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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2401801

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2401801

mercredi 31 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2401801
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSEUBE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 refusant un titre de séjour à Mme A... et l’obligeant à quitter le territoire. Postérieurement à la requête, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, ce qui a abrogé la mesure d’éloignement. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 décembre 2024, Mme B... A..., représentée par Me Seube, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté préfectoral du 1er juillet 2024, notifié le 17 juillet 2024, portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français avec délai de départ de 30 jours, pris à son encontre ;

2°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de la Guyane de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » et de lui délivrer, dans cette attente et sans délai, un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour, l’un ou l’autre devant l’autoriser à travailler ;

3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de la Guyane de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois et de lui délivrer, dans cette attente et sans délai, un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour, l’un ou l’autre devant l’autoriser à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l’État la somme de 1 500 euros à verser à Me Seube au titre de l’article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.


Par un mémoire en défense enregistré le 3 novembre 2025, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu’une carte de séjour pluriannuelle, valable du 17 septembre 2025 au 16 septembre 2029, a été délivrée à Mme A....







Par un mémoire en réplique, enregistré le 4 novembre 2025, Mme A..., représentée par Me Seube, fait valoir que la mention de la mesure d’éloignement litigieuse figure toujours sur sa fiche au fichier national étrangers, et qu’elle ne peut être regardée comme ayant été retirée ou même abrogée par décision définitive de l’administration.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, par une décision du 3 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
-le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :


1.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2.
Il ressort de la fiche de Mme A... au fichier national des étrangers (FNE) produite par le préfet de la Guyane le 3 novembre 2025 que, postérieurement à la date d’introduction de la requête, la requérante s’est vue délivrer une carte de séjour pluriannuelle, valable du 17 septembre 2025 au 16 septembre 2029, qui a nécessairement abrogé la mesure d’éloignement prononcée le 1er juillet 2024, laquelle n’avait fait l’objet d’aucun commencement d’exécution. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a plus lieu d’y statuer.

3.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l’Etat en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.















O R D O N N E:

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par la requérante.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., et au préfet de la Guyane


Rendue publique par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2025.


Le président,



Signé


O. GUISERIX

La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,

Signé

C. NICANOR



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