mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2200122 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SEMONIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 janvier 2022, Mme B A, représentée par Me Semonin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 28 novembre 2021 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice a refusé de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle ;
2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de lui accorder le bénéfice de cette protection dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa situation est constitutive d'une situation de harcèlement moral dès lors, en premier lieu, qu'elle a fait l'objet d'une mise à l'écart, en deuxième lieu, que sa charge de travail a été augmentée de façon disproportionnée par rapport à celle des autres cabinets d'instruction, en troisième lieu, qu'elle a subi une réduction de ses primes alors même que ses résultats étaient en progression et, en dernier lieu, qu'elle s'est vue refuser un avancement de carrière en qualité de vice-présidente chargée de l'instruction au tribunal judiciaire de Cayenne ;
- le harcèlement moral dont elle est victime a entraîné une dégradation de son état de santé ;
- la décision implicite qui lui a été opposée est entachée d'une erreur droit dès lors que le fait pour un magistrat de subir un harcèlement moral justifie le bénéfice de la protection fonctionnelle et qu'en l'espèce aucun motif d'intérêt général ne justifie le refus de cette protection.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens développés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 mai 2022, prise en application des articles R. 611-10 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 mai 2022 à 12 heures 00.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment son article 64 ;
- l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de Mme Lacau, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Semonin, représentant Mme A.
Le garde des sceaux, ministre de la justice, n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, magistrate judiciaire, a été nommée par décret du Président de la République en date du 31 juillet 2017 au tribunal judicaire de Cayenne dans les fonctions de juge d'instruction. En avril 2019, dans un contexte de découverte d'amiante dans les locaux du tribunal, l'intéressée a, en sa qualité de référente sécurité, alerté les chefs de Cour au sujet de la nécessité de fermer le site au public, participé à l'organisation d'une mobilisation à ce sujet et, enfin, exercé son droit de retrait dans l'attente d'un relogement de la juridiction. Par un courrier du 22 septembre 2021, notifié le 28 septembre suivant, elle a demandé au garde des sceaux, ministre de la justice de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle aux fins d'assurer sa défense et d'obtenir réparation face au harcèlement moral dont elle s'estime victime et dont elle date le commencement à ses manifestations dès 2017 pour des conditions de travail plus dignes. Sa demande a été rejetée par une décision implicite du 28 novembre 2021. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision et, le cas échéant, d'enjoindre au ministre de lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le cadre juridique :
2. Aux termes de l'article 11 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 : " Indépendamment des règles fixées par le Code pénal et les lois spéciales, les magistrats sont protégés contre les menaces, attaques de quelque nature que ce soit, dont ils peuvent être l'objet dans l'exercice ou à l'occasion de leurs fonctions. L'Etat doit réparer le préjudice direct qui en résulte, dans tous les cas non prévus par la législation des pensions ".
3. Si ces dispositions législatives établissent à la charge de l'Etat et au profit des magistrats lorsqu'ils ont été victimes d'attaques relatives au comportement qu'ils ont eu dans l'exercice de leurs fonctions, une obligation de protection à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général, et si l'obligation imposée à l'Etat peut avoir pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles le magistrat est exposé, mais aussi de lui assurer une réparation adéquate des torts qu'il a subis, laquelle peut notamment consister à assister, le cas échéant, le magistrat dans les poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre, il appartient dans chaque cas au ministre d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, les modalités appropriées à l'objectif défini ci-dessus.
4. Il appartient à l'agent public qui soutient avoir été victime de faits constitutifs de harcèlement moral, lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral, revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'agent auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.
En ce qui concerne le litige :
5. En premier lieu, la requérante fait mention des conditions de travail du personnel judiciaire et souligne la fonction de référente chargée " de l'hygiène et de la sécurité des travaux " qu'elle a occupée de 2017 à 2019. En l'espèce, si l'intéressée a, en sa qualité de référente mais aussi de membre du corps judiciaire, adressé de nombreuses alertes à sa hiérarchie, dont la véracité des constatations relatées n'est pas contestée, le ministre fait valoir en défense que les conditions de travail mises en cause sont partagées par l'ensemble des magistrats et agents en poste et spécifiquement ceux exerçant, du fait l'organisation géographique de la juridiction, sur le site du Larivot où une partie du tribunal a été délocalisée en septembre 2019. De fait, il ressort des pièces du dossier que le tribunal judicaire de Cayenne a fait l'objet de multiples déménagements consécutifs à la découverte d'amiante sur le site historique complexifiant ainsi les conditions de travail des magistrats et des personnels. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que les chefs de juridiction et la direction du greffe de ce tribunal ont entrepris de concert, s'agissant du site du Larivot, de se rapprocher du bailleur de la juridiction pour résoudre les difficultés relevées par la requérante. Ainsi, il est fait mention, à titre d'exemple, de la réparation de la climatisation et notamment du climatiseur présent dans le bureau de Mme A. En outre, les alertes émises par l'intéressée, à supposer qu'elles aient entraîné une dégradation de ses relations avec sa hiérarchie, ne sauraient, par elles-mêmes, révéler un refus d'intervention des gestionnaires de la juridiction ou plus encore une intention de lui nuire personnellement. Il en résulte, nonobstant les diligences actives de Mme A visant à améliorer les conditions de travail du personnel judicaire et la réactivité de l'administration ressentie comme insuffisante par l'intéressée, que ses conditions d'exercice, certes difficiles mais généralisées aux autres personnels, ne sauraient être qualifiées de faits constitutifs de harcèlement moral.
