jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2100132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | FRUCTUS-BARATHON VALERIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 24 septembre 2021 et le 1er avril 2022, Mme B A, représentée par Me Bocognano demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de recette n° 0000000109767 du 22 juin 2021 émis par le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin d'un montant de 8878,64 euros ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) de condamner le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin à lui verser la somme 11 878,64 euros au titre des préjudices subis ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Louis-Constant Fleming de Saint-Martin la somme de 3000 euros au titre des dispositions de l'article L.761- 1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la créance n'est pas exigible dès lors que le centre hospitalier a omis de prélever la somme sur sa rémunération ;
- le centre hospitalier a commis une faute en omettant de prélever les cotisations retraites sur son traitement du 1er septembre 2019 au 31 juin 2021 lui causant eu égard de sa situation personnelle un préjudice financier et un préjudice moral.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2021, le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation sont tardives ;
- les conclusions à fin d'indemnisation sont irrecevables en l'absence de liaison du contentieux ;
- l'ensemble des moyens n'est pas fondé.
Un mémoire en défense a été enregistré le 20 mai 2023 et n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Une note en délibéré a été enregistrée le 1er juin 2023 et n'a pas été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- décret n° 2007-173 du 7 février 2007 ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goudenèche, conseillère,
- les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique,
- et les observations de Me Armand substituant Me Bocognano représentant Mme A, non présente.
Le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin ayant omis de prélever sur la rémunération de Mme A la part salariale des cotisations retraite dues par les fonctionnaires hospitaliers à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) pour les mois de septembre 2019 à juin 2021, a émis le titre exécutoire
n° 0000000109767 du 22 juillet 2021 d'un montant de 8878,54 euros correspondant au montant desdites cotisations auprès de la CNRACL. La requérante demande l'annulation de ce titre exécutoire et la réparation des préjudices subis du fait de la faute résultant de l'absence de prélèvement des cotisations retraite par le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
3. La défense soulève une fin-de-non-recevoir tirée de la tardiveté des conclusions aux fins d'annulation du titre de recette. En l'espèce, il est constant que la décision attaquée du 22 juin 2021 a été notifiée à la requérante le 8 juillet 2021. La requérante a formé un recours gracieux par courriel du 4 août 2021 auquel a répondu l'administration le 10 août 2021. Ainsi la requête ayant été enregistrée le 20 septembre 2021, les conclusions ne sont pas tardives. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur la recevabilité des conclusions aux fins d'indemnisation :
4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".
5. La défense soulève une fin-de-non-recevoir tirée de l'absence de liaison du contentieux des conclusions indemnitaires. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la requérante a formé une demande préalable auprès du centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin le 6 mai 2021. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de liaison du contentieux doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge du titre exécutoire :
6. Aux termes de l'article 53 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière dans sa version en vigueur à la date du titre exécutoire : " Le fonctionnaire détaché ne peut, sauf dans le cas où le détachement a été prononcé dans une administration ou un organisme implanté sur le territoire d'un Etat étranger ou auprès d'organismes internationaux ou pour exercer une fonction publique élective, être affilié au régime de retraite dont relève la fonction de détachement ni acquérir, à ce titre, des droits quelconques à pension ou allocations, sous peine de la suspension de la pension de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales. Il reste tributaire de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales et effectue les versements fixés par le règlement de cette caisse sur le traitement afférent à son grade et à son échelon dans l'établissement dont il est détaché. Dans le cas où le fonctionnaire est détaché dans un emploi conduisant à pension du régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite, la retenue pour pension est calculée sur le traitement afférent à l'emploi de détachement. L'organisme auprès duquel le fonctionnaire est détaché est redevable envers le régime géré par la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales d'une contribution pour la constitution des droits à pension de l'intéressé, dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. Dans le cas des fonctionnaires détachés auprès de députés ou de sénateurs, la contribution est versée par le député ou le sénateur intéressé. Si ces fonctionnaires sont remis à la disposition de leur administration d'origine pour une cause autre qu'une faute commise dans l'exercice de leurs fonctions, ils sont réintégrés de plein droit dans leur corps d'origine, au besoin en surnombre. ".
7. Aux termes de l'article 5 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales : " Le fonctionnaire détaché dans un emploi ne conduisant pas à pension de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou du régime de retraite relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite verse la retenue pour pension prévue à l'article 3 du présent décret. Cette retenue est calculée sur le traitement afférent à son grade et à son échelon dans le service dont il est détaché. La retenue versée par le fonctionnaire détaché dans un emploi conduisant à pension de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ou du régime de retraite relevant du code des pensions civiles et militaires de retraite est calculée sur le traitement afférent à l'emploi de détachement. ".
