Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours pour excès de pouvoir qui ne contenait ni moyens juridiques ni conclusions dirigées contre une décision administrative spécifique. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, constatant que la demande, assimilée à une simple demande d'aide juridique, ne respectait pas les conditions de forme et de délai pour saisir le juge administratif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée, le 21 octobre 2025, M. C... A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal de lui apporter « une aide juridique afin de débloquer sa situation ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Khater, vice-présidente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ».
3. La requête présentée par M. A... B... tendant à ce que le tribunal lui apporte « une aide juridique afin de débloquer sa situation » est dépourvue de moyens et de conclusions dirigées contre une décision. L’intéressé n’a pas régularisé sa demande avant l’expiration du délai de recours, qui a commencé à courir au plus tard après l’enregistrement de sa requête et qui expirait le 22 décembre 2025. Par conséquent, en l’absence de requête formée conformément aux prescriptions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, la demande de M. A... B... doit être rejetée comme manifestement irrecevable, en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B....
Copie en sera adressée pour information au préfet de Mayotte.
Fait à Mamoudzou, le 12 mars 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
A. KHATER.
La République mande et ordonne au préfet de Mayotte, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.