6. En deuxième lieu, la requérante soutient que sa charge de travail a fait l'objet d'une augmentation disproportionnée. L'intéressée produit à l'appui de cette allégation un tableau récapitulatif des services d'instruction mais aussi des captures d'échanges électroniques faisant état de ses besoins tant sur le plan matériel que sur le plan humain. De fait, il ressort des pièces du dossier que Mme A a hérité, au 1er septembre 2017, du second cabinet le plus chargé du ressort du tribunal judiciaire. Cette circonstance, non contestée en défense, est établie par les avis et rapports émis par le président de la chambre d'instruction sur la gestion des cabinets. Pour autant, il ressort des pièces du dossier que, d'une part, le cabinet de l'intéressée a enregistré, pour ce qui concerne l'année 2020 et le premier semestre de l'année 2021, un rythme d'ouverture d'information judiciaire équivalent à celui des autres cabinets et, d'autre part, que le nombre de dossiers dans son stock s'inscrivait dans la moyenne haute du nombre de dossiers présents dans le stock des trois autres cabinets d'instruction. Ainsi, s'agissant des ouvertures, le cabinet n° 1 a enregistré 69 affaires, 57 affaires ont été enregistrées au cabinet n° 2, 62 au cabinet n° 3 dirigé par Mme A et 61 au cabinet n° 4. S'agissant des stocks, évalués au 1er juillet 2021, les cabinets d'instruction comprenaient entre 90 et 158 dossiers, le stock de la requérante comprenant 128 dossiers. Si l'intéressée souligne les caractéristiques des dossiers présents dans son stock afin de démontrer l'ampleur de sa charge de travail, aucune intention de lui nuire ne ressort des pièces du dossier d'autant que le président de la chambre de l'instruction a souligné pour sa part dans ses observations au titre des années 2020-2021, les efforts fournis par Mme A pour relancer son cabinet aboutissant à la multiplication par quatre sur deux semestres du nombre de dossiers clôturés. Enfin, s'il est constant que le cabinet de Mme A a été contraint de faire face, sur la période d'août à septembre 2021, au non remplacement de son greffier, le ministre fait valoir en défense que le sous-effectif structurel des services du greffe de la juridiction cayennaise a conduit à la mise en place d'une politique managériale applicable à l'ensemble des magistrats. Il en résulte que la charge de travail de Mme A, générée par la complexité non contestée en défense de certains de ses dossiers, ne peut être caractérisée de circonstances constitutives de harcèlement moral.
7. En troisième lieu, si Mme A soutient avoir été écartée de la commission de travail sur l'amiante, il ressort des pièces du dossier et précisément d'un mail du 6 juin 2019, que l'intéressée a finalement été maintenue dans le groupe de travail concerné. Par ailleurs, et alors même qu'il est de principe qu'une simple diminution de responsabilités ne saurait caractériser une situation de harcèlement moral, il ressort des pièces du dossier que la requérante s'est successivement vue confier les fonctions de référente sûreté, de référente outre-mer, d'élue à la commission restreinte des magistrats, d'assesseure aux tribunaux militaires des Antilles-Guyane et de membre de la commission de renouvellement des experts. Ainsi, à supposer même que ses tâches administratives aient été réduites, la marginalisation ressentie par l'intéressée ne saurait, eu égard aux pièces du dossier, constituer une situation de harcèlement moral.
8. En quatrième lieu, s'il n'est pas contesté que la prime modulable de l'intéressée est sans cesse réduite depuis trois ans et ne tient pas compte de ses résultats en progression, ce qui en l'espèce permet de caractériser, en sus des erreurs commises sur son évaluation au titre des années 2018-2019, des relations conflictuelles avec sa hiérarchie, il n'existe pas de droit à la fixation d'un taux déterminé du versement d'une prime modulable laquelle est fixée sur la base de plusieurs critères. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette réduction aurait été d'un niveau tel qu'elle excéderait l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dans ces conditions, la réduction à 11% du taux de sa prime modulable n'est pas constitutive, bien qu'inévitablement ressentie comme telle, d'une sanction ou d'un fait caractérisant, par lui-même, une situation de harcèlement moral.
9. En cinquième lieu, Mme A déclare s'être vue refuser un avancement de carrière en qualité de vice-présidente chargée de l'instruction au tribunal judicaire de Cayenne alors même qu'elle postulait à cet avancement depuis 2017. L'intéressée fait mention de ses 24 années au service du ministère de la justice et produit différentes évaluations professionnelles desquelles émane une opinion favorable la concernant. Cependant, elle ne démontre pas, par les pièces du dossier, en quoi les refus de nomination, dont elle a initialement fait l'objet, auraient été entachés d'erreurs substantielles et ne justifie pas davantage d'un droit à cette nomination. Au surplus, le ministre fait valoir, sans être contredit, que la nomination réclamée par l'intéressée lui a été proposée le 18 février 2022. Ainsi, compte tenu des éléments produits sur ce point, les refus d'avancement qui lui ont été opposés jusqu'en 2022 ne peuvent être qualifiés de faits constitutifs d'une situation de harcèlement moral.
10. En sixième lieu, pour regrettable que soit la dégradation de l'état de santé de Mme A, il résulte cependant des motifs figurant aux points 5 à 9 du présent jugement que les faits, dénoncés par la requérante, appréciés ensemble dans la présente instance et rapprochés aux éléments avancés par l'administration, ne peuvent être qualifiés en situation de harcèlement moral.
11. Eu égard, en dernier lieu, au défaut de caractérisation d'une situation de harcèlement moral, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le garde des sceaux, ministre de la justice, aurait entaché sa décision d'une erreur de droit en refusant de lui octroyer le bénéfice de la protection fonctionnelle.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de Mme A doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais d'instance
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme réclamée par Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Lesdites conclusions doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Chatal, conseillère,
M. Hégésippe, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
D. C
Le président,
Signé
L. MARTIN La greffière,
Signé
C. PAUILLAC
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
M-Y. METELLUS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026