Par des mémoires en défense enregistrés les 17 et 18 novembre 2021, le préfet de la Guyane, représenté par Me Tomasi, conclut, dans ses dernières écritures, au non-lieu à statuer.
Les parties ont été informées, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le refus de séjour, décision inexistante.
Le 2 février 2023, le préfet de la Guyane a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public. Le 6 février suivant, il a présenté un mémoire, qui n'a pas été communiqué.
M. D E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du 25 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. D E, ressortissant brésilien, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour expirant le 4 juin 2019. A compter du 2 septembre suivant, il a bénéficié de deux récépissés successifs, dont le second expirait le 12 juin 2020. Par un courrier du 28 novembre 2019, régulièrement notifié, le préfet de la Guyane lui a adressé une liste des pièces à fournir. Par un courrier du 12 mai 2020, il l'a informé qu'en l'absence de production de l'ensemble des pièces demandées, son dossier était classé sans suite et qu'il avait la possibilité de prendre un rendez-vous pour présenter un nouveau dossier. M. D E demande l'annulation de la décision du 12 mai 2020, qu'il analyse comme un refus d'admission au séjour.
2. La décision de classement sans suite de la demande de M. D E ne constitue pas un refus d'admission au séjour, un tel refus ne pouvant naître qu'à la suite de l'instruction de la demande. Les conclusions de M. D E doivent, en l'espèce, être regardées comme dirigées contre le refus de poursuivre l'instruction de sa demande de titre de séjour.
3. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a délivré M. D E des récépissés valables du 10 novembre 2021 au 9 février 2022, puis du 1er septembre 2022 au 28 février 2023, ce qui a eu pour effet d'abroger le refus d'instruction de la demande de titre de séjour. Dès lors, les conclusions à fin d'annulation de ce refus, assorties de conclusions à fin d'injonction, sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances exposées au point 1, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. D E dirigées contre la décision prise à son encontre le 12 mai 2020 par le préfet de la Guyane.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D E et au préfet de la Guyane.
Délibéré après l'audience du 9 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Lacau, première conseillère,
M. Bernabeu, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mars 2023
La rapporteure,
Signé
M.T. C Le président,
Signé
L. MARTINLa greffière
Signé
M. A F
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Cheffe,
Ou par délégation la greffière,
Signé
S. MERCIER
N° 21000169
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026