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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401752

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401752

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401752
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPIGNEIRA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté les conclusions accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 décembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Pigneira, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté préfectoral ESI en date du 30 novembre 2023 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire Français sans délai de départ et interdiction de retour sur le territoire et fixant le pays de destination, prononcé à son encontre ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dont distraction à Me Pigneira en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle, à condition qu’il renonce à percevoir l’indemnité d’aide juridictionnelle.



Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2025, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2029, a été délivrée à M. A....

M. A... a été admis au bénéficie de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mai 2024.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
-le code de justice administrative.






Considérant ce qui suit :


1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2.
Il ressort de la fiche de M. A... au fichier national des étrangers (FNE) produite par le préfet de la Guyane le 3 novembre 2025 que, postérieurement à la date d’introduction de la requête, le requérant s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle, valable du 1er octobre 2025 au 30 septembre 2029. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

3.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l’Etat en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
































O R D O N N E:

Article 1 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par le requérant.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., et au préfet de la Guyane


Rendue publique par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.


Le président,



Signé


O. GUISERIX

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR



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