vendredi 9 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Mayotte |
| Section | Tribunal Administratif de Mayotte |
| N° Dossier | TA107-2105024 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre ter |
| Avocat requérant | KOURAVY MOUSSA-BE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 27 décembre 2021 sous le n° 2105024, M. A C, représenté par Me Kouravy Moussa-Bé, avocat, demande au tribunal :
1°) de constater l'inexécution du jugement n° 1901324 du 30 juin 2021 enjoignant au département de Mayotte, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de procéder à la liquidation des sommes dues entre janvier 2009 et le 6 juillet 2011, assorties des intérêts au taux légal, dans un délai de deux mois ;
2°) de liquider l'astreinte provisoire fixée par ce jugement devenu définitif en la majorant à 600 euros à compter du 1er septembre 2021 jusqu'à la date du jugement à intervenir ;
3°) de fixer une astreinte définitive à hauteur de 2 500 euros par jour de retard dans un délai de cinq jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge du département de Mayotte la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'administration n'a pas exécuté le jugement du 30 juin 2021 et ne justifie d'aucun empêchement légitime ou d'un cas de force majeure.
La requête a été communiquée au département de Mayotte qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un mémoire enregistré le 15 septembre 2022, M. C déclare se désister de sa requête.
II. Par une requête enregistrée le 27 décembre 2021 sous le n° 2105036, M. A C, représenté par Me Kouravy Moussa-Bé, avocat, demande au tribunal :
1°) de constater l'inexécution du jugement n° 1901324 du 30 juin 2021 enjoignant au département de Mayotte, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de procéder à la liquidation des sommes dues entre janvier 2009 et le 6 juillet 2011, assorties des intérêts au taux légal, dans un délai de deux mois ;
2°) de liquider l'astreinte provisoire fixée par ce jugement devenu définitif en la majorant à 600 euros à compter du 1er septembre 2021 jusqu'à la date du jugement à intervenir ;
3°) de fixer une astreinte définitive à hauteur de 2 500 euros par jour de retard dans un délai de cinq jours suivant la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge du département de Mayotte la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'administration n'a pas exécuté le jugement du 30 juin 2021 et ne justifie d'aucun empêchement légitime ou d'un cas de force majeure.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2022, le département de Mayotte conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet des conclusions de la requête.
Il soutient que le jugement du 30 juin 2021 a été entièrement exécuté, les sommes de 9 758 euros, dont 1 000 correspondant aux frais irrépétibles, et de 16 800 euros au titre de la liquidation de l'astreinte et des intérêts moratoires ont été versées à M. C.
Par un mémoire enregistré le 17 septembre 2022, M. C déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Seroc, conseiller,
- les conclusions de Mme Legrand, rapporteure publique,
- les observation de M. B représentant le département de Mayotte.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 30 juin 2021, le tribunal a enjoint au département de Mayotte de liquider les sommes dues à M. C au titre des retenues sur salaire effectuées entre janvier 2009 et le 6 juillet 2011, dans un délai de deux mois. Il a assorti cette injonction d'une astreinte fixée à 100 euros par jour de retard. M. C demande au tribunal de procéder à la liquidation de l'astreinte qu'il a prononcée.
2. Par des mémoires enregistrés les 15 et 17 septembre 2022, M. C déclare se désister de ses requêtes. Ce désistement d'instance et d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte des désistements de M. C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au département de Mayotte.
Délibéré après l'audience du 2 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Cornevaux, président,
- M. Ramin, premier conseiller,
- M. Seroc, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2022.
Le rapporteur,
S. SEROC
Le président,
G. CORNEVAUXLa greffière,
F. DAROUSSI DJANFAR
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2105024, 2105036
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026