jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de la Guyane |
| Section | Tribunal Administratif de la Guyane |
| N° Dossier | TA106-2301732 |
| Type | Décision |
| Recours | Autorisation |
| Avocat requérant | MASCLAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 septembre 2023, M. C A, représenté par Me Masclaux, demande au juge des référés de :
- suspendre la décision du 29 mars 2023 par laquelle le préfet de la Guyane a refusé d'enregistrer sa demande de séjour ;
- suspendre la décision du 4 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Guyane a confirmé refuser l'enregistrement de sa demande de séjour ;
- suspendre la décision du 4 juillet 2023 de refus de séjour du préfet de la Guyane subséquente à la confirmation du refus d'enregistrement de sa demande de séjour ;
- En conséquence, d'enjoindre à Monsieur le préfet de la Guyane de réexaminer sa situation dans un délai de 2 mois et dans l'attente lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros
- de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- la condition d'urgence est remplie ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions :
- incompétence de l'auteur de l'acte ;
- absence de motivation ;
- la décision du 29 mars 2023 méconnait les articles R.431-2, R.431-3 et R.431-12 du CESEDA ;
- elle méconnait également les stipulations de l'article 8 de la CEDH ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le refus de séjour, entaché des mêmes irrégularités, méconnait également l'article L.435-1 du CESEDA.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer dès lors qu'un titre de séjour lui est délivré.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2301731.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue le 22 septembre 2023 en présence de M. Lebourg, greffier d'audience :
- le rapport de M. Guiserix, juge des référés,
- les observations de Me Masclaux pour M. A, par ailleurs présent.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative que lorsque, comme en l'espèce, une décision administrative fait l'objet d'une requête en annulation, le juge des référés, saisi en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Sur le litige :
2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Guyane a informé le conseil de l'intéressé que ce dernier satisfait aux conditions de délivrance d'une carte de séjour temporaire vie privée et familiale. Par suite, les conclusions aux fins de suspension dirigées contre les décisions attaquées sont devenues sans objet. Il en va de même, par voie de conséquence, de celles aux fins d'injonction. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros à verser à M. A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins de suspension et d'injonction.
Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 28 septembre 2023.
Le juge des référés,
signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies du droit commun contre les parties privées de pourvoir à
l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef
Ou par délégation le greffier,
signé
J. LEBOURG
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400503
Sujet principal : Recours d'un agent public stagiaire contre le refus de sa titularisation et la prorogation de son stage. Juridiction : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le jugement, non intégralement reproduit, statue sur la légalité de l'arrêté de prorogation de stage et de l'arrêté refusant la titularisation. L'agent invoque notamment des vices de procédure, une erreur manifeste d'appréciation, un détournement de procédure et une violation de l'article L. 327-1 du code général de la fonction publique concernant les conditions du stage. Textes appliqués : Le code général de la fonction publique (notamment article L. 327-1) et le code de justice administrative (article L. 761-1 sur les frais irrépétibles).
08/04/2026
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600904
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale refusant l'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que le courriel attaqué du 14 janvier 2026 ne constitue pas une décision faisant grief, une décision implicite de refus étant déjà née le 11 janvier 2026 suite à l'expiration du délai d'instruction. La demande est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324985
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Camille Fournet, qui contestait une sanction administrative pour non-respect des délais de paiement inter-entreprises. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'amende de 13 000 euros et sa publication étaient légales et proportionnées au regard des manquements constatés. La décision s'appuie sur les articles L. 441-10 et L. 441-11 du code de commerce relatifs aux délais de paiement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505063
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et prononçant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale, notamment au regard de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour.
03/04/2026