LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2301107

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2301107

jeudi 27 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2301107
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantR. WEYL - F. WEYL - F. WEYL - S. PORCHERON - E. TAULET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés les 12 juin 2023, 17 janvier 2025, 27 janvier 2025 et 29 janvier 2025, M. D C, représenté par Me Weyl, demande au tribunal, dans ses dernières écritures :

1°) d'enjoindre au recteur de la Guyane, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, d'établir dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir de nouveaux avenants à son contrat de travail prévoyant la revalorisation de sa rémunération à l'indice majoré 431 à compter du 1er septembre 2019, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, à l'indice majoré 453 à compter du 1er septembre 2022, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, puis à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024, d'établir et de communiquer le décompte des rappels et des intérêts légaux, puis de payer les montants dus dans un nouveau délai de huit jours ;

2°) de condamner l'Etat, d'une part, à lui payer, d'une part, la somme correspondant à la différence entre les rémunérations dues en conséquence de ces reclassements et celles effectivement servies, assortie des intérêts légaux à compter de la réception de la demande préalable, eux-mêmes capitalisés, d'autre part, une indemnité de 2.016 euros en réparation du préjudice résultant du paiement tardif de ce rappel ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient qu'il fait l'objet d'un traitement discriminatoire dès lors que des collègues ont obtenu satisfaction, puis, dans ses dernières écritures, qu'en application des dispositions de l'article 10 du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016, il aurait dû bénéficier d'une revalorisation de sa rémunération à l'indice majoré 431 à compter du 1er septembre 2019, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, à l'indice majoré 453 à compter du 1er septembre 2022, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, puis à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024

Par un mémoire en défense enregistré le 22 janvier 2025, le recteur de la Guyane conclut au rejet de la requête.

Il oppose la fin de non-recevoir tirée du défaut de liaison du contentieux, puis fait valoir qu'aucun moyen n'est fondé.

Par un courrier du 30 janvier 2025, en application de l'article R.611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que le jugement est susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré du défaut de liaison du contentieux pour la demande de revalorisation à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024.

M. C a présenté un mémoire en réponse au moyen d'ordre public, enregistré le 5 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 ;

- l'arrêté du 29 août 2016 portant application du 1er alinéa de l'article 8 du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 relatif aux agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d'enseignement, d'éducation et d'orientation dans les écoles, les établissements publics d'enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l'éducation nationale ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lacau,

- les conclusions de M. Gillmann, rapporteur public,

- les observations de Me Weyl pour M. C et celles de M. B pour le recteur de la Guyane.

Vu la note en délibéré, enregistrée le 6 février 2025, présentée pour M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a été recruté à compter du 7 novembre 2016 par le recteur de la Guyane, soit en qualité de psychologue de l'éducation nationale, soit en qualité d'enseignant en " éducation, développement, apprentissage " par plusieurs contrats à durée déterminée dont le dernier a été conclu le 25 juillet 2022, avec une rémunération à l'indice majoré 410 (indice brut 469). Par un avenant n° 2 du 3 janvier 2023, sa rémunération a été portée à l'indice majoré 431 (indice brut 500) à compter du 1er septembre 2020. Il a perçu la somme de 5.824,56 euros en mars 2023. Dans son mémoire introductif d'instance, M. C conteste la décision implicite de rejet née du silence gardé par le recteur sur sa demande datée du 17 février 2023, tendant à la conclusion d'un nouvel avenant à son contrat de travail en vue de la revalorisation de sa rémunération à l'indice majoré 431 à compter du 1er septembre 2019 et à l'indice majoré 453 à compter du 1er septembre 2022, puis au règlement des montants correspondants. Il demande, en outre, la condamnation de l'Etat à lui payer, d'une part, ces rappels assortis des intérêts légaux à compter de la réception de la demande préalable, eux-mêmes capitalisés, d'autre part, une indemnité de 1.000 euros en réparation du préjudice résultant du paiement tardif de ce montant. Dans ses dernières écritures, il demande qu'il soit enjoint au recteur d'établir de nouveaux avenants prévoyant la revalorisation de sa rémunération à l'indice majoré 431 à compter du 1er septembre 2019, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, à l'indice majoré 453 à compter du 1er septembre 2022, subsidiairement à compter du 7 novembre suivant, puis à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024. Il demande, en outre, la condamnation de l'Etat à lui payer, d'une part, la somme correspondant à la différence entre les rémunérations dues en conséquence de ces reclassements et celles effectivement servies, assortie des intérêts légaux à compter de la réception de la demande préalable, eux-mêmes capitalisés, d'autre part, une indemnité de 2.016 euros en réparation du préjudice résultant du paiement tardif des rappels en cause.

2. Aux termes de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat pris pour l'application des articles 7 et 7 bis de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le montant de la rémunération est fixé par l'autorité administrative, en prenant en compte, notamment, les fonctions occupées, la qualification requise pour leur exercice, la qualification détenue par l'agent ainsi que son expérience. () La rémunération des agents recrutés sur contrat à durée déterminée auprès du même employeur, en application des articles L.332-2 et L.332-3 du code général de la fonction publique, fait l'objet d'une réévaluation au moins tous les trois ans, sous réserve que cette durée ait été effectuée de manière continue, notamment au vu des résultats des entretiens professionnels prévus à l'article 1-4 ou de l'évolution des fonctions. ".

