LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2400787

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2400787

mercredi 25 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2400787
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation(R.222-13)JU3
Avocat requérantDUGOUJON & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé un avertissement disciplinaire infligé le 12 avril 2024 à Mme A..., directrice de l'office de tourisme intercommunal de la CADEMA. La sanction était fondée sur des faits de défaut de langage et d'irrespect, mais la collectivité, bien que mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense. Le tribunal a constaté que la matérialité des faits reprochés n'était pas établie, entachant la décision d'une erreur de droit. La CADEMA a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 mai 2024, Mme B... A..., représentée par Me Dugoujon, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’avertissement en date du 12 avril 2024, que lui a adressé le président de l’office de tourisme intercommunautaire de la communauté d’agglomération de Dembeni-Mamoudzou (CADEMA) ;

2°) de mettre à la charge de l’office de tourisme de la CADEMA une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- la décision a été prise aux termes d’une procédure irrégulière ;
- la décision est entachée d’incompétence ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d’une erreur de droit ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis.


Une mise en demeure a été adressée le 6 septembre 2024 au président de la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.


Vu la décision du tribunal désignant M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer seul sur les litiges énumérés par cet article.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :

- le rapport de M. Bauzerand, magistrat désigné,
- les conclusions de M. Ramin, rapporteur public.


Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

Par un contrat signé le 15 mars 2022, Mme B... A... a été recrutée pour assurer les fonctions de directrice de l’office de tourisme intercommunal (OTI) de la communauté d’agglomération Dembeni-Mamoudzou (CADEMA) à compter du 1er juin 2022. Par un courrier en date du 12 avril 2025, un avertissement lui a été adressé à titre de sanction disciplinaire pour défaut de langage et irrespect à l’égard de la présidence de l’OTI. Par la présente requête, Mme A... demande au tribunal l’annulation de cette sanction

Sur l’acquiescement aux faits :

Aux termes de l’article R. 612-6 du code de justice administrative : « Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n’a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ».

La communauté d’agglomération de Dembeni-Mamoudzou, qui n’a pas produit d’observations en défense avant la clôture de l’instruction malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, doit être réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête susvisée, en application de l’article R. 612-6 précité du code de justice administrative. Cette circonstance ne dispense toutefois pas le tribunal, d’une part, de vérifier que les faits allégués par le requérant ne sont pas contredits par les autres pièces versées au dossier et, d’autre part, de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l’examen de l’affaire.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Il appartient au juge de l’excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public constituent des fautes de nature à justifier une sanction retenue et si la sanction est proportionnée à la gravité des fautes.

En l’espèce, Mme A... conteste les faits qui lui sont reprochés et leur caractère fautif. La communauté d’agglomération de Dembeni-Mamoudzou, qui n’a pas produit de mémoire en défense, n’apporte ainsi aucun élément de nature à établir la matérialité des faits à l’origine de la sanction prise à l’encontre de la requérante ni leur caractère fautif. Par suite, Mme A... est fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d’une erreur de droit.

Il résulte tout de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, Mme A... est fondée à demander l’annulation de la décision du 12 avril 2024 lui infligeant un avertissement.

Sur les frais liés à l’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la CADEMA une somme de 1500 euros à verser à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D E C I D E :


Article 1er : La décision du 12 avril 2024 est annulée.

Article 2 : La communauté d’agglomération de Dembeni-Mamoudzou versera à Mme A... la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au président de la communauté d’agglomération de Dembeni-Mamoudzou.


Copie pour information sera adressée au préfet de Mayotte

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 février 2026.




Le magistrat désigné,
Le greffier,


Ch. BAUZERAND
S. HAMADA SAID


La République mande et ordonne au Préfet de Mayotte en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions