Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... qui demandait la régularisation de sa situation administrative et la délivrance d’un titre de séjour. Le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration ni ordonner des mesures relevant de la compétence exclusive des services préfectoraux. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, les conclusions de la requête, ne tendant ni à l’annulation d’une décision ni à une condamnation pécuniaire, ont été déclarées irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 octobre 2025, Mme B... A... demande au tribunal la régularisation de sa situation administrative, ainsi que la délivrance d’un titre ou la programmation d’un rendez-vous prioritaire pour le traitement de son dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
L’article R. 421-1 du même code dispose que : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle. (…) ».
Il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’à l’annulation d’une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d’administrateur ni se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir pour prendre en charge une situation considérée comme anormale.
La requête de Mme A... tend à la régularisation de sa situation administrative, ainsi qu’à la délivrance d’un titre ou la programmation d’un rendez-vous prioritaire pour le traitement de son dossier. Toutefois, de telles conclusions sont irrecevables dès lors qu’une telle demande ne relève pas de l’office du juge. Par suite, la requête présentée par Mme A... est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en faisant application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative précitées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Rendue publique par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2025.
Le président,
Signé
O. GUISERIX
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
C. PAUILLAC