8. Aux termes de l'article 3 du décret n° 2007-173 du 7 février 2007 relatif à la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales dans sa version en vigueur à la date du titre exécutoire : " I.-Les fonctionnaires mentionnés à l'article 2 sont tenus de supporter une retenue sur les sommes qui sont payées à titre de traitement indiciaire brut, à l'exclusion des indemnités de toute nature. Le taux de cette retenue est fixé par décret. I bis.-Les fonctionnaires bénéficiaires du complément de traitement indiciaire mentionné au I de l'article 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021 sont assujettis sur ce complément à la retenue mentionnée au I du présent article. II.-Les fonctionnaires bénéficiaires de la nouvelle bonification indiciaire prévue à l'article 27 de la loi du 18 janvier 1991 susvisée sont assujettis sur cette bonification à une retenue dont le taux est fixé par décret. III.-En application du 2° du II de l'article 15 du décret du 26 décembre 2003 susvisé, les sapeurs-pompiers professionnels sont assujettis sur la somme de leur traitement indiciaire et de l'indemnité de feu à une retenue supplémentaire dont le taux est fixé par décret. IV.-En application de l'article 17 de la loi du 28 novembre 1990 susvisée, les sapeurs-pompiers professionnels bénéficiaires de l'indemnité de feu sont assujettis sur la somme de leur traitement indiciaire et de l'indemnité de feu à une retenue supplémentaire dont le taux est fixé par décret. Les indices résultant de la prise en compte de cette indemnité sont récapitulés par un arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité sociale, du ministre chargé des collectivités territoriales et du ministre chargé du budget. V.-En application du I de l'article 37 de la loi du 18 décembre 2003 susvisée, les fonctionnaires classés dans le corps des aides-soignants de la fonction publique hospitalière et bénéficiant de la prime spéciale de sujétion sont assujettis sur cette prime à une retenue supplémentaire dont le taux est fixé par décret. VI.-Les fonctionnaires souhaitant bénéficier du décompte de périodes de travail effectuées à temps partiel ou à temps non complet comme des périodes de travail à temps plein versent une retenue particulière dans les conditions définies à l'article 14 du décret du 26 décembre 2003 susvisé. VII.-Lorsqu'un fonctionnaire qui a été placé en position de détachement au cours de sa carrière n'a pas acquitté, à la date de sa radiation des cadres, les retenues pour pension dont il était redevable dans cette position, la pension est néanmoins concédée, mais la caisse nationale procède, avant la mise en paiement de cette pension, au précompte intégral, sur les premiers arrérages, des retenues non versées. ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Les collectivités et établissements employeurs des fonctionnaires mentionnés à l'article 2 sont immatriculés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales. ". Aux termes de l'article 6 de ce décret : " Les employeurs visés à l'article 4 versent à la caisse nationale le produit des retenues et des contributions visées aux articles 3 et 5 du présent décret. II.-1° Lorsque le fonctionnaire est détaché sur un emploi conduisant à pension de la caisse nationale ou du code des pensions civiles et militaires de retraite, les retenues prévues à l'article 3 et les contributions prévues à l'article 5 font l'objet d'un précompte mensuel par l'Etat ou la collectivité locale qui l'emploie, compte tenu des dispositions de l'article 5 du décret du 26 décembre 2003 susvisé. Elles sont versées à la caisse nationale dans les conditions prévues au présent article.2° Lorsque le fonctionnaire est détaché sur un emploi ne conduisant pas à pension en application du décret du 26 décembre 2003 susvisé ou du code des pensions civiles et militaires de retraite, les retenues et les contributions calculées sur le traitement soumis à retenue pour pension afférent à l'emploi d'origine sont versées à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales par la collectivité qui a prononcé le détachement dans les conditions prévues au présent article. L'employeur d'accueil est redevable envers la collectivité d'origine des retenues et contributions ainsi versées. III.-1° Le versement des retenues et contributions est effectué dans les conditions prévues au premier alinéa de l'article R. 243-6 et au 3° de l'article R. 243-7 du code de la sécurité sociale. 2° Chaque versement de retenues et contributions est effectué dans les conditions prévues aux premier et troisième alinéas du I et au II de l'article R. 243-13 du code de la sécurité sociale et est obligatoirement accompagné d'un bordereau fourni par la caisse nationale. IV.-1° Par dérogation au III du présent article, pour les années 2006, 2007 et 2008, les retenues et contributions dues à raison des rémunérations payées au cours d'une année civile sont calculées et versées par les collectivités en fonction des retenues et contributions dues au titre de l'année civile précédente. Toute modification du taux des retenues et contributions et toute revalorisation du point d'indice de la fonction publique donnent lieu à révision du montant des versements. Le dernier versement porte régularisation du solde des retenues et contributions dues pour l'année en cours et est effectué à l'aide d'une déclaration annuelle à compléter par l'employeur. Elle indique, d'une part, le nombre de fonctionnaires titulaires ou stagiaires et, d'autre part, l'assiette et le montant des retenues et contributions dues pour l'année considérée. Les modalités, et notamment la date et la périodicité, de versement des retenues et contributions sont fixées par le conseil d'administration. Le service gestionnaire mentionné au second alinéa de l'article 1er du présent décret rend compte au conseil d'administration des contrôles effectués et de l'état du recouvrement. 