mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de St Martin |
| Section | Tribunal Administratif de St Martin |
| N° Dossier | TA108-2200046 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GAYON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 20 mai 2022 et le 17 octobre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Bâtiment Matériaux Construction (BMC), représentée par Me André, demande au tribunal :
1°) de résilier le marché de travaux de déconstruction de la médiathèque de Concordia n° 21.02.043 conclu le 4 mars 2022 entre la collectivité de Saint-Martin et le groupement des sociétés Dormoy Lewis et Dry Tech ;
2°) d'enjoindre à la collectivité de Saint-Martin de lui communiquer l'ensemble des documents sollicités dans son courrier du 31 mars 2022 ;
3°) de mettre à la charge de la collectivité de Saint-Martin la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête n'est pas tardive ;
- elle a un intérêt à agir ;
- le courrier de la mairie de collectivité de Saint-Martin notifiant le refus de lui attribuer le marché est insuffisamment motivé, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 2181-2 du code de la commande publique et des principes de publicité et de mise en concurrence, et ne lui permet pas de comprendre les motifs de son éviction en comparaison avec les notes reçues par l'attributaire du marché ; le pouvoir adjudicateur a ainsi procédé à une analyse discrétionnaire des offres, entachant d'irrégularité la procédure de passation du marché litigieux ;
- en refusant de lui communiquer les éléments sollicités dans son courrier du 31 mars 2022, pourtant communicables, la collectivité de Saint-Martin l'a insuffisamment informé des motifs de son éviction conformément, en méconnaissance de l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs du 22 juin 2022 ;
- la collectivité de Saint-Martin a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la notation de son offre, sur les critères de la pertinence du calendrier prévisionnel des travaux, de la composition des équipes proposées, de la méthodologie d'intervention et de la gestion des déchets ;
- l'ensemble de ces irrégularités a influencé le choix de l'attributaire et justifie par voie de conséquence la résiliation du marché litigieux.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 août 2022 et le 10 novembre 2023, la collectivité de Saint-Martin, représentée par Me Nicolas, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la société BMC au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- le gérant de la société requérante n'a pas qualité pour agir au nom de cette société ;
- la requérante n'a pas d'intérêt à agir ;
- aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin de communication des documents objets de la demande de la requérante du 31 mars 2022, dès lors que les mesures d'instruction relèvent d'un pouvoir propre du juge.
La collectivité de Saint-Martin a produit des observations au moyen d'ordre public par un mémoire enregistré le 29 avril 2024.
Un mémoire a été enregistré le 24 novembre 2023 pour la société BMC et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Roux,
- les conclusions de M. Sabatier-Raffin, rapporteur public,
- et les observations de Me Gayon, représentant la société BMC.
Considérant ce qui suit :
1. Le 5 novembre 2021, la collectivité de Saint-Martin a lancé une consultation en vue de la passation d'un marché public de travaux de déconstruction de la médiathèque Concordia, sous la forme d'une procédure adaptée ouverte avec négociation. La société BMC a déposé sa candidature et s'est vu remettre une invitation à déposer une offre. Le 6 décembre 2021, la société BMC a déposé une offre et, par un courrier du 16 décembre 2021, elle a été admise à participer aux négociations. Par un courrier du 17 mars 2022, la collectivité de Saint-Martin a notifié à la société BMC le rejet de son offre, arrivée au rang n°3, et l'a informée que le marché public litigieux n° 21.02.043 avait été attribué au groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech le 4 mars 2022. Le marché n° 21.02.043 a été publié au bulletin officiel des annonces des marchés publics le 8 avril 2022. Par un courrier du 31 mars 2022, reçu le 2 avril 2022, la société BMC a demandé à la collectivité de Saint-Martin de lui communiquer la copie du marché signé avec la société retenue, le DC1 et le DC2 de l'entreprise retenue, une copie de l'acte d'engagement de la société retenue mentionnant le prix proposé, une copie des conditions globales de prix des autres entreprises non retenues, la liste avec le nom de toutes les sociétés ayant déposé une offre, le rapport d'analyse des offres et une copie des références en marché public de la société retenue et de toutes les sociétés ayant présenté une offre. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration sur cette demande et, le 10 mai 2022, la société BMC a saisi la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), qui a rendu un avis favorable à sa demande, sous réserves tenant au secret des affaires. Par la présente requête, la société BMC, agissant en qualité de candidate évincée, demande résiliation du marché n° 21.02.043 conclu entre la collectivité de Saint-Martin et le groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech.
