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AccueilJurisprudence administrativeN° TA107-2502991

Tribunal Administratif de Mayotte — Décision N° TA107-2502991

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Mayotte
SectionTribunal Administratif de Mayotte
N° DossierTA107-2502991
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler les refus implicites de délivrance de documents de circulation pour étrangers mineurs à ses enfants. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable car la requérante, malgré une mise en demeure, n'avait pas joint à sa demande l'acte attaqué ou justifié de son impossibilité de production, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 412-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2025, Mme E... D..., agissant en qualité de représentante légale de ses deux enfants mineurs, A... C... et B... C..., demande au tribunal :

1°) d’annuler les décisions du préfet de Mayotte par lesquelles portant refus de délivrance des documents de circulation pour étrangers mineurs à ses deux enfants ;

2°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de réexaminer ses demandes dans un délai de 15 à 30 jours ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat les dépens éventuels au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

elle exerce l’autorité parentale sur ses deux enfants mineurs ;
ses demandes de documents de circulation pour étrangers mineurs adressées au préfet de Mayotte sont restées sans réponse ;
les décisions implicites de rejet ne comportent aucun motif.


Vu les pièces du dossier.

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bauzerand, vice-président, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de cet article.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

3. Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « (…) Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…). ».

4. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal le 23 décembre 2025 par le biais de l’application « Télérecours », considérée comme notifiée le 29 décembre 2025 Mme D... n’a pas régularisé sa requête par la production de la décision qu’elle entend attaquer dans le délai de quinze jours impartis et n’a pas davantage justifié de l’impossibilité de la produire.

5. Par suite, sa requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de même que ses conclusions tendant au règlement des frais du litige.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme D... est rejetée.



Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E... D....


Fait à Mamoudzou, le 27 mars 2026.


Le président de la 3ème chambre,


Ch. BAUZERAND

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



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