2° Le conseil d'administration détermine les seuils de variation de l'effectif cotisant à la caisse nationale au-delà desquels les versements s'effectuent dans les conditions précisées au 1° du III du présent article ou dans le cadre d'un aménagement des versements prévus au 1° du présent paragraphe. 3° Les dispositions du présent paragraphe pourront être rendues applicables, par une délibération du conseil d'administration adoptée au vu du bilan du recouvrement des années 2006 et 2007 présenté au conseil par le service gestionnaire, aux cotisations et contributions dues au titre des rémunérations versées postérieurement au 31 décembre 2008. V.-Les employeurs régis par ces dispositions sont tenus d'adresser à la caisse nationale, au plus tard le 31 janvier de chaque année, une déclaration faisant ressortir, pour chaque bénéficiaire du régime, les informations ayant permis le calcul des rémunérations soumises à retenues et contributions, payées au cours de l'année précédente ainsi que le montant des différentes retenues et contributions versées correspondantes. () ".
9. Il résulte de ces dispositions que la part salariale des cotisations retraite de la CNRACL doit être prélevée par les employeurs sur la rémunération des fonctionnaires bénéficiaires des régimes de retraite concernés. En l'espèce, il est toutefois constant que le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin n'a pas procédé au prélèvement des cotisations dues par la requérante sur sa rémunération des mois de septembre 2019 à juin 2021 tel qu'il l'aurait dû. Ainsi, ce dernier a émis, en application des dispositions précitées, le titre exécutoire contesté. La requérante ne peut se prévaloir de l'omission du centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin afin de soutenir que le titre exécutoire n'est pas fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et de décharge du titre exécutoire doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier :
11. La requérante doit être regardée comme soutenant que la carence du centre hospitalier l'a lésée. Il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'il appartenait au centre hospitalier de prélever le montant de la part salariale des cotisations retraite CNRACL sur le traitement de la requérante et, il est constant que ce dernier a omis d'y procéder du mois de septembre 2019 au mois de juin 2021. Cette omission, qui résulte de la négligence prolongée des services du centre hospitalier, constitue une faute de nature à engager la responsabilité dudit établissement à l'égard de la requérante.
En ce qui concerne le lien de causalité et les préjudices :
12. En premier lieu, à la suite de cette omission fautive, le centre hospitalier a émis à l'encontre de la requérante un titre exécutoire mettant à sa charge le paiement de la somme de 8878,64 euros. Il résulte toutefois de l'instruction que, compte tenu de la bonne foi de la requérante, de ses capacités financières et de la durée pendant laquelle l'absence de prélèvement a perduré, le reversement demandé de la somme de 8878,64 euros, que la faute du centre hospitalier a entraîné, constitue pour la requérante un préjudice important eu égard à ses revenus, qui constitue un trouble dans ses conditions d'existence dont il sera fait une juste appréciation en l'évaluant à la somme de 5 000 euros. Par suite, le moyen doit être accueilli.
13. En deuxième lieu, la requérante soutient que le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin doit lui verser la somme de 3 000 euros afin de réparer le préjudice financier qu'elle a subi. Toutefois, elle n'a produit, avant la clôture de l'instruction, aucun élément permettant de déterminer la réalité et l'ampleur du préjudice subi, et ce en dépit d'une demande de pièces en ce sens. Par suite, le moyen doit être écarté.
14. En dernier lieu, la requérante soutient que la carence du centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin lui a causé un préjudice moral dès lors qu'elle soutient que cela " a éveillé son préjudice d'autrefois " et a engendré du stress. Toutefois, le lien de causalité entre la faute et le préjudice évoqué n'est pas établi. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin à verser à la requérante la somme de 5 000 euros.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin la somme de 1500 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin est condamné à verser à Mme A la somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice.
Article 2 : Le centre hospitalier Louis -Constant Fleming de Saint-Martin versera 1 500 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023 à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
C. GOUDENÈCHE Le président,
Signé
S. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat dans les collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. Cétol
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026