Sur la demande de communication de documents :
2. La société BMC doit être regardée comme demandant au tribunal de faire usage de ses pouvoirs généraux d'instruction pour demander à la collectivité de Saint-Martin de lui communiquer l'ensemble des documents objets de sa demande du 31 mars 2022. Toutefois, si le tribunal dispose du pouvoir de se faire communiquer certaines de ces pièces afin de fonder son appréciation, les mesures d'instruction relevant d'un pouvoir propre du juge, des conclusions tendant à ce que soient prescrites de telles mesures ne peuvent qu'être rejetées. Il résulte en tout état de cause de l'instruction que les pièces du dossier sont suffisantes à cet effet.
Sur les conclusions à fin de résiliation du marché :
En ce qui concerne le cadre du litige :
3. Indépendamment des actions dont disposent les parties à un contrat administratif et des actions ouvertes devant le juge de l'excès de pouvoir contre les clauses réglementaires d'un contrat ou devant le juge du référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles. Ce recours doit être exercé, y compris si le contrat contesté est relatif à des travaux publics, dans un délai de deux mois à compter de l'accomplissement des mesures de publicité appropriées, notamment au moyen d'un avis mentionnant à la fois la conclusion du contrat et les modalités de sa consultation dans le respect des secrets protégés par la loi. Les tiers, autres que les membres de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné ou le représentant de l'Etat dans le département, ne peuvent invoquer que des vices en rapport direct avec l'intérêt lésé dont ils se prévalent ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office. Le tiers agissant en qualité de concurrent évincé de la conclusion d'un contrat administratif ne peut ainsi, à l'appui d'un recours contestant la validité de ce contrat, utilement invoquer, outre les vices d'ordre public, que les manquements aux règles applicables à la passation de ce contrat qui sont en rapport direct avec son éviction.
En ce qui concerne le défaut d'information :
4. Aux termes de l'article R. 2181-1 du code de la commande publique, applicable à Saint-Martin : " L'acheteur notifie sans délai à chaque candidat ou soumissionnaire concerné sa décision de rejeter sa candidature ou son offre. ", et, aux termes de l'article R. 2181-2 du même code : " Tout candidat ou soumissionnaire dont la candidature ou l'offre a été rejetée peut obtenir les motifs de ce rejet dans un délai de quinze jours à compter de la réception de sa demande à l'acheteur. / Lorsque l'offre de ce soumissionnaire n'était ni inappropriée, ni irrégulière, ni inacceptable, l'acheteur lui communique en outre les caractéristiques et avantages de l'offre retenue ainsi que le nom de l'attributaire du marché. ".
5. Les principes de liberté d'accès à la commande publique et d'égalité de traitement des candidats, ainsi que la règle de transparence des procédures qui en découle, n'imposent pas aux pouvoirs adjudicateurs d'indiquer aux candidats évincés les motifs du rejet de leurs offres. Par suite, à l'appui de son recours tendant à la contestation de la validité du contrat passé entre la collectivité de Saint-Martin et le groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech, la société BMC ne peut pas utilement soutenir que le courrier de la collectivité de Saint-Martin du 17 mars 2022 lui notifiant le refus de lui attribuer le marché est insuffisamment motivé, alors qu'il lui appartenait, en tout état de cause, de demander à la collectivité de lui communiquer les motifs de ce refus, conformément aux dispositions de l'article R. 2181-2 du code de la commande publique, ce qui ne ressort pas des termes de son courrier du 31 mars 2022. Par suite le moyen doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne l'appréciation de l'offre de la requérante :
6. En l'espèce, le règlement de la consultation et notamment son annexe 2, précisait que le marché serait attribué à l'offre économiquement la plus avantageuse, en fonction du montant de l'offre, d'un coefficient 40, de la pertinence du calendrier prévisionnel de travaux et la cohérence et l'adéquation avec l'organisation proposée, d'un coefficient 35, de la méthodologie, d'un coefficient 10, de la gestion des déchets, d'un coefficient 10, et du dispositif en faveur de l'insertion, d'un coefficient 5.
