jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200006 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GENESIS |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 7 juin 2022, le tribunal a sursis à statuer sur la requête du préfet délégué auprès du représentant de l'Etat de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en fixant un délai de trois mois aux fins de produire les mesures de régularisation nécessaires du projet de construction litigieux.
Un mémoire en défense a été enregistré le 4 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Goudenèche, conseillère ;
- les conclusions de Mme Mahé, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Benjamin avocat de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin, le préfet délégué n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 16 juin 2021, transmis au contrôle de légalité le 23 août 2021, le président du conseil territorial de la collectivité de Saint-Martin a, au nom de la collectivité, confirmé la délivrance d'un permis de construire pour la rénovation d'un bâtiment existant et son changement d'affectation en un restaurant et un marché de vente de fruits et légumes, à M. A, sur la parcelle cadastrée AW 223, située 17 rue de Griselle, Cul de Sac, sur le territoire de la collectivité de Saint-Martin. Par un courrier reçu le 8 septembre 2021, le préfet délégué a demandé au président du conseil territorial de retirer le permis de construire litigieux. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé sur ce recours gracieux. Par un déféré enregistré le 7 janvier 2022, le préfet délégué demande au tribunal d'annuler le permis de construire tacite confirmé par un arrêté du président de la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin le 16 juin 2021, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
2. La notification du jugement du 7 juin 2022 est intervenue le même jour et il en a été accusé réception par la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin. Le délai de trois mois imparti par ce jugement aux fins de régularisation du projet était donc expiré au plus tard le 7 septembre 2022. Le délai de trois mois courant à compter de la notification étant ainsi expiré, le juge est en mesure de statuer sur la demande d'annulation du permis de construire du 16 juin 2021. Aucune mesure de régularisation n'a été notifiée au tribunal avant la date de l'audience ni même à la date du présent jugement. Ainsi, le projet n'a pas été régularisé. Par suite, l'arrêté du 16 juin 2020 doit être annulé ainsi que la décision implicite par laquelle la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin a rejeté le recours gracieux du préfet délégué.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 16 juin 2020 par lequel la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin a délivré à M. A un permis de construire et la décision implicite de rejet du recours gracieux du préfet sont annulés.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au préfet délégué auprès du représentant de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, au préfet de la Guadeloupe, à la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin et à M. B A.
Copie en sera faite au ministre des outre-mer et au procureur de la République du tribunal de Basse-Terre.
Délibéré après l'audience du 9 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Goudenèche, conseillère,
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
La rapporteure,
Signé
C. GOUDENÈCHE Le président,
Signé
S. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de Saint-Barthélemy et Saint-Martin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en Chef,
Signé
M-L CORNEILLE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026