jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2100043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GUILLAUME-MATIME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 avril 2021 et un mémoire déposé le 1er novembre 2022, Mme D C A, représentée par Me Guillaume-Matime, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 novembre 2020 par laquelle le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ensemble la décision du 3 mars 2021 ;
2°) d'enjoindre au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, en lui délivrant dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée en fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'elle atteste contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis sa naissance, qu'elle produit un jugement du juge aux affaires familiales attestant de la contribution du père de l'enfant et que la décision a ajouté la condition non prévue au texte applicable d'exercice de l'autorité parentale par le père de l'enfant ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie familiale l'intérêt supérieur de son enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2022, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est tardive et, dès lors, irrecevable ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme C A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mars 2021.
Vu :
- l'ordonnance n°2100044 du 4 mai 2021 par laquelle le juge des référés a rejeté la requête présentée par Mme C A ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à 1'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les observations de Me Guillaume-Matime, représentant Mme C A.
Le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante de la République Dominicaine, née le 25 novembre 1981, déclare être entrée sur le territoire français en 2014. Elle a obtenu une carte de séjour portant la mention vie privée et familiale du 12 juillet 2016 au 11 juillet 2017, renouvelée du 12 septembre 2017 au 11 septembre 2019. Elle a, par la suite, demandé le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 6 novembre 2020, le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Par un courrier du 29 janvier 2021, elle a demandé au préfet délégué de tenir compte de nouveaux éléments afin d'autoriser sa demande de renouvellement de titre de séjour. Sa demande a été rejetée par une décision du préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin du 3 mars 2021. Par la présente requête, Mme C A demande au tribunal d'annuler la décision du 6 novembre 2020, ainsi que celle du 3 mars 2021.
2. A titre liminaire, il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative.
3. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement du titre de séjour à un étranger est subordonné à la collecte, lors de la présentation de sa demande, des informations le concernant qui doivent être mentionnées sur le titre de séjour selon le modèle prévu à l'article R. 431-1, ainsi qu'au relevé d'images numérisées de sa photographie et, sauf impossibilité physique, des empreintes digitales de ses dix doigts aux fins d'enregistrement dans le traitement automatisé mentionné à l'article R. 142-11. () ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; 3° Les documents justifiants de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. () ".
4. En l'espèce, le courrier du 29 janvier 2021 par lequel Mme C A a demandé au préfet délégué d'autoriser sa demande de renouvellement de titre de séjour en prenant en compte la décision du 24 novembre 2020 par laquelle le juge aux affaires familiales a mis à la charge du père de son enfant une pension alimentaire doit être regardé comme un recours gracieux dirigé contre la décision du 6 novembre 2020. En effet, à défaut d'avoir déposé un nouveau dossier complet de demande de titre de séjour comprenant l'ensemble des pièces requises en application des articles R. 431-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce courrier ne peut pas être considéré comme constituant une seconde demande de renouvellement de son titre de séjour. Si, à l'occasion de son recours gracieux, Mme C A n'était pas fondée à invoquer le bénéfice d'une décision postérieure à la décision initiale contestée, il résulte du point 2 que les vices propres de la décision du 3 mars 2021 rejetant le recours gracieux ne peuvent, en tout état de cause, être utilement contestés dans le cadre du présent litige.
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police [] ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
6. L'arrêté litigieux cite les textes dont il fait application, notamment le 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En l'espèce, s'agissant de la motivation en fait, il ressort des termes de la décision du 6 novembre 2020 que Mme C A était en situation irrégulière au moment de la naissance de son enfant, qu'il n'y a pas de communauté de vie effective avec le père de cet enfant et la décision précise également les éléments sur lesquels le préfet délégué s'est fondé pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. Dès lors, cette décision est suffisamment motivée et cette motivation, qui n'est pas stéréotypée, démontre que le préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme C A.
7. En deuxième lieu, aux termes l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ; / Lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent, en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, justifie que ce dernier contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du même code, ou produit une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ; () ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme C A contribue effectivement à l'entretien et l'éducation de son enfant, avec lequel il n'est pas contesté qu'elle réside depuis sa naissance. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision du 6 novembre 2020, Mme C A établissait que le père français de son enfant, à l'égard duquel la filiation a été établie en application de l'article 316 du code civil, contribuait effectivement à son entretien et à son éducation, alors qu'elle soutient elle-même dans sa requête qu'il lui était impossible de justifier de cette contribution à cette date. Si la requérante produit une décision du juge aux affaires familiales datée du 24 novembre 2020 et mettant à la charge du père de son enfant le versement d'une pension alimentaire mensuelle d'un montant de 500 euros, il est constant cette circonstance de droit nouvelle est postérieure à la décision initiale lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et qu'elle ne pouvait dès lors pas être prise en considération dans le cadre de son recours gracieux contre cette première décision. En outre, le moyen relatif à l'ajout de conditions non prévues par les textes applicables se rapporte aux vices propres de la décision du 3 mars 2021 et est donc inopérant. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté dans toutes ses branches.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Mme C A fait état de ce qu'elle réside régulièrement sur le territoire français depuis 2016, qu'elle a une bonne maîtrise de la langue française et qu'elle a obtenu d'excellents résultats en 2016 et en 2017 dans le cadre des formations incluses dans son contrat d'intégration républicaine. Toutefois, comme il a été dit au point 7, elle n'établissait pas à la date de la décision attaquée que le père de son enfant participait à son éducation et à son entretien. Par ailleurs, elle n'établit, ni même ne soutient, qu'elle aurait tissé en France des liens durables et d'une particulière intensité. En se bornant à produire son contrat d'intégration républicaine et diverses factures et documents relatifs à la scolarisation de son fils, elle n'établit pas davantage qu'elle serait particulièrement intégrée dans la société française. Enfin, si elle soutient exercer une activité professionnelle lui permettant de subvenir à l'ensemble des besoins de son enfant, elle n'apporte aucune pièce permettant de l'attester, et il ressort de ses déclarations d'impôt sur le revenu qu'elle a déclaré un revenu brut global d'un montant de zéro euro en 2016, 2017, 2018, ainsi qu'en 2019. Dès lors le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet de la Guadeloupe n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'enfant de Mme C A, qui est né à Saint-Martin en 2014, a la nationalité française et a toujours vécu en France, où il est scolarisé depuis la maternelle. Toutefois, il ressort des écritures de la requérante qu'elle s'est séparée du père de son enfant en raison de violences conjugales et que son fils n'entretenait plus aucune relation avec son père à la date de la décision attaquée. Ainsi, la décision contestée n'a ni pour objet, ni pour effet, de séparer l'enfant de sa mère, avec laquelle il réside depuis sa naissance et qui s'en occupe seule. De plus, il n'est pas soutenu qu'il ne pourrait pas poursuivre sa scolarité en République dominicaine, ni que de partir y vivre avec sa mère lui serait particulièrement préjudiciable. Par suite, le préfet délégué n'a pas porté atteinte à l'intérêt supérieur du fils de E C A en lui refusant un titre de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit, par suite, être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que cette requête doit être rejetée, en ce comprises ses conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C A, au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
La rapporteure,Le président,
SignéSigné
J. BS. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026