7. Premièrement, il résulte de l'instruction que la société BMC a obtenu une note de 2 sur 5 sur le second sous-critère relatif à la " composition des équipes proposées ", au sein du critère de la pertinence du calendrier prévisionnel de travaux et la cohérence et l'adéquation avec l'organisation, selon lequel le candidat doit indiquer les qualifications et l'expérience de tous les intervenants pressentis autant dans l'encadrement que le personnel d'exécution par type d'intervention, en joignant leurs curriculum vitae. Il résulte du rapport d'analyse des offres produit par la collectivité en défense, qu'elle a estimé que la société BMC n'a pas donné d'informations sur les qualifications et les fonctions du personnel d'exécution et que la liste du personnel qu'elle a fournie était peu détaillée, en ne faisant apparaître que des informations sur le personnel encadrant, sans fournir d'informations sur le personnel d'exécution à part le nombre d'effectif, même si la présence du personnel sur place était confirmée. Si la société requérante soutient avoir fourni la liste du personnel et des encadrants en annexe 3 à son DC2, il résulte de la pièce qu'elle produit qu'elle n'a fourni qu'une déclaration chiffrée de ses effectifs annuels, sans les désigner nommément, et elle ne justifie pas, par la production de deux curriculums vitae, avoir fourni le curriculum vitae de l'ensemble des encadrants et du personnel d'exécution, comme il le lui était demandé. La société BMC n'est ainsi pas fondée à soutenir qu'elle aurait présenté son équipe conformément aux exigences prévues à l'annexe 2 du règlement de la consultation. A titre de comparaison, il résulte de l'instruction que le groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech a obtenu la note de 5 sur ce sous-critère, au motif qu'elle avait transmis les informations sur la qualification du personnel d'exécution, ainsi qu'un organigramme précis de l'entreprise indiquant le nom de chacun des salariés, et que la présence du personnel du place était confirmée. Il en résulte que la collectivité de Saint-Martin a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, attribuer une note de 2 à la société BMC et une note 5 au groupement composé des sociétés attributaires.