3. Aux termes de l'article 7 du décret du 29 août 2016 relatif aux agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d'enseignement, d'éducation et d'orientation dans les écoles, les établissements publics d'enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l'éducation nationale : " Pour l'établissement des contrats, les candidats sont classés par l'autorité chargée du recrutement dans l'une des deux catégories suivantes : première catégorie, deuxième catégorie. ()". Aux termes de l'article 8 du même décret : " Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'éducation nationale, du budget et de la fonction publique définit, pour chacune des deux catégories mentionnées à l'article 7, un traitement minimum et un traitement maximum () ". Aux termes de l'article 10 de ce décret : " La rémunération des agents contractuels régis par le présent décret fait l'objet d'une réévaluation au moins tous les trois ans au vu des résultats de l'évaluation professionnelle () ou de l'évolution des fonctions dans les conditions fixées par l'article 1er-3 du décret du 17 janvier 1986 précité. La réévaluation peut également tenir compte de l'évolution du besoin à couvrir. Les modalités de réévaluation de la rémunération sont définies par le recteur de l'académie d'exercice après consultation du comité technique académique ". Enfin, par un arrêté du 29 août 2016, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement et de la recherche a fixé les indices servant à la détermination de la rémunération des professeurs contractuels, sur la base des deux catégories mentionnées à l'article 7 du décret. Pour la première catégorie, cet arrêté prévoit un indice brut minimal de 408 et un indice brut maximal de 1015.

4. Il résulte de ces dispositions que le classement d'un enseignant contractuel dans l'une des deux catégories précitées dépend de son diplôme ou de son expérience professionnelle. Dans tous les cas, il appartient ensuite à l'autorité administrative de déterminer la rémunération de l'agent en tenant compte, au sein de la catégorie retenue, des indices fixés par l'arrêté du 29 août 2016 en fonction notamment de l'expérience de cet agent et des caractéristiques particulières du poste. Il appartient au juge administratif, saisi d'une contestation en ce sens, de vérifier qu'en déterminant cette rémunération, l'administration ne s'est pas livrée à une appréciation manifestement erronée des résultats de l'évaluation professionnelle de l'intéressé, de l'évolution de ses fonctions ou de l'évolution des besoins.

5. Ni les dispositions précitées des articles 1-3 du décret du 17 janvier 1986 et 10 du décret du 29 août 2016, qui font seulement obligation à l'administration de procéder à une réévaluation triennale de la rémunération des agents contractuels, ni aucun autre texte ou principe général n'imposent une revalorisation automatique de cette rémunération. En l'espèce, M. C, classé en première catégorie, devait percevoir, en vertu de l'article 1er de l'arrêté du 29 août 2016, une rémunération comprise entre les indices bruts 408 et 1015. L'indice brut de 500 (indice majoré 431) qui lui a été appliqué à compter du 1er septembre 2020 est conforme à ces dispositions. M. C, qui se borne à produire ses contrats de travail, l'avenant et sa demande préalable, n'apporte aucun élément ni même aucune précision concernant son évaluation professionnelle ou l'évolution de ses fonctions, de nature à établir qu'en refusant de procéder à la revalorisation de sa rémunération à l'indice majoré 431 à compter du 1e septembre ou du 7 novembre 2019, à l'indice majoré 453 à compter du 1er septembre ou du 7 novembre 2022, puis à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024, le recteur se serait livré à une appréciation manifestement erronée des circonstances de l'affaire.

6. Le principe d'égalité de traitement entre les agents d'un même corps impose de traiter de la même façon les personnes se trouvant dans la même situation. En se bornant à faire valoir sans autres précisions que certains de ses collègues ont obtenu satisfaction, le requérant n'apporte aucun élément sur leurs fonctions, leurs qualifications et leur expérience au sens de l'article 1-3 du décret du 17 janvier 1986, de nature à établir qu'il aurait fait l'objet d'un traitement discriminatoire.

7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, sur la recevabilité des conclusions en injonction présentées à titre principal dans les dernières écritures et sur la recevabilité des conclusions tendant au reclassement à l'indice majoré 458 à compter du 1er janvier 2024, que les conclusions de M. C à fin d'injonction et de condamnation ainsi que celles présentées au titre de de l'article L.761-1 du code de justice administrative ne peuvent être accueillies.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et à la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Une copie en sera adressée au recteur de la Guyane.

Délibéré après l'audience du 6 février 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Rolin, présidente,

Mme Lacau, première conseillère,

Mme Marcisieux, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.

La rapporteure,

Signé

M.T. LACAULa présidente,

Signé

E. ROLINLa greffière,

Signé

M. A E

La République mande et ordonne à la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement

Pour expédition conforme,

La greffière en Cheffe,

Ou par délégation la greffière,

Signé

S. MERCIER

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions