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AccueilJurisprudence administrativeN° TA106-2502134

Tribunal Administratif de la Guyane — Décision N° TA106-2502134

jeudi 4 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de la Guyane
SectionTribunal Administratif de la Guyane
N° DossierTA106-2502134
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... B... tendant au rachat de ses années de service en tant qu’assistante d’éducation. La juridiction a estimé que de telles conclusions ne relèvent pas de l’office du juge administratif et que la requête ne contenait ni l’exposé de moyens ni l’énoncé de conclusions recevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 décembre 2025, Mme C... A... B... demande au tribunal la prise en compte et le rachat de ses années de services en tant qu’assistante d’éducation.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».

Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. ».

Il résulte de ces dispositions qu’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen, ni l’énoncé des conclusions n’est pas recevable et que son auteur ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire complémentaire que jusqu’à l’expiration du délai de recours contentieux.

Il ressort des pièces du dossier que la demande de Mme A... B... qui, au demeurant, est adressée au recteur de la Guyane tend à la prise en compte et le rachat de ses années de services en tant qu’assistante d’éducation. Toutefois, de telles conclusions sont irrecevables dès lors qu’une telle demande ne relève pas de l’office du juge. Par suite, la requête présentée par Mme A... B... est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative précitées.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... B....


Rendue publique par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2025.


Le président,


Signé


O. GUISERIX


La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Ou par délégation le greffier,

Signé

C. PAUILLAC

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