8. Deuxièmement, il résulte de l'instruction que la société BMC a obtenu une note de 4 sur 10 sur le troisième critère relatif à la " méthodologie ", selon lequel le candidat expose sa méthodologie d'intervention en décrivant notamment les tâches suivantes : chronologie de dépose des ouvrages, moyens de manutention mis en place et durée d'utilisation, et expose les points d'attention particuliers de l'opération et la prise en compte des contraintes liées à la réalisation de travaux sur une construction existante, ainsi que les points d'attention particuliers de cette opération et la prise en compte des contraintes liées à la réalisation de travaux en site occupé. Il résulte du rapport d'analyse des offres, produit par la collectivité en défense, qu'elle a estimé que la chronologie de la déconstruction présentée par la société requérante était peu détaillée et peu satisfaisante, que toutes les interventions étaient relistées avec la durée et les équipements utilisés, sans expliquer comment les travaux se dérouleraient exactement, qu'il n'y avait aucune précision sur la gestion de la zone archéologique, ni du plateau sportif avoisinant, mais qu'elle avait toutefois bien appréhendé la réalisation des travaux sur une construction existante et que les moyens de manutention étaient confirmés disponibles sur place. Si la société requérante soutient avoir fourni une liste très détaillée de l'outillage et du matériel affectés à la réalisation des travaux, et avoir précisé sa méthodologie pour la gestion des eaux pluviales, ce point n'est pas contesté par le rapport d'analyse de son offre. En outre, s'il résulte de l'annexe 4 à son DC2 qu'elle a indiqué la durée de chaque intervention liée à la dépose des ouvrages, il ne résulte toutefois pas de ce document produit à la cause qu'elle aurait précisé l'enchaînement de ces interventions, ni apporté d'autre précisions concernant l'organisation de ces travaux, c'est donc sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que la collectivité de Saint-Martin a estimé que la chronologie de dépose des ouvrages présentée était peu détaillée et peu satisfaisante. La société BMC n'est ainsi pas fondée à soutenir qu'elle aurait exposé sa méthodologie d'intervention conformément aux exigences prévues à l'annexe 2 du règlement de la consultation. A titre de comparaison, il résulte de l'instruction que le groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech a obtenu la note de 6 sur ce critère, au motif notamment qu'elle avait présenté une chronologie de déconstruction très détaillée, de manière très satisfaisante, en détaillent toutes les différentes interventions par typologie de travaux réalisés, phase par phase. Il en résulte que la collectivité de Saint-Martin a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, attribuer une note de 4 à la société BMC et une note 6 au groupement composé des sociétés attributaires.
9. Troisièmement, il résulte de l'instruction que la société BMC a obtenu une note de 6 sur 10 sur le quatrième critère relatif à la " gestion des déchets ", selon lequel le candidat expose sa méthodologie d'intervention en décrivant notamment la dépose de la charpente, le nettoyage et le traitement des déchets. Il résulte du rapport d'analyse des offres, produit par la collectivité en défense, qu'elle a estimé que la société BMC n'avait pas détaillé sa méthodologie concernant la dépose de la charpente, ni concernant le nettoyage, mais qu'elle avait détaillé le processus de traitement des déchets par typologie. Si la société requérante soutient avoir détaillé le traitement des déchets par typologie, ce point n'est pas contesté par le rapport d'analyse de son offre, et elle ne conteste pas les termes du rapport d'analyse qui lui a été communiqué selon lesquels il manquerait deux éléments à son dossier. La société BMC n'est ainsi pas fondée à soutenir qu'elle aurait exposé sa méthodologie d'intervention de gestion des déchets conformément aux exigences prévues à l'annexe 2 du règlement de la consultation. A titre de comparaison, il résulte de l'instruction que le groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech a obtenu la note de 10 sur ce critère, au motif notamment qu'elle avait détaillé de manière très satisfaisante sa méthodologie concernant la dépose de la charpente et le nettoyage, en indiquant les différentes phases et les moyens mis en œuvre. Il en résulte que la collectivité de Saint-Martin a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, attribuer une note de 6 à la société BMC et une note 10 au groupement composé des sociétés attributaires.
10. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, ni d'enjoindre à la collectivité de Saint-Martin de communiquer à la société requérante les pièces du marché litigieux sans occultation excessive, que les conclusions à fin de résiliation présentées par la société BMC doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la collectivité de Saint-Martin, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société BMC la somme de 1 500 euros à verser à la collectivité de Saint-Martin au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société BMC est rejetée.
Article 2 : La société BMC versera à la collectivité de Saint-Martin une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée (SARL) Bâtiment Matériaux Construction (BMC), à la collectivité de Saint-Martin et au groupement Société Dormoy Lewis / Dry Tech.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gouès, président,
Mme Le Roux, conseillère,
Mme Sollier, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
La rapporteure,Le président,
SignéSigné
J. LE ROUXS. GOUÈS
La greffière,
Signé
L. LUBINO
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe et au préfet délégué auprès du représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
L'adjointe de la greffière en chef
Signé
A. CETOL
N°2200046
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026